Comédie en prose
Une Opération Magistrale
Diffusion radiophonique le 17 mai 1930.
Personnages
- JULIEN, M. GEORGES COLIN
- LE MAÎTRE D'HÔTEL, M. BALDY
- CLARA, Melle Tossy
- NELLY, Melle BELL-BARRIE
- DODUVERT, M. SAULIEU
- DOREL, M. JACQUELIN
UNE OPÉRATION MAGISTRALE
Au lever du rideau, un disque de phono joue un air populaire.
JULIEN, entrant
Maître d'hôtel, arrêtez donc ce phono.
LE MAÎTRE D'HÔTEL, accent italien
Voilà, Monsieur, je l'arrête tout de suite.
JULIEN
Qui voulez-vous distraire avec ça ? Vous n'avez personne dans votre établissement.
LE MAÎTRE D'HÔTEL
Eh bien, c'est justement parce qu'il n'y a personne. Je m'ennuie, alors je fais marcher le phono.
JULIEN
Eh bien, vous vous offrirez de nouveau cette distraction quand je serai parti ou plutôt quand mes amis et moi nous aurons quitté votre boîte. J'attends du monde. Quelle heure est-il ?
LE MAÎTRE D'HÔTEL
Cinq heures.
JULIEN
Comment se fait-il que vous n'ayez personne aujourd'hui ? C'est pourtant l'heure du thé.
LE MAÎTRE D'HÔTEL
Ah ! C'est probablement parce qu'il faisait mauvais temps à midi. Alors on n'est pas parti en promenade. Les gens de Deauville et des autres casinos de la côte sont restés à jouer. C'est pourtant bien joli notre petite rivière. Monsieur ne veut pas s'asseoir dehors ?
JULIEN
Non. Aujourd'hui je ne suis pas sensible aux charmes de la nature.
LE MAÎTRE D'HÔTEL
Faudra-t-il servir quelque chose à votre chauffeur ?
JULIEN
Ne vous occupez pas de lui. Il se fera bien servir tout seul. Et puis, moi, vous me servirez tout à l'heure : Cette demoiselle qui était avec moi est en train de mettre de la poudre se et du rouge, elle n'en finit pas... Tiens ! La voilà ! Maître d'hôtel, je ne vous retiens pas. Allez à vos occupations. Quand on aura besoin de vous on vous appellera.
LE MAÎTRE D'HÔTEL
Bien, Monsieur. Mademoiselle veut-elle s'asseoir à une table près de la fenêtre ?
JULIEN
Nous verrons cela. Nous trouverons bien notre table tout seuls. Il y a le choix, puisqu'il n'y a personne que nous dans votre établissement. Bonsoir ! Ce qu'il peut être collant cet animal-là. Assois-toi là et donne-moi les dernières nouvelles. Nous n'avons pas pu parler dans la voiture à cause de ce chauffeur. Avec ces conduites intérieures, quand il n'y a pas de séparation, c'est assez difficile de parler de ses petites affaires.
CLARA
Eh bien, voilà. Nelly a déjeuné avec notre individu.
JULIEN
Qu'est-ce que c'est au juste que ce garçon-là ? Moi je ne l'ai pas encore vu.
CLARA
Eh bien, tu vas le voir. Nelly va l'amener. C'est un garçon de trente-cinq ans environ, le fils d'un gros marchand de pierres, des Français qui habitent Anvers... Son père l'a envoyé en France avec un diamant extraordinaire qui vaut certainement plusieurs centaines de mille francs... Il a rencontré Nelly, ils ont dîné ensemble hier soir avec deux ou trois personnes à qui il a montré ce diamant...
JULIEN
Je sais ça.
CLARA
Oui, puisque je t'ai rencontré ensuite et que tu m'as parlé de ta combinaison. J'ai revu Nelly qui va lui raconter cela à déjeuner et elle nous amènera la poire tout à l'heure.
