Réglages

Mémorisé dans ce navigateur.

Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

trouée dans le Littré

2 articles· 7 citations· rimes· synonymes· étymologie· traductions· prononciation (2)

1trouée s. f. (trou-ée)

  1. 1Ouverture faite dans toute l'épaisseur d'une haie, dans une palissade, etc.

  2. 2Espace vide ou abatis au travers d'un bois.

    • Le bivouac de la gauche était aux trouées et au moulin du ruisseau de Weisloch Saint-Simon, 29, 82
    • Quelques historiens ont blâmé le général [Villars] dans sa disposition : il devait, disaient-ils, passer une large trouée, au lieu de la laisser devant lui Voltaire, Louis XIV, 21
  3. 3Effet du canon, ou d'une charge de cavalerie, ou de troupes de ligne, à travers les rangs ennemis.

  4. 4Fig. Faire sa trouée, pénétrer dans les esprits et y exercer une influence durable.

    • L'ouvrage de Beccaria, patronné par Voltaire et les encyclopédistes français, eut une vogue immense ; il fit sa trouée, comme on l'a dit, et brisa dans le droit criminel de l'Europe les routines traditionnelles Gaz. des Trib. 8-9 juin 1874, p. 549, 3e col.

Étymologie

Troué ; wallon, trawaie.

2troué, ée part. passé (trou-é, ée)

  1. Qui a des trous. Robe trouée.

    • Frères ! et vous aussi vous avez vos journées !... Vos jeunes étendards troués à faire envie à de vieux drapeaux d'Austerlitz ! Victor Hugo, Crép. 1
    • Percé.

      • Le lendemain [26 déc. 1870].... partait le dernier coup de mine, et s'écroulait le dernier obstacle [dans le tunnel], les deux tronçons étaient réunis : les Alpes étaient trouées DE PARVILLE, Journ. offic. p. 3830, 3e col.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander