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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Comédie en prose

Une Opération Magistrale

Tristan Bernard· créée en 1930, imprimée en 1936· 6 personnages

Diffusion radiophonique le 17 mai 1930.

Personnages

  • JULIEN, M. GEORGES COLIN
  • LE MAÎTRE D'HÔTEL, M. BALDY
  • CLARA, Melle Tossy
  • NELLY, Melle BELL-BARRIE
  • DODUVERT, M. SAULIEU
  • DOREL, M. JACQUELIN

UNE OPÉRATION MAGISTRALE

Au lever du rideau, un disque de phono joue un air populaire.

JULIEN, entrant

Maître d'hôtel, arrêtez donc ce phono.

LE MAÎTRE D'HÔTEL, accent italien

Voilà, Monsieur, je l'arrête tout de suite.

JULIEN

Qui voulez-vous distraire avec ça ? Vous n'avez personne dans votre établissement.

LE MAÎTRE D'HÔTEL

Eh bien, c'est justement parce qu'il n'y a personne. Je m'ennuie, alors je fais marcher le phono.

JULIEN

Eh bien, vous vous offrirez de nouveau cette distraction quand je serai parti ou plutôt quand mes amis et moi nous aurons quitté votre boîte. J'attends du monde. Quelle heure est-il ?

LE MAÎTRE D'HÔTEL

Cinq heures.

JULIEN

Comment se fait-il que vous n'ayez personne aujourd'hui ? C'est pourtant l'heure du thé.

LE MAÎTRE D'HÔTEL

Ah ! C'est probablement parce qu'il faisait mauvais temps à midi. Alors on n'est pas parti en promenade. Les gens de Deauville et des autres casinos de la côte sont restés à jouer. C'est pourtant bien joli notre petite rivière. Monsieur ne veut pas s'asseoir dehors ?

JULIEN

Non. Aujourd'hui je ne suis pas sensible aux charmes de la nature.

LE MAÎTRE D'HÔTEL

Faudra-t-il servir quelque chose à votre chauffeur ?

JULIEN

Ne vous occupez pas de lui. Il se fera bien servir tout seul. Et puis, moi, vous me servirez tout à l'heure : Cette demoiselle qui était avec moi est en train de mettre de la poudre se et du rouge, elle n'en finit pas... Tiens ! La voilà ! Maître d'hôtel, je ne vous retiens pas. Allez à vos occupations. Quand on aura besoin de vous on vous appellera.

LE MAÎTRE D'HÔTEL

Bien, Monsieur. Mademoiselle veut-elle s'asseoir à une table près de la fenêtre ?

JULIEN

Nous verrons cela. Nous trouverons bien notre table tout seuls. Il y a le choix, puisqu'il n'y a personne que nous dans votre établissement. Bonsoir ! Ce qu'il peut être collant cet animal-là. Assois-toi là et donne-moi les dernières nouvelles. Nous n'avons pas pu parler dans la voiture à cause de ce chauffeur. Avec ces conduites intérieures, quand il n'y a pas de séparation, c'est assez difficile de parler de ses petites affaires.

CLARA

Eh bien, voilà. Nelly a déjeuné avec notre individu.

JULIEN

Qu'est-ce que c'est au juste que ce garçon-là ? Moi je ne l'ai pas encore vu.

CLARA

Eh bien, tu vas le voir. Nelly va l'amener. C'est un garçon de trente-cinq ans environ, le fils d'un gros marchand de pierres, des Français qui habitent Anvers... Son père l'a envoyé en France avec un diamant extraordinaire qui vaut certainement plusieurs centaines de mille francs... Il a rencontré Nelly, ils ont dîné ensemble hier soir avec deux ou trois personnes à qui il a montré ce diamant...

JULIEN

Je sais ça.

CLARA

Oui, puisque je t'ai rencontré ensuite et que tu m'as parlé de ta combinaison. J'ai revu Nelly qui va lui raconter cela à déjeuner et elle nous amènera la poire tout à l'heure.

