travaillé, ée part. passé (tra-va-llé, llée, ll mouillées)
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1Qui est l'objet d'un travail, d'une mise en œuvre.
Elles [les mines de cuivre de Coquimbo] sont si abondantes, qu'une seule, quoique travaillée depuis longtemps, fournit encore aujourd'hui tout le cuivre qui se consomme à la côte du Chili et du Pérou
Buffon, Min. t. v, p. 147
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2Fait avec soin.
Un ouvrage ne doit point paraître trop travaillé ; mais il ne saurait être trop travaillé
Boileau, Préf. VI, pour l'édition de 1701Ses vers forts et harmonieux, faits de génie, quoique travaillés avec art
La Bruyère, Disc. à l'Acad. franç.Je fis mon Essai sur la paix perpétuelle, le plus considérable et le plus travaillé de tous les ouvrages qui composaient ce recueil
J.-J. Rousseau, Conf. IXOn chercherait vainement, dans la prose si travaillée d'Ablancourt, la force et la vigueur du style de Tacite
Marmontel, Œuv. t. x, p. 269
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Terme de beaux-arts. Fait avec peine.
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3Façonné.
Il ne me restait pour tout bien qu'un pot de bois grossièrement travaillé
Fénelon, Tél. XUn marbre ! une pierre ! une masse informe et dure, travaillée avec ce fer !....
J.-J. Rousseau, Pygm. Scène lyr.
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4À qui on a fait faire de l'exercice, subir de la fatigue.
- Comme en cueillant une guirlande,L'homme est d'autant plus travaillé,Que le parterre est émailléD'une diversité plus grande Malherbe, IV, 5
- Et lorsque, travaillés des fatigues du jour,Dans un sommeil paisible ils oublieront leurs peines GILB., Mort d'Abel, VII
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Ce cheval a les jambes travaillées, ruinées par le travail, fatiguées.
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5Tourmenté.
Et les moins travaillés des injures du sort Peuvent-ils pas justement dire Qu'un homme dans la tombe est un navire au port ?
Malherbe, VI, 16Cette ville [Syracuse] toujours dans la licence ou dans l'oppression, également travaillée par sa liberté et par sa servitude
Montesquieu, Esp. VIII, 2