1vautrer v. a. (vô-tré)
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Chasser avec le vautrait et mâtins
MASSÉ, 1766, Dict. des eaux et for.
Étymologie
Vautre.
Chasser avec le vautrait et mâtinsMASSÉ, 1766, Dict. des eaux et for.
Vautre.
1Rouler dans la boue.
Il l'a gourmé et l'a vautré dans la boueRICHELET
Par extension.
Lorsqu'il est vautré dans son litGALIANI, Corresp. t. I, p. 228, dans POUGENS
2Se vautrer, v. réfl. S'enfoncer, se rouler dans la boue.
Il [un sanglier] s'y vautre sans cesse, et chérit un séjour Jusqu'alors ignoré des mortels et du jourLa Fontaine, Adonis.
Par extension, se vautrer sur un lit, sur l'herbe.
Et le grison se rue Au travers de l'herbe menue, Se vautrant, grattant et frottant, Gambadant, chantant et broutantLa Fontaine, Fabl. VI, 8
Fig. Se vautrer dans le vice, dans la débauche, dans les voluptés, s'y abandonner entièrement.
Violant toutes sortes de lois, se vautrant, comme des pourceaux, dans toutes sortes d'orduresMURET, Cérém. fun. p. 226, dans POUGENS
Diez le tire du latin volvere, rouler, par l'intermédiaire d'une forme voltulare, qui est dans l'italien voltolare. Mais les formes viutrer, voitrer vont mieux au latin veltris, vautre (voy. ce mot) qui est un chien qui va dans la fange comme le sanglier.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander