toiser v. a. (toi-zé)
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1Mesurer à la toise (on dit maintenant métrer, parce qu'on mesure par mètres). Toiser des bâtiments. Toiser des travaux.
S'il estime la hauteur d'un clocher, qu'il le toise avec les maisons
J.-J. Rousseau, Ém. II
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Toiser à mur, réduire de légers ouvrages de maçonnerie en toises de gros mur, en les mesurant.
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Toiser à toise bout avant, mesurer les ouvrages sans retour ni demi-face, et les murs tant plein que vide, sans avoir égard aux saillies.
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Toiser aux us et coutumes, mesurer tant plein que vide, en y comprenant les saillies.
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Toiser la taille de pierre, réduire la taille de toutes les façons d'une pierre à la toise courante d'un pied sur six.
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Toiser le bois, le réduire par 3 pieds cubes ou 12 pieds de longueur sur 6 pouces d'équarrissage.
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Fig.
Son esprit régulier [d'un géomètre] toisait tout ce qui se disait dans la conversation
Montesquieu, Lett. pers. 128- Nous n'y choisirons point pour guideCette raison froide et timideQui toise impitoyablementEt la pensée et le langage Gresset, Épît. P. Bougeant.
- Tout versificateur doit savoir à proposToiser une pensée et combiner des mots FAVART, Acajou, I, 4
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2Toiser un soldat, mesurer sa taille.
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Fig. Toiser quelqu'un, le regarder attentivement, pour apprécier son mérite, ou pour lui témoigner du dédain. Il l'a toisé de la tête aux pieds.
- Aussi connais-je bien mon monde ; et je défie,Quant j'ai toisé mes gens, qu'on m'en impose en rien Gresset, le Méch. III, 10
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3Fig. Se toiser, v. réfl. Se regarder l'un l'autre avec dédain. Ils se sont toisés sans se dire un seul mot.
Étymologie
Toise.