1vitre s. f. (vi-tr')
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1Pièce de verre qui se met à une fenêtre.
Vous étiez derrière une vitre avec votre frère
Mme de Sévigné, 183- Ces blasons frauduleux, ajoutés à des vitres,Contre les droits du roi font autant de faux titres BOURSAULT, Fables d'Ésope, III, 4
- Quoi ! dit-elle d'un ton qui fit trembler les vitres.... Boileau, Lutr. I
On connaissait depuis longtemps l'usage des vitres ; mais c'était un luxe de s'en servir [dans les XIIIe et XIVe siècles]
Voltaire, Mœurs, 81- À mes vitres scintillantesIl trace des fleurs brillantes Béranger, Hiver.
- Ah ! je voudrais qu'on entendîtTinter sur la vitre sonoreLe grésil léger qui bondit Béranger, Maud. print.
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Fig. et familièrement. Casser les vitres, n'user d'aucun ménagement dans ses paroles ; tout dire.
Dans l'impossibilité de le lire tout entier, j'ai choisi les chapitres où l'auteur casse les vitres, et qui m'ont paru les plus importants
J.-J. Rousseau, Lett. à M. de Mirabeau, Corresp. t. II, p. 126, dans POUGENS.
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2Il se dit aussi des carreaux de verre qu'on met à un carrosse, à la montre de divers commerçants, etc.
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3Assemblage de plusieurs verres au moyen de petites lames de plomb, ou de croisillons en bois, en fer ou en cuivre, qui se met à une ouverture faite pour donner du jour à un bâtiment. Ouvrir la vitre. Fermer la vitre.
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4Il se dit, par abus, de ce qui est employé comme vitres.
Leurs vitres [des Groënlandais] sont de boyaux transparents de poissons de mer
Buffon, Suppl. à l'Hist. nat. Œuv. t. XI, p. 252
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5Terme rural. Nom qu'on donne, dans le Calvados, aux seigles et aux froments dont beaucoup de graines sont avortées.
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6Vitre chinoise, coquille bivalve.
Étymologie
Lat. vitrum (voy. VERRE).