turpitude s. f. (tur-pi-tu-d')
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1Laideur morale.
Plaisanteries.... qui font retomber le théâtre dans la turpitude d'où quelques auteurs plus modestes l'avaient tiré
Racine, Plaid. PréfaceCeux-ci craignent d'offenser, ceux-là redoublent de turpitude pour plaire
Diderot, Claude et Nér. I, 83- Un vieux penchant humain mène à la turpitude Victor Hugo, Châtiments, à Juvénal
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Par extension.
Alors ou le solécisme, ou le barbarisme, ou l'ampoulé se manifeste dans toute sa turpitude
Voltaire, Dict. phil. Vers.
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Découvrir, révéler la turpitude de quelqu'un, d'une famille, révéler, découvrir quelque chose qui doit faire la honte de quelqu'un, d'une famille.
La comtesse : Parlez, parlez. - Mme la Ressource : Non, non, il est trop rude. D'aller de ses parents montrer la turpitude
Regnard, le Joueur, v, 4Il est défendu dans la sainte Écriture de révéler la turpitude ; et la plus grande des turpitudes c'est une lettre écrite d'abondance de cœur à un ami, et qui devient publique
Voltaire, Lett. d'Argental, 5 juin 1741Remarquable par la sincérité avec laquelle il dévoile sa propre turpitude
GRIMM, Corresp. t. III, p. 130Pourquoi me montrer toute votre turpitude ?
Diderot, Neveu de Rameau.
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On dit de même : cacher, couvrir la turpitude de quelqu'un.
Le malheureux me cachait sa turpitude
J.-J. Rousseau, Confess. VIII
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2Action honteuse.
- Je veux auparavant, sans nulle incertitude,Informer vos parents de votre turpitude BOURSAULT, Mots à la mode, sc. 13
Quand H. Estienne intitula sa comique rhapsodie Apologie d'Hérodote.... il ne voulait que se moquer de nous, et faire voir que les turpitudes de son temps étaient pires que celles des Égyptiens et des Perses
Voltaire, Dict. phil. Diodore
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3Paroles obscènes.
Frères André et Menot étaient fort fameux pour les turpitudes
Voltaire, Mél. litt. à M. de la Vallière.
Étymologie
Lat. turpitudinem, de turpis, laid, honteux.