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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Comédie héroïque en vers

Le Comte de Neuilly

Louis de Boissy· imprimée en 1736· 5 actes· 1 204 vers· 6 personnages

Personnages

  • LE COMTE DE NEUILLY
  • LA MARQUISE
  • LE MARQUIS, fils de la Marquise
  • LÉONORE, crue fille de la Marquise
  • LUCIE
  • NELTON, Confident du Comte de Neuilly

ACTE PREMIER

SCÈNE PREMIÈRE. Nelton, Lucie.

SCÈNE II.

SCÈNE III. Le Comte, Nelton se tenant éloigné.

LE COMTE

Hélas !

LE COMTE

Je l'adore.

LE COMTE

Je crains...

SCÈNE IV.

SCÈNE V. Nelton, Lucie.

ACTE II

SCÈNE PREMIÈRE.

SCÈNE II. La Marquise, Lucie.

SCÈNE III.

SCÈNE IV. Lucie, Nelton.

Il sort.

SCÈNE V. Le Marquis, Lucie.

SCÈNE VI. Le Marquis, Léonore plongée dans la rêverie.

LÉONORE, se trouvant vis-a-vis le Marquis

Ah ! Mon frère, c'est vous !

LÉONORE

Fuyons !

LE MARQUIS

Adieu, ma soeur.

ACTE III

SCÈNE PREMIÈRE. Le Comte, Nelton.

SCÈNE II. Le Comte, Lucie.

LUCIE

Oui.

SCÈNE III. Le Comte, Lucie, Nelton.

SCÈNE IV.

SCÈNE V. La Marquise, Léonore.

LA MARQUISE

Un coup du sort vous mit dans ma famille. Londres est votre patrie, et non pas ce séjour. Le Comte de Sussex vous y donna le jour. Accusé faussement par une brigue lâche, Il vit son nom flétri d'une éternelle tache. On proscrivit sa tête, on confisqua ses biens, Et l'aveugle fureur dégrada tous les siens. Aux noirs traits de l'envie injustement en prise, Ce malheureux Seigneur se sauva dans Venise, Le fidèle Neuilly suivit lui seul ses pas, Et le Comte périt au milieu des combats. Son épouse, avec vous porta ses pleurs en France. Je la vis : son air noble annonçait sa naissance. Elle vous ressemblait. Son malheur me toucha : La plus forte amitié d'abord nous attacha : Mais le chagrin bientôt finit sa triste vie, Et le ciel me priva de cette illustre amie. La Comtesse en mourant (j'ai peine à retenir Les larmes que m'arrache un si dur souvenir) Vous remit dans mes mains, en vous baignant de larmes, Et me recommanda votre enfance et vos charmes. Je lui jurai pour vous un amour maternel, Et j'ai rempli depuis ce serment solennel. Mon fils n'était pas né. Je n'avais en partage Qu'une fille pour lors à peu près de votre âge. Pour comble de malheurs, je la perdis, hélas ! Le jour que votre mère expira dans mes bras. Ma douleur profita de cette circonstance ; Et renfermant en vous toute mon espérance, Je vous mis en sa place, et changeai votre sort. De Milady Sussex en publiant la mort, Je fis en même temps répandre la nouvelle, Que fa fille la nuit était morte après elle. Depuis ce même jour vous occupez son rang, Ma tendresse est égale à la force du sang ; Et le noeud qui vous tient liée à ma famille, Ne ferait pas plus fort quand vous seriez ma fille. Gardez un nom si doux ; j'aime à le proférer, Et même, en ce moment qui va nous séparer, Et mettre à nous revoir un obstacle invincible , J'éprouve les combats d'une mère sensible. Je souffre en vous parlant les plus vives douleurs, Et je ne puis vous voir, sans répandre des pleurs.

LÉONORE

Madame en ces instants les plus grands de ma vie. Je demeure affligée, étonnée, attendrie. Tant de secrets nouveaux que j'apprends à la fois, M'ont presque dérobé l'usage de la voix. Mon âme et tous mes sens qu'ils viennent d'interdire, Succombent sous ce poids, et n'y sauraient suffire. Trop de trouble accompagne un sort si peu commun, Et j'ai trop de devoirs pour en remplir aucun. Je dois pleurer la mort, et les malheurs d'un père, Et je dois regretter la perte d'une mère. Je dois remercier votre coeur généreux De tout ce qu'il a fait pour moi comme pour eux. Je dois en même temps gémir au fond de l'âme De tout perdre aujourd'hui jusqu'au bonheur, Madame, Que je croyais avoir de vous appartenir. Le ciel par plus de coups pouvait-il me punir ! Dans ce comble de maux, tout ce qui me console, Vous m'avez ordonné, quelle douce parole ! De conserver toujours jusqu'aux derniers soupirs Le nom de votre fille où tendent mes désirs. Ah ! Si je ne tiens pas à vous par la naissance , J'y tiens par les bienfaits et la reconnaissance ; Et pour un coeur bien né je sens par mon transport Qu'il n'est point de lien plus puissant, ni plus fort. Je sens, dans ces moments que je suis éclairée, Qu'il accroît le respect dont m'a voit pénétrée ; La croyance où j'étais de vous devoir le jour. Ayant plus fait pour moi, je vous dois plus d'amour. Vos bontés, si de vous j'avais reçu la vie, Avec plus de splendeur, ne m'auraient pas nourrie ; Et quelque ardeur qu'elle ait, ma tendresse jamais Ne saurait égaler vos soins et vos bienfaits.

SCÈNE VI.

ACTE IV

SCÈNE PREMIÈRE, La Marquise, Lucie.

SCÈNE II. Le Comte, La Marquise.

SCÈNE III. Le Comte, La Marquise, Lucie.

SCÈNE IV.

SCÈNE V. Le Marquis, Léonore.

SCÈNE VI. Le Marquis, Léonore, La Marquise.

SCÈNE VI. La Marquise, Le Marquis.

SCÈNE VIII.

ACTE V

SCÈNE PREMIÈRE. Le Marquis, Léonore.

SCÈNE II.

SCÈNE III. Le Comte, Léonore.

SCÈNE IV. Le Comte, Léonore, Le Marquis.

LÉONORE

Londres.

SCÈNE DERNIÈRE. Le Comte, Le Marquis, Léonore, La Marquise.

1 204 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica