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un seul est le mot juste.

Comédie en vers· Opéra Comique

La Foire Galante ou Le Mariage d'Arlequin

Dominique· créée en 1710· 4 actes· 674 vers· 11 personnages

Représentée pour la première fois La Foire Saint-Laurent le 25 juillet 1710.

Personnages

  • VÉNUS
  • LES DEUX CUPIDONS
  • DEUX GRÂCES
  • ARLEQUIN, amant de Colombine
  • PIERROT
  • LE DOCTEUR
  • SCARAMOUCHE, capitan, amoureux de Colombine
  • COLOMBINE, servante du Docteur
  • MARINETTE
  • TROUPE DE MARCHANDS FORAINS
  • TROUPE DE MASQUES

PROLOGUE

SCÈNE I. Vénus sur un char marin avec les deux Cupidons à ses pieds, troupe de marchands forains, chanteurs et danseurs.

LE CHOEUR

Chantons, chantons, etc.

Les trois Grâces dansent sur l'air des plaisirs du prologue, après quoi suit :

SCÈNE II.

Scaramouche arrive.

La symphonie joue le prélude de la Discorde.

VÉNUS, en le voyant dit à l'imitation de Quelle soudaine horreur

Quel soudain carillon, et quels terribles bruits, Ciel ! qui peut amener ce bélître où je suis ?

SCÈNE III.

Pierrot avec un gros bâton.

SCÈNE IV.

LE CHOEUR, à l'imitation de celui du prologue

Il fait régner l'amour au milieu des alarmes. Les gros tricots, les gros tricots Son ses plus fortes armes.

On danse la Loure des Ris et des Plaisirs qui est dans le prologue de l'Europe galante, après quoi le choeur reprend :

Il fait régner, etc.

Pendant le choeur, Arlequin écoute, et le choeur fini Arlequin chante.

SCÈNE V.

UNE DES GRÂCES, la chanteuse à l'imitation de l'air du prologue, ensemble

Souffrez que l'amour vous blesse, Finissez tous vos débats. La raison et la tendresse, Pierrot ne s'accordent pas.

Deux Grâces dansent un menuet, après quoi Vénus chante à l'imitation de l'air du prologue qui dit

ARLEQUIN et PIERROT, sur le même ton, ensemble

Devenons par le cocuage Aussi riche qu'il est.

VÉNUS, chante à l'imitation du prologue

Faites-lui ressentir l'effet de ma puissance, Cupidon, punissez le faquin qui m'offense.

Cupidon poursuit Arlequin, et après un jeu de théâtre, il lui décoche une flèche, après quoi Arlequin chante sur l'air Réveillez-vous.

Ah ! Cupidon, faites-moi grâce, Quoi ! vous visez droit à mon coeur ! Ma foi, j'en tiens, quoique l'on fasse, L'amour est toujours le vainqueur.

Les violons reprennent l'ouverture.

ACTE I

SCÈNE I. Le Docteur, Arlequin, Colombine

LE DOCTEUR, à l'imitation de ces paroles, C'est plus de Doris que j'attends mon bonheur

Marinette autrefois faisait votre bonheur.

LE DOCTEUR

Quoi ! Vous osez vous en vanter, Madame la coquine. Hors d'ici, je saurai tricoter Comme il faut votre échine.

Bis.

Le Docteur poursuit Colombine, ce qui donne lieu à un jeu de théâtre avec Arlequin qui veut empêcher le Docteur de la maltraiter. Arlequin se retire.

SCÈNE II.

SCÈNE III. Marinette seule, à l'imitation de Paisibles lieux.

SCÈNE IV. Arlequin et Pierrot, troupe de marchands forains qui les accompagnent.

LE CHOEUR et LE DOCTEUR, à l'imitation de Aimez, aimez, belle bergère, ensemble

Râpez, râpez, belle bergère, Si vous voulez charmer ! Et quand vous ne saurez que faire, Vous n'avez qu'à fumer.

SCÈNE V.

COLOMBINE, surprend Arlequin aux genoux de Marinette, et chante sur l'air Lizon

Malgré toute l'ardeur Qui règne dans mon âme, Osez-vous, imposteur ! En compter à Madame... Lizon, etc.

MARINETTE

Oh ! c'en est trop petite effrontée, Oh ! oh ! etc. Vous m'avez trop maltraitée, Oh ! oh ! etc. Ma foi vous serez frottée.

