écheveau s. m. (é-che-vô)
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1Certaine longueur de brins de fil, en coton, en soie, en laine, en chanvre ou lin, moulinés ; ces brins sont roulés en forme de cercle et attachés à une partie de ce cercle par le bout qui en réunit tous les tours et qui s'appelle centaine.
- Les filles du village....Peignaient leurs longs cheveux qui pendaient en dehorsComme des écheveaux.... Lamartine, Joc. I, 34
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Terme de commerce. Assemblage de dix échevettes. Dans la filature du coton, l'écheveau français métrique doit avoir mille mètres.
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2Fig. Affaire ou narration d'affaire longue et embrouillée.
C'est un écheveau qui ne finirait point
Mme de Sévigné, 567
Étymologie
Pic. ékignée, écagnon, écaigne, écane, échet, échit ; génev. échevette ; wallon, echè ; rouchi, échè, équè ; bas-lat. eschaota. Les formes de l'ancienne langue ou du patois, telles que escaigne, ékignée, écagnon, écaigne, écane, viennent de l'anglais skein, écheveau, lequel provient probablement du celtique : gaél. sgein, sgeinne ; irl. sgaine, écheveau. Les formes qui ont un t ou une f, eschaota, eschez, eschiefs, échet, échit, ne paraissent pas pouvoir y être rattachées ; à ces formes tiennent sans doute échié, quantité de fil sur un dévidoir. D'autre part la langue a aussi echeau, ancien terme qui désignait une sorte de bois pour la tonnellerie (Chacun echeau de grand bois à faire pipes, Arr. du parlem. 16 sept. 1577), et escheveau, poutre (Icelluy trayné après eulx, menacé de pendre à l'eschéveau de sa maison ou au premier arbre qu'ilz trouveroient, Ordonn. juillet 1498). On a proposé pour écheveau l'étymologie es-chevel, comme qui diroit échevelé ; le sens n'est pas bon. Scheler propose scapellus, diminutif du latin scapus, rouleau ; scapollus pourrait donner en effet eschevel, et le sens de poutre ou poutrelle qu'a eu escheveau vient grandement à l'appui de l'opinion de Scheler.