tancer v. a. (tan-sé. Le c prend une cédille devant a et o : je tançais, tançons)
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Terme qui se disait jadis aussi bien dans le style élevé que dans le style ordinaire, et qui aujourd'hui est devenu familier. Réprimander.
Il disparut comme flots courroucés Que Neptune a tancés
Malherbe, III, 4- Et bien que, jeune enfant, mon père me tançât,Et de verges souvent mes chansons menaçât Régnier, Sat. IV
L'enfant lui crie : au secours ! je péris ; Le magister, se tournant à ses cris, D'un ton fort grave à contretemps s'avise De le tancer....
La Fontaine, Fabl. I, 19Ciel ! comme elle a tancé ma hardiesse !
Voltaire, Droit du seign. III, 11Elle me tançait vivement de celle [lettre] que j'avais écrite à M. de Montmolin
J.-J. Rousseau, Conf. XI
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Se tancer, v. réfl. Se faire des reproches à soi-même.
- Ah ! sotte, répondais-je après, en me tançant Régnier, Dial.
Étymologie
Picard, tincher (Ce dicton picard à l'entour fut écrit : ; Berry, tanser, tourmenter ; provenç. tensar ; d'un type latin fictif tentiare (le bas-latin a contentiare, disputer), dérivé de tentus, part. passif de tenere, type qui, avec le sens radical de tenir, a signifié défendre et attaquer, protéger et malmener.