JULIEN

Tu as bien répété à Nelly tout ce que je t'avais dit ?

CLARA

Oui. Je lui ai dit que je connaissais un monsieur...

JULIEN

Un monsieur du monde...

CLARA

Oui, j'ai ajouté pour la circonstance une petite particule à ton nom. J'ai dit que ce monsieur du monde lui donnerait pour ce diamant beaucoup plus que n'importe quel marchand professionnel. Mais que ce monsieur réglerait avec des traites payables avant deux mois ou bien des chèques qu'on daterait du mois prochain. Je lui ai dit également, comme tu me l'avais recommandé, que tu étais peu connu à Deauville.

JULIEN

Oui. Il valait mieux qu'il ne demandât pas de renseignements sur moi dans ces parages. Mais je lui indiquerai une liste de banquiers de Bayonne et de Bordeaux auprès desquels il pourra se renseigner...

CLARA

Oui. Il faut du temps pour écrire là-bas et pour avoircla réponse...

JULIEN

Et nous avons profité d'une heureuse circonstance : le téléphone marche mal depuis vingt-quatre heures à cause de la tempête d'hier matin.

CLARA

Seulement le type demande qu'on lui donne une certaine somme tout de suite parce qu'il a des achats à faire pour son père. As-tu trouvé les cinquante billets ?

JULIEN

J'en ai trouvé quarante-cinq et j'ai eu du coton. Le gros morceau : trente mille, chez le petit Verduret à qui j'ai rendu différents services pour lui faire toucher de l'argent malgré son conseil judiciare. Ce matin, au baccara, il a eu une bonne passe. Il avait beaucoup bu au bar et quand il a un verre en trop dans le nez ce garçon-là est très généreux. C'est l'exception. Une longue expérience m'a permis de remarquer que les gens à jeun marchent mieux.

CLARA

Ça se comprend. Ils marchent plus droit.

JULIEN

J'espère que ton Anversois acceptera quarante-cinq ; billets comptant. Aussitôt l'affaire faite, je vais voir un marchand de pierres qui est en villégiature de ce côté. Il a une très belle maison de campagne à cinq cents mètres d'ici, celle que tu as vue en passant sur la route. C'est pour ça que j'ai pris rendez-vous dans ce restaurant champêtre. Aussitôt en possession du diamant, je le vends séance tenance à mon marchand. Si j'en tire deux cent cinquante billets, ça ne sera pas mal.

CLARA

Je ne te demande pas comment tu feras pour payer les traites et les chèques le mois prochain.

JULIEN

Je ne me le demande pas encore. Nous réfléchirons à cela plus tard, au cours d'un petit voyage que j'ai l'intention de faire à l'étranger.

CLARA

Tu m'emmèneras ?

JULIEN

C'est entendu.

CLARA

Dans ta voiture ?

JULIEN

Dans ma voiture ?...

CLARA

Enfin, la voiture qui nous a amenés ici.

JULIEN

Enfant. C'est la voiture du petit Verduret. J'en ai une en vue, mais ce sera pour plus tard.

CLARA

Tiens, voilà Nelly.

JULIEN

Eh bien, quoi ! Nelly, tu ne nous amènes pas l'individu ?

NELLY

Soyez tranquilles, je ne l'ai pas perdu en route. Il est là en train de donner des ordres à son chauffeur, parce que aussitôt qu'il aura pris une tasse de thé nous il filera avec sur la route de Paris. Et c'est vous qui me ramenez à Deauville ?

JULIEN

Bien entendu. Qu'est-ce qu'il dit ?

NELLY

Eh bien, je lui ai dit comme Clara m'avait dit. Je crois qu'il vous donnera le diamant pour quatre cent mille francs moyennant des traites...

JULIEN

Ça va, ça va pour les traites.

NELLY

Et cinquante mille comptant en billets de banque, pas en chèque.

JULIEN

Il n'a pas fait d'observations pour les traites ?

