tribulation s. f. (tri-bu-la-sion ; en vers, de cinq syllabes)
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Affliction, adversité.
- Serait-il point, compère, à votre passionArrivé quelque peu de tribulation ? Molière, Éc. des f. IV, 8
Tout le monde a ses tribulations
Mme de Sévigné, 512Le mal [la maladie de votre frère], en me faisant une petite tribulation, m'ôte cette crainte que me donne toujours une joie sans nuage
Mme de Sévigné, 9 oct. 1680Ce fut alors que commencèrent les tribulations d'auteur
Marmontel, Mém. III
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En un sens particulier, l'adversité considérée dans un sentiment religieux.
Pensez en quel danger est leur salut dans cette maudite terre de tribulation et d'angoisse
PATRU, 3e plaidoyer.Ce sont des tribulations, il est vrai, mais des tribulations salutaires
Bourdaloue, Myst. Asc. de J. C. t. I, p. 415Tandis que tant d'infortunés mangent un pain de tribulation et d'amertume, la terre ne semble produire que pour vous seuls, le soleil ne se lever et se coucher que pour vous seuls
Massillon, Pet. Carême. Vices et vert. des grands.
Remarque
Tribulation ne se dit dans le style sérieux que des afflictions morales. Dans le style moqueur ou goguenard, il peut s'appliquer aux souffrances physiques.
Étymologie
Provenç. trebulatio, tribolacio ; esp. tribulacion ; ital. tribulazione, du lat. tribulationem, de tribulare, tourmenter, proprement presser avec la herse, de tribulum, sorte de herse, qui vient du grec τρίϐολος, herse, où τρι, ayant l'ι long, représente τρίϐω, écraser, plus un suffixe.