tournoyer v. n. (tour-no-ié ; quelques-uns disent : tour-noi-ié)
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1Tourner en faisant plusieurs tours.
Les grands chemins qui tournoient entre des montagnes
Descartes, Méth. II, 2- Ainsi jamais il n'est la proieDu lion toujours rugissant,Qui, pour surprendre l'innocent,Tout à l'entour de lui tournoie Corneille, Imit. I, 13
C'est comme dans une forêt, après avoir longtemps tournoyé parmi des sentiers embarrassés, se retrouver au point d'où on était parti
Bossuet, 5e avert. 59Il voit les tristes bords du fleuve marécageux dont les eaux bourbeuses et dormantes ne font que tournoyer
Fénelon, Tél. XVIIIDémocrite, Épicure et Lucrèce, avec leurs atomes déclinant dans le vide, étaient pour le moins aussi enfants que Descartes avec ses tourbillons tournoyant dans le plein
Voltaire, Systèmes, not.- Les mains cherchent les mains ; soudain la ronde immenseComme un ouragan sombre en tournoyant commence Victor Hugo, Ballades, Sabbat.
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2Fig. et familièrement. Biaiser, chercher des détours.
C'est en vain qu'on tournoie : il en faut venir à reconnaître le consentement à sa perte [à la damnation]
Bossuet, Préf. sur l'instr. past. de M. de Cambrai, 20
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Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
Remarque
Saint-Simon l'a employé activement, au sens d'écarter :
Étymologie
Dérivé de tourner ; provenç. torneiar, tornegar, torniar ; catal. tornejar ; espagn. tornear ; ital. torniare.