NELLY

Aucune. C'est un bon type. Il a une telle confiance que ça m'a fait un peu mal au coeur de lui raconter du boniment.

JULIEN

Sensible créature... Rien ne me dit que je ne paierai pas ces traites...

NELLY

Rien ne te dit non plus que tu les paieras... Mais que fait-il avec sa voiture ? Je vais voir pourquoi il n'arrive pas.

JULIEN

Oui. Ah ! Maintenant qu'il est là, rien ne presse.

NELLY

Je vais le chercher tout de même.

JULIEN, à Clara

Elle n'est pas bête, cette petite Nelly.

CLARA

Oh ! Oui. C'est une petite Anglaise qui sait y faire. Tiens, les voilà tous les deux qui reviennent.

Un silence.

NELLY

Mon cher ami, permettez-moi de vous présenter un garçon charmant, Monsieur Doduvert, d'Anvers. Mon amie Clara, que vous connaissez, et voici monsieur Julien de Granson.

DODUVERT

Monsieur, je suis très heureux de faire votre connaissance. Mademoiselle Nelly m'a demandé de venir prendre une tasse de thé, mais je suis un peu pressé, car je dois partir pour Paris tout à l'heure.

JULIEN

Eh bien, on va servir le thé tout de suite. Maître d'hôtel ! Où est-il ?... Quand on n'a pas besoin de lui il est toujours là. Dites donc, maître d'hôtel, voulez-vous servir le thé...

CLARA

Eh bien, asseyons-nous.

JULIEN

Puisque vous êtes pressé, Monsieur, nous allons arriver tout de suite à l'affaire que mon amie Nelly a dû vous parler. Est-ce que vous avez le diamant sur vous ?

DODUVERT

Mais oui. Vous pensez qu'il ne me quitte pas. Tenez !

On entend le bruit du papier de soie.

JULIEN

Oh ! Il est beau ! Il n'y a pas à dire, il est beau. Mais, quatre cent mille francs, c'est un peu cher.

DODUVERT

Ah ! Écoutez, Monsieur, vous savez, vous n'êtes pas forcé de faire l'affaire.

JULIEN

Oh ! Je ne dis pas que je ne veux pas faire l'affaire. On m'avait dit monts et merveilles de votre diamant... Il est très beau, certainement, mais on parle des choses sans les voir, on s'imagine toujours que c'est plus beau que ça n'est... Seulement, je vous demanderai une petite modification à ce qui a été dit. J'ai passé à la banque de Deauville pour savoir ce que j'avais de disponible... Je croyais avoir une cinquantaine de mille francs et je n'ai que quarante mille. Alors, je voudrais ne vous verser que quarante mille francs espèces.

DODUVERT

Oh ! Ceci est un peu ennuyeux. Vous pensez bien, Monsieur, que vos traites, c'est comme si j'avais de l'argent, mais il me faut une certaine somme comptant pour effectuer des versements à Paris. Et mon père, là-dessus, m'a donné des ordres assez stricts. Vous savez, je suis un peu en tutelle chez moi. Comme c'est mon père qui est à la tête de la maison, il me considère toujours comme un jeune employé. Il m'a bien recommandé de payer cinquante mille francs à mon passage à Paris et ça serait toute une histoire si je ne me conformais pas à ses instructions. D'ailleurs, je vais être sérieusement attrapé, car il m'avait bien recommandé de vendre le diamant contre des espèces. Seulement, au bout de deux minutes de conversation, il comprendra que des traites de vous c'est comme si on avait de l'argent.

JULIEN

Écoutez. J'ai encore un peu d'argent sur moi en dehors de ce que j'avais à la banque ; je vais vous donner, si vous voulez, quarante-cinq mille francs comptant.

DODUVERT

Quarante-cinq mille...

Hésitation.

Oui, enfin, je vais tâcher de m'arranger avec ça.

