usurier, ière s. m. et f. (u-zu-rié, riè-r')
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1Celui, celle, qui prête à usure.
- C'est ainsi qu'à son fils un usurier habileTrace vers la richesse une route facile Boileau, Sat. VIII
- Cette honnête usurière,Qui nous prête, par heure, à vingt sous par écu ? Regnard, le Joueur, I, 6
Des enfants de famille que les usuriers mettaient en état de faire de la dépense
Lesage, Gil Bl. III, 12
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Fig.
La nature, cruelle usurière, nous ôte tantôt un sens et tantôt un autre ; elle avait ôté l'ouïe au père Bourgoing, et elle ne manque pas tous les jours de nous enlever quelque chose comme pour l'intérêt de son prêt, sans se départir pour cela du droit qu'elle se réserve d'exiger en toute rigueur la somme totale à sa volonté
Bossuet, Bourgoing.
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2Par extension, celui, celle qui profite des malheurs ou des nécessités d'autrui pour accroître sa fortune.
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3Adj.
Une libéralité usurière, qui donne un œuf pour avoir un bœuf
J.-J. Rousseau, Ém. II
Étymologie
Bourg. usurei ; prov. usurier ; esp. usurero ; ital. usuraio ; du lat. usurarius, de usura, usure.