Elles se battent et se décoiffent, Arlequin en les séparant frappe Pierrot. Ils se retirent tous à l'exception de Marinette qui reste décoiffée.

SCÈNE VI.

ACTE II

SCÈNE I.

SCÈNE II.

Colombine arrive.

SCÈNE III.

Une nuit. Scaramouche va sous la fenêtre du Docteur. Les violons jouent le sommeil.

SCÈNE IV.

Une chambre.

ARLEQUIN, paraît à sa toilette, et chante

Que d'ustensiles différents, Pour attirer les soupirants. Toujours par la toilette, Hé bien ! Triomphe une coquette, Vous m'entendez [bien]. Il se mire. Ma foi, je suis un beau garçon, J'ai le nez tout à fait mignon, Ma figure est gentille, Hé bien ! Si j'étais une fille, Vous m'entendez bien. Je veux me poudrer, me rougir, Me vermillonner, me blanchir. Et pour fuir les alarmes, Hé bien ! Mettre à profit mes charmes, Vous [m'entendez bien]. Puisque j'ai l'air si féminin, Je veux par un discours badin, Contrefaire le style, Hé bien ! D'une coquette babille, Vous m'entendez [bien]. Puis aussi sur un ton nouveau, Feindre la voix d'un damoiseau, Qui prétend faire emplette, Hé bien ! Du coeur d'une coquette, Vous [m'entendez bien].

Arlequin s'assied et s'adresse à une chaise qui est devant lui et chante sur l'air Ne m'entendez-vous pas.

Madame, à vos appas, Je viens pour rendre hommage. Heureux si sans partage, Je puis entre vos bras, Ne m'entendez-vous pas. Il répond pour la femme. Je le connais trop bien, Vous cherchez à me plaire, Vous êtes téméraire, Et vous ne valez rien, Je le connais trop bien. L'homme. Ah ! faites plus de cas D'une si belle flamme. Je vous aime, Madame, Et voudrais bien, hélas ! Ne m'entendez-vous pas ? La femme. Vous êtes trop pressant, Ma vertu s'effarouche. Soyez moins violent, Vous êtes trop pressant. L'homme. Ah ! l'aimable museau, Et que ta gorge est belle. Je veux, ma tourterelle, Être ton tourtereau. Ah ! l'aimable museau. Il baise sa main. La femme. Fi donc, petit badin, Qu'osez-vous entreprendre ? Vous êtes trop malin. Fi donc, petit badin, L'homme. Rien ne peut m'arrêter, Dans ma vive tendresse. La femme. Je suis une Lucrèce, Pourquoi me tourmenter ? Vous voulez m'affronter. L'homme. Cupidon m'a vaincu, Mon aimable Silvie. La femme. Finissez, je vous prie, Respectez ma vertu, Ou vous serez battu. L'homme. Tous vos efforts sont vains, Charmante impératrice. La femme. Ah ! Monsieur le Jocrisse, Quittez de tels desseins, Ne jouez plus des mains.

SCÈNE V.

SCÈNE VI.

SCÈNE VII.

ACTE III

SCÈNE I. Arlequin, Colombine.

SCÈNE II.

On ouvre. Les violons jouent la marche. Troupe de marchands forains. Salle de bal.

SCÈNE III. Le Docteur et Scaramouche armés.

LA CHANTEUSE, les apercevant, chante à l'imitation de la scène quatrième de la troisième entrée Mais que vois-je

Mais, que vois-je ? Ô cieux ! cruels, d'où provient votre rage ? Quoi ! vous venez au bal pour faire carillon ?

Arlequin et Scaramouche se battent. Scaramouche fuit, Arlequin le poursuit. Colombine se pâme, Pierrot veut la secourir et chante Filles qui***

SCÈNE IV.

SCÈNE V.

SCÈNE VI.

LE DOCTEUR, s'adressant à Vénus

Air : Réveillez-vous, [belle endormie]

Ma volonté cède à la votre.

À Colombine.

Vous triomphez de nos jaloux. Mon penchant parlait pour vous.

LE DOCTEUR, à l'imitation des dernières paroles de la troisième scène de la quatrième entrée

Que tout signale ici leur ardeur mutuelle ! Qu'on offre à leur égard la fête la plus belle.

Les violons jouent la marches des Bostangis.

SCÈNE VII. Troupe de marchands forains.

674 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0