vertige s. m. (vèr-ti-j')
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1État dans lequel il semble que tous les objets tournent et que l'on tourne soi-même.
Elle ne voyait plus sa route ; un vertige la lui cachait, et lui faisait apparaître mille lumières, plus vives encore que celle même du jour
Mme de Staël, Corinne, XV, 1
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Fig.
Ce vertige de la nature [les tremblements de terre]
Raynal, Hist. phil. VII, 26- Un vertige soudain saisit les éléments Casimir Delavigne, Paria, IV, 7
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Vertige ténébreux, vertige, dit aussi scotomie, dans lequel au tournoiement des objets se joint un obscurcissement tel de la vue que le malade a peine à conserver l'équilibre.
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Vertige rhumatismal, nom donné à des accidents vertigineux qui surviennent chez les individus sujets aux douleurs rhumatismales articulaires ou musculaires.
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Vertige des maladies de l'oreille, vertige qui survient dans quelques maladies de l'oreille, et qui paraît tenir à une lésion des canaux demi-circulaires.
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En vétérinaire, vertige essentiel, encéphalite chez le cheval. Vertige abdominal, symptomatique, maladie due généralement à une irritation du tube intestinal.
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2Fig. Égarement des sens, folie momentanée.
L'assassinat commis par Jean Châtel [sur Henri IV] est celui de tous qui démontre le plus quel esprit de vertige régnait alors
Voltaire, Mœurs, 174- Bientôt, hélas ! trop agrandi,Le vainqueur sur son trône mêmeChancelle, le front étourdiDes vertiges du diadème P. LEBRUN, Mort de Nap. IV
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Terme de l'Écriture. Esprit de vertige, esprit d'erreur, de folie, d'égarement.
Le Seigneur a répandu l'esprit de vertige dans ses conseils
Bossuet, Hist. III, 7
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Esprit de vertige a passé dans le langage général.
Il semble que, dans cette affaire, les jésuites et leurs amis aient été frappés d'un esprit de vertige, et qu'ils aient fait eux-mêmes tout ce qu'il fallait pour précipiter leur ruine
D'Alembert, Œuv. t. v, p. 127
Étymologie
Provenç. vertige, vertitge, vertige, et aussi vis ; ital. vertigine ; du lat. vertiginem, de vertere, tourner, et le suffixe igin, qui vient de agere, agir, faire.