JULIEN

Eh bien, oui. Je comptais que nous nous arrangerions avec quarante-cinq mille, car j'ai préparé 355000 francs de traites que voici et voici les quarante-cinq billets de banque.

DODUVERT

Bien. Comme ça il me semble que ça va. Une traite de 100000 francs au 15 du mois prochain, une autre de cent mille au 30 et le reste au 15 du mois d'après. Eh bien, voilà, Monsieur, il ne me reste qu'à vous remettre le diamant.

NELLY

Ah ! Voilà le maître d'hôtel qui apporte le thé.

CLARA

C'est moi qui vais faire la demoiselle de maison.

JULIEN

Tenez, maître d'hôtel, payez-vous.

LE MAÎTRE D'HÔTEL

Je vais vous rapporter la monnaie.

DODUVERT

Moi, je prends mon thé rapidement, car je voudrais bien être à Paris avant la nuit. Alors, voilà le diamant et je prends, Monsieur, votre argent et vos traites. Vous m'excuserez de cette précipitation... Ah ! Diable ! Il est six heures moins le quart.

NELLY

Je vais vous conduire jusqu'à votre voiture.

DODUVERT

J'y compte bien, ma petite Nelly. Au revoir, Nelly. Au revoir, Monsieur, et très content de vous avoir connu.

NELLY

Je reconduis monsieur Doduvert et je suis à vous.

Silence.

JULIEN

Il est très gentil, cet homme-là. C'est un plaisir d'avoir affaire à cette population du Nord. On ne trouve plus partout cette belle candeur.

CLARA

Qu'est-ce que tu vas faire, maintenant ?

JULIEN

Eh bien, aussitôt que sa voiture se sera éloignée, je file tout de suite chez mon marchand de diamants. Je me suis informé et je sais qu'il reste à sa villa aujourd'hui.

CLARA

Regarde par la fenêtre sans avoir l'air. Il me semble que les épanchements entre Doduvert et Nelly sont très tendres. Tu vas faire un petit cadeau à Nelly.

JULIEN

Tu parles, elle l'a bien mérité. Voilà le maître d'hôtel qui me rapporte ma monnaie. Tenez, voilà un bon pourboire pour vous. Dites donc, maître d'hôtel, Monsieur Dorel, qui habite au château, il a le téléphone, bien entendu ?

LE MAÎTRE D'HÔTEL

Oui, Monsieur, il a le téléphone, il téléphone souvent ici pour qu'on leur fasse un plat quand il leur arrive un invité qu'ils n'attendaient pas.

JULIEN

Alors, voulez-vous demander son numéro au téléphone. Attendez un instant.

On entend la voiture de Doduvert qui s'en va.

Demandez-le maintenant.

LE MAÎTRE D'HÔTEL

Oui, Monsieur, mais si c'est pour parler à Monsieur Dorel, ce n'est pas la peine que vous lui téléphoniez, parce qu'il est à la caisse en ce moment.

JULIEN

Il est à la caisse ?

LE MAÎTRE D'HÔTEL

Oui. Il est en train de régler une petite note.

JULIEN

Il avait dit qu'il ne sortait pas aujourd'hui.

LE MAÎTRE D'HÔTEL

Oh ! Il est venu à pied de chez lui. C'est à trois minutes.

JULIEN

Eh bien, dites-lui donc que je suis là et que je voudrais lui dire un mot.

LE MAÎTRE D'HÔTEL

Ça va, monsieur.

JULIEN

Nous allons régler l'affaire tout de suite. Eh bien, ma petite Nelly, tu l'as embarqué ton Anversois ?

NELLY

Ça me fait un peu de peine. Il était si gentil, toujours si confiant, que j'ai des remords...

JULIEN

Eh bien, tu peux avoir des remords maintenant tant que tu voudras. Ça n'a aucune importance.

CLARA

Il t'a fait un petit cadeau ?

NELLY

Non. Il m'a promis qu'il m'enverrait quelque chose. Oh ! Il me l'enverra, c'est un homme de parole et, d'ailleurs, je pense que Julien ne m'oubliera pas.

