troquer v. a. (tro-ké)
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1Échanger, donner en troc.
Ces messieurs s'amusèrent hier à troquer leurs attelages tout entiers, de sorte que Vardes mène à Grignan les chevaux gris de Termes, et Termes mène à Fontainebleau les chevaux noirs de Vardes
Mme de Sévigné, 362Il s'y établit, les jours de fête, une espèce de marché où les esclaves viennent troquer les fruits, les volailles, les autres petites denrées qui leur sont propres, contre des meubles, des vêtements, des parures
Raynal, Hist. phil. XIII, 44
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Fig.
Je vous avoue que j'aurais bien troqué tout cela contre vous seule
Mme DU DEFFANT, Corresp. t. II, p. 42, dans POUGENS- Conscrits, vous ne troquerez guèreBras et jambe contre une croix Béranger, Vieux capor.
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Fig. Troquer son cheval borgne contre un aveugle, échanger une chose médiocre contre une mauvaise.
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Absolument.
- Si vous venez pour trafiquer,J'ai des nippes de quoi troquer Scarron, Virg. VIII
- Ne peut-on point en faire un où les gensTroquent de femme ainsi que de monture ? La Fontaine, Troq.
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2Enlever le petit morceau d'acier qui bouche le trou d'une aiguille.
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3Se troquer, v. réfl. Se donner soi-même en échange.
Moi, monsieur, je ne voudrais pas me troquer contre lui ; il croit nous imposer avec son baragouin et sa grande mouche
Dancourt, Déroute du Pharaon, sc. 25Libre et indépendant, je ne me troquerais pas contre le général des jésuites
Voltaire, Lett. Mme du Deffant, 3 déc. 1759
Étymologie
Wallon, troukî ; espagn. trocar ; angl. to truck. Origine inconnue. On pense que le français est emprunté à l'espagnol ; l'anglais l'est au français. Cependant la forme trocher rend très douteux cet emprunt du français à l'espagnol.