transir v. a. (tran-sir)
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1Pénétrer et engourdir de froid.
- Le froid et les neiges d'Alsace les transissent Voiture, Lett. 67
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Absolument.
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2Fig. Il se dit de l'effet que produit la crainte, l'affliction, et même le respect et l'admiration. Cette nouvelle le transit de peur.
Vous le voudriez voir en corps et en âme avec cette gravité qui transissait les peuples d'admiration
Guez de Balzac, les Romains.J'entre en une vénération qui me transit de respect envers ceux qu'il semble avoir choisis pour ses élus
Pascal, Lett. à Mlle de Roannez, 3
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3V. n être saisi de froid.
- Or me voici d'un mal chu dans un autre ;Je transissais, je brûle maintenant La Fontaine, Orais.
- Je sentis tout mon corps et transir et brûler Racine, Phèdre, I, 3
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Fig.
- Cette vaine pitié dont mon cœur est transi Rotrou, Bélis. v, 5
Je n'ai fait que penser à votre état, à transir pour l'avenir, à craindre qu'il ne devienne pis : voilà ce qui m'a possédée
Mme de Sévigné, 333J'ai transi de vous voir passer de nuit cette montagne que l'on ne passe jamais qu'entre deux soleils et en litière
Mme de Sévigné, 21
Étymologie
Génev. tranzi, transi ; du lat. transire, passer, de trans, au delà, et ire, aller. Le sens primitif de transir dans l'ancienne langue est mourir, qui se dit encore aujourd'hui passer ; de là les sens consécutifs.