vigilance s. f. (vi-ji-lan-s')
-
Qualité de qui est vigilant.
- Alors, sans mon amour, qu'eût fait votre vaillance ?Eût-elle du dragon trompé la vigilance ? Corneille, Médée, I, 1
Redoublez votre vigilance à l'égard de la fille qui ne détourne point la vue des hommes, de peur qu'elle ne se perde elle-même, si elle en trouve l'occasion
Saci, Bible, Ecclésiastique, XXVI, 13Mme de Chaulnes, qui est la vigilance même, partira à la pointe du jour
Mme de Sévigné, 12 avril 1689Ni la hauteur des entreprises ne surpassait sa capacité [du secrétaire d'État, fils de le Tellier], ni les soins infinis de l'exécution n'étaient au-dessus de sa vigilance
Bossuet, le Tellier.Les généraux de l'armée du roi étaient Condé et Turenne ; Luxembourg commandait sous eux ; Vauban devait conduire les sièges ; Louvois était partout avec sa vigilance ordinaire
Voltaire, Louis XIV, 10J'ai pour toi la tendresse d'un amant, la franchise d'un ami, et l'inquiète vigilance d'un père
Marmontel, Cont. mor. Bon mari.
-
Terme de blason. On nomme vigilance une grue tenant une pierre dans une de ses pattes, comme on croyait que fait cet oiseau pour s'empêcher de dormir.
Étymologie
Lat. vigilantia, de vigilans, vigilant.