JULIEN
Tu as bien répété à Nelly tout ce que je t'avais dit ?
CLARA
Oui. Je lui ai dit que je connaissais un monsieur...
JULIEN
Un monsieur du monde...
CLARA
Oui, j'ai ajouté pour la circonstance une petite particule à ton nom. J'ai dit que ce monsieur du monde lui donnerait pour ce diamant beaucoup plus que n'importe quel marchand professionnel. Mais que ce monsieur réglerait avec des traites payables avant deux mois ou bien des chèques qu'on daterait du mois prochain. Je lui ai dit également, comme tu me l'avais recommandé, que tu étais peu connu à Deauville.
JULIEN
Oui. Il valait mieux qu'il ne demandât pas de renseignements sur moi dans ces parages. Mais je lui indiquerai une liste de banquiers de Bayonne et de Bordeaux auprès desquels il pourra se renseigner...
CLARA
Oui. Il faut du temps pour écrire là-bas et pour avoircla réponse...
JULIEN
Et nous avons profité d'une heureuse circonstance : le téléphone marche mal depuis vingt-quatre heures à cause de la tempête d'hier matin.
CLARA
Seulement le type demande qu'on lui donne une certaine somme tout de suite parce qu'il a des achats à faire pour son père. As-tu trouvé les cinquante billets ?
JULIEN
J'en ai trouvé quarante-cinq et j'ai eu du coton. Le gros morceau : trente mille, chez le petit Verduret à qui j'ai rendu différents services pour lui faire toucher de l'argent malgré son conseil judiciare. Ce matin, au baccara, il a eu une bonne passe. Il avait beaucoup bu au bar et quand il a un verre en trop dans le nez ce garçon-là est très généreux. C'est l'exception. Une longue expérience m'a permis de remarquer que les gens à jeun marchent mieux.
CLARA
Ça se comprend. Ils marchent plus droit.
JULIEN
J'espère que ton Anversois acceptera quarante-cinq ; billets comptant. Aussitôt l'affaire faite, je vais voir un marchand de pierres qui est en villégiature de ce côté. Il a une très belle maison de campagne à cinq cents mètres d'ici, celle que tu as vue en passant sur la route. C'est pour ça que j'ai pris rendez-vous dans ce restaurant champêtre. Aussitôt en possession du diamant, je le vends séance tenance à mon marchand. Si j'en tire deux cent cinquante billets, ça ne sera pas mal.
CLARA
Je ne te demande pas comment tu feras pour payer les traites et les chèques le mois prochain.
JULIEN
Je ne me le demande pas encore. Nous réfléchirons à cela plus tard, au cours d'un petit voyage que j'ai l'intention de faire à l'étranger.
CLARA
Tu m'emmèneras ?
JULIEN
C'est entendu.
CLARA
Dans ta voiture ?
JULIEN
Dans ma voiture ?...
CLARA
Enfin, la voiture qui nous a amenés ici.
JULIEN
Enfant. C'est la voiture du petit Verduret. J'en ai une en vue, mais ce sera pour plus tard.
CLARA
Tiens, voilà Nelly.
JULIEN
Eh bien, quoi ! Nelly, tu ne nous amènes pas l'individu ?
NELLY
Soyez tranquilles, je ne l'ai pas perdu en route. Il est là en train de donner des ordres à son chauffeur, parce que aussitôt qu'il aura pris une tasse de thé nous il filera avec sur la route de Paris. Et c'est vous qui me ramenez à Deauville ?
JULIEN
Bien entendu. Qu'est-ce qu'il dit ?
NELLY
Eh bien, je lui ai dit comme Clara m'avait dit. Je crois qu'il vous donnera le diamant pour quatre cent mille francs moyennant des traites...
JULIEN
Ça va, ça va pour les traites.
NELLY
Et cinquante mille comptant en billets de banque, pas en chèque.
JULIEN
Il n'a pas fait d'observations pour les traites ?
