travailleur s. m. (tra-va-lleur, ll mouillées, et non tra-va-yeur)
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1Homme adonné au travail.
- Il est grand travailleur, exact, plein de bon sons PICARD, Médiocre et rampant, II, 4
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Au fém. Une bonne et habile travailleuse.
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2Celui qui se livre à quelque travail.
Il est certain que plusieurs de nos travailleurs y ont mis [dans l'Encyclopédie] bien des choses inutiles, et quelquefois de la déclamation
D'Alembert, Lett. à Voltaire, 11 janv. 1758
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3Un ouvrier, un homme de travail, par opposition au capitaliste. Les travailleurs et les capitalistes.
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Les travailleurs de la pensée, se dit, dans les discussions socialistes, de ceux qui travaillent, mais non de leurs mains.
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4Absolument et au plur. Soldats qu'on emploie à des travaux de retranchements, soit pour attaquer, soit pour défendre.
Les travailleurs fuient en désordre ; mais on les soutint aussitôt après, et on rétablit le logement
PELLISSON, Lett. hist. t. I, p. 203
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5Parmi les convulsionnaires de Saint-Médard, travailleurs, ceux qui donnaient des secours.
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6Au fém. plur. Travailleuses, les abeilles ouvrières.
Les travailleuses paraissent prévoir ce que doit pondre la mère [des abeilles]
Mme de Genlis, Maison rust. t. I, p. 349, dans POUGENS
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7Adj. Travailleur, travailleuse, qui aime à travailler. Cette jeune fille est travailleuse.
Il [le duc de Choiseul] est généreux comme Aboul Cassem, brillant comme le chevalier de Gramont, et travailleur comme M. de Louvois
Voltaire, Lett. Rochefort, 18 nov. 1769
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Les fils travailleurs, les fils qui concourent à faire le tulle à la mécanique.
Étymologie
Travailler.