véhémence s. f. (vé-é-man-s')
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1Mouvement fort et rapide dans l'âme, dans les passions.
Et son feu [de l'amour] le plus vif et le plus véhément, à la moindre traverse, au moindre empêchement, Perd si tôt cette véhémence, Que de tout le bien qu'il commence Il néglige l'avancement
Corneille, Imit. III, 6On peut comparer le premier [Démosthène] à cause de la violence, de sa rapidité, de la force et de la véhémence avec laquelle il ravage pour ainsi dire et emporte tout, à une tempête et à un foudre
Boileau, Longin, Subl. ch. 10Je soutiens mon bon droit avec une véhémence douloureuse et pathétique
Voltaire, Lett. d'Argental, 27 févr. 1765Le chevreuil laisse des impressions plus fortes et qui donnent aux chiens plus d'ardeur et plus de véhémence d'appétit que l'odeur du cerf
Buffon, Chevreuil.Quelle passion donnait tant d'énergie à son âme, et de véhémence à sa diction ?
J.-J. Rousseau, 3e dial.Solitaire, je vais conserver toute la véhémence des sentiments et des douleurs
Mme de Staël, Delphine, 5, frag. 5
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Cet orateur a de la véhémence, il a une éloquence pleine de force entraînante.
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2Par un passage du sens moral au sens physique, il se dit en parlant du vent. Le vent souffle avec véhémence.
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2Ajoutez :
Abreuver ce que la véhémence de la chaleur a desséché
Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne
Remarque
Au XVIIe siècle, ce mot avait été attaqué ; et Bouhours dit (Nouv. Rem.) : " Véhémence et véhément, ce sont de bons mots ; ceux qui font scrupule de s'en servir, ont la conscience trop délicate en matière de langage. "
Étymologie
Provenç. vehemensia ; espagn. vehemencia ; ital. veemenzia ; du lat. vehementia, de vehemens, véhément.