NELLY
Aucune. C'est un bon type. Il a une telle confiance que ça m'a fait un peu mal au coeur de lui raconter du boniment.
JULIEN
Sensible créature... Rien ne me dit que je ne paierai pas ces traites...
NELLY
Rien ne te dit non plus que tu les paieras... Mais que fait-il avec sa voiture ? Je vais voir pourquoi il n'arrive pas.
JULIEN
Oui. Ah ! Maintenant qu'il est là, rien ne presse.
NELLY
Je vais le chercher tout de même.
JULIEN, à Clara
Elle n'est pas bête, cette petite Nelly.
CLARA
Oh ! Oui. C'est une petite Anglaise qui sait y faire. Tiens, les voilà tous les deux qui reviennent.
Un silence.
NELLY
Mon cher ami, permettez-moi de vous présenter un garçon charmant, Monsieur Doduvert, d'Anvers. Mon amie Clara, que vous connaissez, et voici monsieur Julien de Granson.
DODUVERT
Monsieur, je suis très heureux de faire votre connaissance. Mademoiselle Nelly m'a demandé de venir prendre une tasse de thé, mais je suis un peu pressé, car je dois partir pour Paris tout à l'heure.
JULIEN
Eh bien, on va servir le thé tout de suite. Maître d'hôtel ! Où est-il ?... Quand on n'a pas besoin de lui il est toujours là. Dites donc, maître d'hôtel, voulez-vous servir le thé...
CLARA
Eh bien, asseyons-nous.
JULIEN
Puisque vous êtes pressé, Monsieur, nous allons arriver tout de suite à l'affaire que mon amie Nelly a dû vous parler. Est-ce que vous avez le diamant sur vous ?
DODUVERT
Mais oui. Vous pensez qu'il ne me quitte pas. Tenez !
On entend le bruit du papier de soie.
JULIEN
Oh ! Il est beau ! Il n'y a pas à dire, il est beau. Mais, quatre cent mille francs, c'est un peu cher.
DODUVERT
Ah ! Écoutez, Monsieur, vous savez, vous n'êtes pas forcé de faire l'affaire.
JULIEN
Oh ! Je ne dis pas que je ne veux pas faire l'affaire. On m'avait dit monts et merveilles de votre diamant... Il est très beau, certainement, mais on parle des choses sans les voir, on s'imagine toujours que c'est plus beau que ça n'est... Seulement, je vous demanderai une petite modification à ce qui a été dit. J'ai passé à la banque de Deauville pour savoir ce que j'avais de disponible... Je croyais avoir une cinquantaine de mille francs et je n'ai que quarante mille. Alors, je voudrais ne vous verser que quarante mille francs espèces.
DODUVERT
Oh ! Ceci est un peu ennuyeux. Vous pensez bien, Monsieur, que vos traites, c'est comme si j'avais de l'argent, mais il me faut une certaine somme comptant pour effectuer des versements à Paris. Et mon père, là-dessus, m'a donné des ordres assez stricts. Vous savez, je suis un peu en tutelle chez moi. Comme c'est mon père qui est à la tête de la maison, il me considère toujours comme un jeune employé. Il m'a bien recommandé de payer cinquante mille francs à mon passage à Paris et ça serait toute une histoire si je ne me conformais pas à ses instructions. D'ailleurs, je vais être sérieusement attrapé, car il m'avait bien recommandé de vendre le diamant contre des espèces. Seulement, au bout de deux minutes de conversation, il comprendra que des traites de vous c'est comme si on avait de l'argent.
JULIEN
Écoutez. J'ai encore un peu d'argent sur moi en dehors de ce que j'avais à la banque ; je vais vous donner, si vous voulez, quarante-cinq mille francs comptant.
DODUVERT
Quarante-cinq mille...
Hésitation.
Oui, enfin, je vais tâcher de m'arranger avec ça.
JULIEN
Eh bien, oui. Je comptais que nous nous arrangerions avec quarante-cinq mille, car j'ai préparé 355000 francs de traites que voici et voici les quarante-cinq billets de banque.
