Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

tonsure dans le Littré

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1tonsure s. f. (ton-su-r')

  1. 1Cérémonie de l'Église catholique, par laquelle l'évêque, introduisant un homme dans l'état ecclésiastique, lui donne le premier degré de la cléricature en lui coupant une partie des cheveux. Recevoir la tonsure. Lettres de tonsure.

    • Prendre la tonsure, entrer dans l'état ecclésiastique.

    • Bénéfice à simple tonsure, bénéfice que l'on peut posséder n'ayant que la tonsure et sans être obligé de prendre les ordres sacrés et de résider sur les lieux.

    • Fig. Un docteur, un médecin, un avocat à simple tonsure, un docteur un médecin, un avocat qui n'est pas fort habile.

    • Par extension. Gentilhomme à simple tonsure, un petit gentilhomme, un pauvre gentilhomme (locution vieillie).

      • Il [le cardinal de Bouillon] trouva un gentilhomme romain fort à simple tonsure, qui, avec de l'argent, s'était fait faire prince par le pape Saint-Simon, 53, 140
  2. 2Couronne que l'on fait sur la tête aux clercs, sous-diacres, diacres, prêtres, etc. en leur rasant des cheveux. Il a fait faire sa tonsure.

    • Il n'était pas permis [sous Charlemagne] de porter la tonsure sans appartenir à un évêque Voltaire, Mœurs, 20

Étymologie

Prov. esp. et ital. tonsura ; du lat. tonsura, de tonsum, supin de tondere, tondre.

2tonsuré, ée part. passé (ton-su-ré, rée)

    • Je demande un petit bénéfice au roi pour un fils de Mme de Montchevreuil qui a quinze ans, qui est tonsuré Mme de Maintenon, Lett. à l'abbé Gobelin, 1676, t. II, p. 57, dans POUGENS.
    • Permettez-moi de vous faire une petite remarque sur l'intelligence entre les rois et les prêtres que l'auteur du Système [de la nature] reproche aux fronts couronnés et aux fronts tonsurés Voltaire, Lett. au roi de Pr. 27 juill. 1770
    • Substantivement. Un tonsuré. Un simple tonsuré.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander