équité s. f. (é-ki-té)
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1Disposition à faire à chacun part égale, à reconnaître impartialement le droit de chacun.
- La timide équité détruit l'art de régner Corneille, Pomp. I, 1
- Dans le monde il n'est rien de beau que l'équité ;Sans elle la valeur, la force, la bonté,Et toutes les vertus dont s'éblouit la terre,Ne sont que faux brillants et que morceaux de verre Boileau, Sat. X
- Sur l'équité des dieux osons nous confier Racine, Phèdre, v, 1
- De votre cœur, Abner, je connais l'équité Racine, Athal. v, 2
Il est vrai qu'il ne fallait que de l'équité de part et d'autre ; mais la pratique de l'équité est si opposée à la nature humaine qu'elle fait les plus grands héros en morale
Fontenelle, Renau.- L'intérêt est ton dieu, le mien est l'équité Voltaire, Fanat. II, 5
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2La justice naturelle, par opposition à la justice légale. Les arbitres jugent plutôt selon l'équité que selon es textes.
- La force tenait lieu de droit et d'équité Boileau, Art p. IV
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En équité, loc. adv. Conformément à l'équité, indépendamment de toute loi, de toute convention.
Étymologie
Provenç. equitat ; espagn. equidad ; ital. equità ; du latin aequitatem, de aequus, proprement égal, d'où équitable. Palsgrave, p. 61, remarque qu'on prononçait é-ki-té, ce qui est notre prononciation.