treillis s. m. (trè-llî, ll mouillées ; l's ne se lie pas, ce que remarque Chifflet, Gram. p. 216)
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1Ouvrage de fer ou de bois qui imite les mailles d'un filet, et qui sert de clôture.
Cette porte, étant à jour par des treillis, n'empêcherait pas les gardes de me voir
Retz, IV, 314- Il dit au loup par un treillis :Ami, je vais sortir ; et, si tu veux attendre,Le portier du logis et moiNous serons tout à l'heure à toi La Fontaine, Fabl. IX, 10
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Toute fermeture dormante de fer ou de bronze, à barres maillées et en losange.
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Terme de blason. Grille qui forme la visière d'un heaume.
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Lettres en treillis, caractères ornés de nombreux entrelacs, qui furent en usage au XIVe siècle.
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Dans le moyen âge, grillage qu'on mettait aux fenêtres pour cacher les femmes ; autour des monuments pour empêcher les passants d'approcher ; ou autour d'un cabinet de résidence royale pour interdire l'entrée aux rats et aux souris ; c'était aussi un moyen de garantir les riches verrières contre les cailloux des enfants
DE LABORDE, Émaux, p. 524
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3Rond de métal à claire-voie, qui sert d'enseigne au potier d'étain.
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4Terme de peinture. Carreaux pour graticuler un dessin.
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5Toile gommée et luisante. Treillis noir. Veste de treillis.
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6Grosse toile dont on fait des sacs, et dont s'habillent des paysans, des manœuvres, etc.
Vêtu d'une méchante petite serge noire fort semblable à du treillis
PELLISSON, Lett. hist. t. II, p. 10
Étymologie
Provenç. treslitz ; ital. traliccio ; du bas-lat. tralicium, translicium, fils croisés, qui est formé sur le modèle du lat. trilix, à trois fils. La finale is ne laisse pas de doute que le mot ne représente tralicium ; mais il a été fortement influencé dans sa signification par treille.