Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

tenture dans le Littré

1 article· 4 citations· rimes· synonymes

tenture s. f. (tan-tu-r')

  1. 1Nombre de pièces de tapisserie qu'il faut pour tapisser une salle, un appartement, et qui sont ordinairement de même dessin et faites pour se servir de pendants.

    • Géronte : Et ma belle tapisserie qui me coûtait près de deux mille écus, qu'est-elle devenue ? - Le marquis : Nous en avons eu dix-huit cents livres ; c'est bien vendre. - Géronte : Comment, bien vendre ! une tenture comme celle-là Regnard, Ret. imprév. 20
    • Plusieurs pièces qui tapissent un appartement s'appellent une tenture ; on les tend, on les détend, on les cloue, on les décloue Voltaire, Dict. phil. Tapissier.
    • Paris surpassa les tapis de Perse et les tentures de Flandres par ses dessins et ses teintures Raynal, Hist. phil. XIX, 8
    • Ce mot désigne le plus souvent les pièces d'étoffe de deuil qui sont tendues, lors d'un convoi ou d'un service, dans l'intérieur et à l'éxtérieur de l'église ainsi qu'à la maison mortuaire.

    • Fig.

      • On avait besoin d'effort pour ne pas trouver à redire qu'il n'y eût point de tenture et d'appareil funèbre [chez Chamillart à sa chute] Saint-Simon, 237, 148
  2. 2Étoffe, cuir, papier peint, etc., servant à tapisser une chambre. Une tenture de cuir doré. Une tenture de damas. Une tenture de papiers peints. Papier-tenture.

  3. 3Action de tendre des tapisseries.

Étymologie

Tendre 2.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander