1triton s. m. (tri-ton)
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1Terme de mythologie. Dieu de la mer, que la Fable fait fils de Neptune et d'Amphitrite, qui a figure humaine et dont le corps se termine en poisson.
- Triton sur la mer aplaniePromène sa conque d'azur BERNIS, Quat. part. jour. Mat.
- J'ai vu, ce qu'on ne pourra croire,Des tritons, animaux marins,Pour danser troquer leur nageoireContre une paire d'escarpins PANNARD, Description de l'opéra.
Les talents vulgaires se persuadent que la fiction par excellence consiste à employer dans la composition les divinités de la Fable, et que hors de la mythologie il n'y a point d'invention ; sur ce principe, ils couvrent leurs toiles de cuisses de nymphes et d'épaules de tritons
Marmontel, Œuv. t. VII, p. 434Un triton a plongé dans les flots le Troyen téméraire qui osa défier les divinités de la mer par ses chants
Mme de Staël, Corinne, XIII, 4
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2Terme d'histoire naturelle. Genre de batraciens urodèles aquatiques, voisins des salamandres.
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3Genre de coquilles univalves ; il a pour type le triton émaillé (triton variegatum) de Lamark, qui était le murex triton de Linné. Les amateurs l'appellent conque de Triton, rocher trompette et trompette marine. On y distingue en outre : le triton cutacé, qui était le murex cutacé de Linné ; il porte les noms marchands de faux cabestan et degrés-bordés ; le triton baignoire (murex lotorium, L.), vulgairement la baignoire, la vache, etc. ; il forme le genre lotoire de Denys de Montfort ; et le triton fémoral ou triton triangulaire, dit dragon, et qui était le murex fémoral de Linné, LEGOARANT.
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4Appareil à l'aide duquel un homme peut plonger dans l'eau et y rester aussi longtemps qu'il le voudra.
Étymologie
Lat. triton ; grec, τρίτων ; le même que le sanscr. trita, dieu qui règne sur les eaux et sur l'atmosphère, et dont le nom se trouve dans Τριτογένεια, la fille de Tritos, Athéné, Minerve.