voire adv. (voi-r')
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1Vraiment (sens qui est le sens propre et qui a vieilli).
- Et, comme les Normands, sans lui répondre voire Régnier, Sat. III
Que l'on dresse un lit à ce gentilhomme : voire, qui en aurait, dit l'hôtesse ; il ne m'en restait qu'un que je viens de donner à un marchand du Bas-Maine
Scarron, Rom. com. I, 6
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2Même.
Je puis faire arriver en six jours, voire en six heures, ce qui s'est passé en six ans
Corneille, Sertor. Au lecteur.- Chapitres, non de rats, mais chapitres de moines,Voire chapitres de chanoines La Fontaine, Fabl. II, 2
Résolue de demeurer veuve, voire de mourir plutôt que de tenter un second hasard
La Fontaine, Psyché, II, p. 128
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Il se joint souvent au mot même.
Ce remède est inutile, voire même pernicieux
Dict. de l'Acad.On s'y instruit de choses qui ne se trouvent pas dans les livres les plus graves, voire même dans l'Encyclopédie
ARNAULT, Loisirs d'un banni, t. II, p. 104, dans POUGENS
Étymologie
Picard, voire, vrai, oui-da ; bas-norm. vère (dans l'arrondissement de Valognes, dit le Dict. franco-normand de Métivier, Londres, 1870, les enfans jouent à un jeu qui consiste à répondre à toutes les questions sans se servir des particules négatives et affirmatives, et ils disent en commençant : Je te défends de dire ni oui ni non ni vère, jusqu'à ce que je sois repassé de la feire) ; bourguig. voy, vrai : dy mey voir, dis-moi vrai ; du latin verus, vrai. Voir ou voire signifiait vrai, et il a été pris adverbialement pour vraiment.