JULIEN

Oui. Nous essayerons d'apaiser un peu tes remords. Attention, voici MonsieUr Dorel. Bonjour, Monsieur Dorel, j'allais justement chez vous.

DOREL

Oui, c'est ce qu'on vient de me dire.

JULIEN

Voulez-vous me permettre de vous présenter deux amies...

DOREL

Mesdemoiselles.

CLARA

Monsieur !

NELLY

Monsieur.

JULIEN

Voulez-vous nous faire l'amitié de prendre quelque chose avec nous ?

DOREL

Oh ! Non, je vous remercie. J'ai pris le thé chez moi et d'ailleurs il faut que je retourne à la maison, j'ai des amis qui vont venir faire le bridge. Alors, qu'est-ce qu'il y a pour votre service ?

JULIEN

Voilà. Nous allons vous montrer quelque chose de pas mal, un diamant comme vous n'en avez pas vu souvent.

DOREL

Voyons, voyons, voyons !

JULIEN

Tenez !

DOREL

Oh ! Il est de belle taille. Montrez... Voyons, est-ce que j'ai ma petite loupe sur moi ? Oui, oui.

JULIEN

C'est un vrai diamant au moins ?

DOREL

Oh ! Oui, pour un vrai diamant c'est un vrai diamant. Il fait de l'effet.

JULIEN

Qu'est-ce que vaut un diamant comme ça ?

DOREL

Eh bien, il faut trouver un acquéreur, n'est-ce pas. Quelqu'un qui veuille faire beaucoup de fla-fla. C'est un diamant pour le théâtre, ce n'est pas un diamant pour la loupe.

CLARA

Ce n'est pas un diamant pour la loupe ?

DOREL

Non, parce qu'avec une loupe vous verriez un crapaud énorme qui se trouve au milieu. Vous savez ce que c'est qu'un crapaud ?

JULIEN, d'une voix tremblante

Mais, avec ce crapaud, qu'est-ce qu'on peut vendre ça ?

DOREL

Étant donné que le crapaud ne peut pas se vendre à part et que l'acquéreur doit prendre les deux choses à la fois, un jour, à un monsieur qui a un peu bu et qui est bien disposé, vous pourriez parler d'une dizaine de mille francs. Ça n'a pas l'air de vous faire plaisir ce que je vous dis-là ? Enfin, vous me demandez mon avis...

JULIEN, au bout d'un certain temps

Oh ! Ça n'a pas d'importance, ce n'est pas à moi, on me l'a confié. Qu'est-ce que vous en donneriez, vous ?

DOREL

Oh ! Je n'aime pas beaucoup avoir de ces articles-là, et un marchand, en tout cas, ne vous en donnera pas plus de cinq mille. Je vous demande pardon, je suis un peu pressé à cause de mes amis qui m'attendent. Au revoir, Monsieur, au revoir, Mesdemoiselles.

JULIEN, à mi-voix

Au revoir, Monsieur Dorel.

Silence.

Quelle canaille que ce Doduvert...

CLARA

Qu'est-ce qu'on va faire ?

JULIEN

On va retourner à Deauville.

NELLY

Vous m'emmenez tout de même avec vous ?

JULIEN

Mais oui, mais oui.

LE MAÎTRE D'HÔTEL

Monsieur et ces dames ne se décident pas à dîner ici ?

JULIEN

Fichez-moi la paix, vous. Allons, venez, les femmes !

CLARA

On vient, on vient. Mais tu n'as pas besoin de nous agrafer...

NELLY

Je crois que mon petit cadeau d'Anvers et mon petit cadeau d'ici, je pourrai les attendre longtemps.

LE MAÎTRE D'HÔTEL, seul

Oh ! Oh ! Ils n'ont pas l'air contents. Heureusement qu'ils m'ont donné mon pourboire tout à l'heure. On va se distraire un peu.

Il fait marcher le gramophone.

texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica