tertre s. m. (tèr-tr')
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1Petite éminence de terre, qui s'élève dans une plaine et qui ne tient à aucune côte.
Le tertre isolé sur lequel sont situés la ville et le vieux château de Montbard, est élevé de 140 pieds au-dessus de la rivière
Buffon, Add. Théor. terr. Œuv. t. XIII, p. 169Vis-à-vis de ma fenêtre est un tertre sur lequel se rassemblent les enfants
J.-J. Rousseau, Ém. I
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2Se dit quelquefois des éminences qui recouvrent une sépulture.
- Assez près de nous s'élevaitUn tertre qui la mine avaitD'être la fosse de quelque homme Scarron, Virg. III
On n'a point élevé de marbre sur leurs humbles tertres
Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virg.Je parlerai des tertres tumulaires à l'occasion de ceux de notre France
LEGRAND D'AUSSY, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. II, p. 419- L'homme de Waterloo nous dira-t-il sa vie,Et ce qu'il a fauché du troupeau des humains,Avant que l'envoyé de la nuit éternelleVînt sur son tertre vert l'abattre d'un coup d'aile Alfred de Musset, la Nuit de mai.
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3Espèce d'établi sur lequel les tanneurs font les tourbes ou mottes de vieux tan.
Étymologie
Wallon, tièr ; Brie, tuarte, chemin escarpé dans une côte. Origine incertaine. H. Estienne le tirait de τέρεθρον, sommité d'une chose. Mais, attendu qu'on ne voit pas comment ce mot grec serait entré, Diez propose terræ-torus, élévation de terre, l'accent dans un mot composé pouvant se reculer, exemple, trèfle de trifolium.