tramontane s. f. (tra-mon-ta-n')
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1L'étoile polaire, qui, avant la découverte de la boussole, servait seule de guide aux navigateurs.
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Sur la Méditerranée, perdre la tramontane, ne plus voir la tramontane à cause des nuages ; ne pouvoir plus s'aider de la boussole, à cause de l'agitation du vaisseau.
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Fig. Perdre la tramontane, être troublé, ne plus savoir comment se conduire, se diriger.
Dans ces ténèbres, monsieur le cardinal [de Richelieu] a-t-il vu moins clair, a-t-il perdu la tramontane ?
Voiture, Lett. 74Il [le roi] me fit l'honneur de me dire qu'ils [les médecins de Henriette d'Angleterre mourante] avaient perdu la tramontane, qu'ils ne savaient ce qu'ils faisaient, et qu'il allait essayer de leur remettre l'esprit
LA FAY., Hist. Henr. d'Anglet.- Dans les discours fleuris je perds la tramontane DUFRESNY, Réconc. norm. I, 10
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2Sur la Méditerranée, vent du nord.
La tramontane, que nous avions en poupe, nous porta en une heure et demie à notre signal
SAUSSURE, Voy. Alpes, t. V, p. 252, dans POUGENS
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En général, vent du nord.
Les froids météores qu'à travers mes chassis je considérais tomber du ciel, poussés d'une si rigoureuse tramontane,
Dial. d'Orat. Tubero, t. II, p. 3
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3Le côté du nord. Maison exposée à la tramontane.
Étymologie
Wallon, tremontranss ; provenç. trasmontana, tramontana, tremontana, l'étoile polaire, et aussi vent du nord ; catal. espagn. portug et ital. tramontana ; de tra ou trans, au delà, et mons, montis, montagne. Comme l'indique le genre, c'est stella, étoile, qui est sous-entendu ; et l'étoile polaire a été ainsi nommée en Provence et dans le nord de l'Italie, parce qu'elle s'y voit au delà des Alpes et des Apennins.