1tricoter v. a. (tri-ko-té)
-
1Faire des mailles avec du fil, de la laine, etc. à l'aide d'aiguilles longues et émoussées.
Qu'enfermée au logis en personne bien sage, Elle s'applique toute aux choses du ménage, à recoudre mon linge aux heures de loisir, Ou bien à tricoter quelques bas par plaisir
Molière, Éc. des mar. I, 2
-
Par extension.
L'ouvrière [araignée] commence par en tricoter une moitié [de sa toile] ; mais, tandis qu'elle la tricote....
Bonnet, Contempl. nat. XII, 4, note 1
-
Absolument.
Il serait avantageux à la société de décider une femme qui aurait fait un beau poëme, à tricoter le reste de sa vie, au lieu d'écrire
Mme de Genlis, Infl. des femmes, t. I, p. 80, dans POUGENS
-
2Par extension, faire de la dentelle sur un tambour, avec des épingles et des fuseaux. Tricoter de la dentelle.
-
3V. n. Populairement. Marcher en remuant les pieds l'un vers l'autre.
Voler soupirs, et petits soins trotter Par le logis, or [tantôt] frétillant de l'aile, Or de la queue, or des pieds tricoter, Danser, baller, tripudier, sauter
J.-B. Rousseau, Allég. I, 2
-
Terme de manége. Se dit d'un cheval qui remue les jambes assez vite en marchant, mais qui n'avance pas beaucoup.
Étymologie
Tricot 1.