DODUVERT
Bien. Comme ça il me semble que ça va. Une traite de 100000 francs au 15 du mois prochain, une autre de cent mille au 30 et le reste au 15 du mois d'après. Eh bien, voilà, Monsieur, il ne me reste qu'à vous remettre le diamant.
NELLY
Ah ! Voilà le maître d'hôtel qui apporte le thé.
CLARA
C'est moi qui vais faire la demoiselle de maison.
JULIEN
Tenez, maître d'hôtel, payez-vous.
LE MAÎTRE D'HÔTEL
Je vais vous rapporter la monnaie.
DODUVERT
Moi, je prends mon thé rapidement, car je voudrais bien être à Paris avant la nuit. Alors, voilà le diamant et je prends, Monsieur, votre argent et vos traites. Vous m'excuserez de cette précipitation... Ah ! Diable ! Il est six heures moins le quart.
NELLY
Je vais vous conduire jusqu'à votre voiture.
DODUVERT
J'y compte bien, ma petite Nelly. Au revoir, Nelly. Au revoir, Monsieur, et très content de vous avoir connu.
NELLY
Je reconduis monsieur Doduvert et je suis à vous.
Silence.
JULIEN
Il est très gentil, cet homme-là. C'est un plaisir d'avoir affaire à cette population du Nord. On ne trouve plus partout cette belle candeur.
CLARA
Qu'est-ce que tu vas faire, maintenant ?
JULIEN
Eh bien, aussitôt que sa voiture se sera éloignée, je file tout de suite chez mon marchand de diamants. Je me suis informé et je sais qu'il reste à sa villa aujourd'hui.
CLARA
Regarde par la fenêtre sans avoir l'air. Il me semble que les épanchements entre Doduvert et Nelly sont très tendres. Tu vas faire un petit cadeau à Nelly.
JULIEN
Tu parles, elle l'a bien mérité. Voilà le maître d'hôtel qui me rapporte ma monnaie. Tenez, voilà un bon pourboire pour vous. Dites donc, maître d'hôtel, Monsieur Dorel, qui habite au château, il a le téléphone, bien entendu ?
LE MAÎTRE D'HÔTEL
Oui, Monsieur, il a le téléphone, il téléphone souvent ici pour qu'on leur fasse un plat quand il leur arrive un invité qu'ils n'attendaient pas.
JULIEN
Alors, voulez-vous demander son numéro au téléphone. Attendez un instant.
On entend la voiture de Doduvert qui s'en va.
Demandez-le maintenant.
LE MAÎTRE D'HÔTEL
Oui, Monsieur, mais si c'est pour parler à Monsieur Dorel, ce n'est pas la peine que vous lui téléphoniez, parce qu'il est à la caisse en ce moment.
JULIEN
Il est à la caisse ?
LE MAÎTRE D'HÔTEL
Oui. Il est en train de régler une petite note.
JULIEN
Il avait dit qu'il ne sortait pas aujourd'hui.
LE MAÎTRE D'HÔTEL
Oh ! Il est venu à pied de chez lui. C'est à trois minutes.
JULIEN
Eh bien, dites-lui donc que je suis là et que je voudrais lui dire un mot.
LE MAÎTRE D'HÔTEL
Ça va, monsieur.
JULIEN
Nous allons régler l'affaire tout de suite. Eh bien, ma petite Nelly, tu l'as embarqué ton Anversois ?
NELLY
Ça me fait un peu de peine. Il était si gentil, toujours si confiant, que j'ai des remords...
JULIEN
Eh bien, tu peux avoir des remords maintenant tant que tu voudras. Ça n'a aucune importance.
CLARA
Il t'a fait un petit cadeau ?
NELLY
Non. Il m'a promis qu'il m'enverrait quelque chose. Oh ! Il me l'enverra, c'est un homme de parole et, d'ailleurs, je pense que Julien ne m'oubliera pas.
