ébattre (s') v. réfl. (é-ba-tr')
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1Se donner un mouvement folâtre.
Elle était descendue avec ses compagnes pour s'ébattre sur le rivage
D'ABLANCOURT, Lucien, t. I, dans RICHELET- La gazelle s'allait ébattre innocemment La Fontaine, Fabl. XII, 15
Mes camarades venaient me chercher pour m'ébattre avec eux
J.-J. Rousseau, Confess. ILà, qu'il coure, qu'il s'ébatte
J.-J. Rousseau, Em. II
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2Se divertir.
Tu liras ces vers où jeune je m'ébats
RÉGN., Sat. I
Remarque
Ébattre est aujourd'hui un verbe réfléchi, et on ne peut l'employer activement Mais autrefois, comme on peut le voir à l'historique, il s'employait activement ; il y a donc faute contre l'usage et archaïsme, mais non faute contre la langue dans ce vers de Lamartine (non qu'il ait songé à un archaïsme) : Nous regardions le fleuve ébattre son rivage, Chute d'un ange, récit, p. 11. Ébattre doit vouloir dire folâtrer contre son rivage.
Étymologie
Picard, esbatu, content, réjoui ; provenç. esbatre, battre, réjouir ; ital. sbattere ; de es- préfixe, et battre ; le sens étant agiter en battant, dissiper, et, de là, divertir.