JULIEN
Oui. Nous essayerons d'apaiser un peu tes remords. Attention, voici MonsieUr Dorel. Bonjour, Monsieur Dorel, j'allais justement chez vous.
DOREL
Oui, c'est ce qu'on vient de me dire.
JULIEN
Voulez-vous me permettre de vous présenter deux amies...
DOREL
Mesdemoiselles.
CLARA
Monsieur !
NELLY
Monsieur.
JULIEN
Voulez-vous nous faire l'amitié de prendre quelque chose avec nous ?
DOREL
Oh ! Non, je vous remercie. J'ai pris le thé chez moi et d'ailleurs il faut que je retourne à la maison, j'ai des amis qui vont venir faire le bridge. Alors, qu'est-ce qu'il y a pour votre service ?
JULIEN
Voilà. Nous allons vous montrer quelque chose de pas mal, un diamant comme vous n'en avez pas vu souvent.
DOREL
Voyons, voyons, voyons !
JULIEN
Tenez !
DOREL
Oh ! Il est de belle taille. Montrez... Voyons, est-ce que j'ai ma petite loupe sur moi ? Oui, oui.
JULIEN
C'est un vrai diamant au moins ?
DOREL
Oh ! Oui, pour un vrai diamant c'est un vrai diamant. Il fait de l'effet.
JULIEN
Qu'est-ce que vaut un diamant comme ça ?
DOREL
Eh bien, il faut trouver un acquéreur, n'est-ce pas. Quelqu'un qui veuille faire beaucoup de fla-fla. C'est un diamant pour le théâtre, ce n'est pas un diamant pour la loupe.
CLARA
Ce n'est pas un diamant pour la loupe ?
DOREL
Non, parce qu'avec une loupe vous verriez un crapaud énorme qui se trouve au milieu. Vous savez ce que c'est qu'un crapaud ?
JULIEN, d'une voix tremblante
Mais, avec ce crapaud, qu'est-ce qu'on peut vendre ça ?
DOREL
Étant donné que le crapaud ne peut pas se vendre à part et que l'acquéreur doit prendre les deux choses à la fois, un jour, à un monsieur qui a un peu bu et qui est bien disposé, vous pourriez parler d'une dizaine de mille francs. Ça n'a pas l'air de vous faire plaisir ce que je vous dis-là ? Enfin, vous me demandez mon avis...
JULIEN, au bout d'un certain temps
Oh ! Ça n'a pas d'importance, ce n'est pas à moi, on me l'a confié. Qu'est-ce que vous en donneriez, vous ?
DOREL
Oh ! Je n'aime pas beaucoup avoir de ces articles-là, et un marchand, en tout cas, ne vous en donnera pas plus de cinq mille. Je vous demande pardon, je suis un peu pressé à cause de mes amis qui m'attendent. Au revoir, Monsieur, au revoir, Mesdemoiselles.
JULIEN, à mi-voix
Au revoir, Monsieur Dorel.
Silence.
Quelle canaille que ce Doduvert...
CLARA
Qu'est-ce qu'on va faire ?
JULIEN
On va retourner à Deauville.
NELLY
Vous m'emmenez tout de même avec vous ?
JULIEN
Mais oui, mais oui.
LE MAÎTRE D'HÔTEL
Monsieur et ces dames ne se décident pas à dîner ici ?
JULIEN
Fichez-moi la paix, vous. Allons, venez, les femmes !
CLARA
On vient, on vient. Mais tu n'as pas besoin de nous agrafer...
NELLY
Je crois que mon petit cadeau d'Anvers et mon petit cadeau d'ici, je pourrai les attendre longtemps.
LE MAÎTRE D'HÔTEL, seul
Oh ! Oh ! Ils n'ont pas l'air contents. Heureusement qu'ils m'ont donné mon pourboire tout à l'heure. On va se distraire un peu.
Il fait marcher le gramophone.
texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica