Réglages

Mémorisé dans ce navigateur.

Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Tragédie en musique en vers

Achille et Polixène

Jean Galbert de Campistron· créée en 1687, imprimée en 1688· 6 actes· 875 vers· 8 personnages

Représenté pour la première fois le 7 novembre 1687 au Théâtre du Palais-Royal.

Personnages

  • MERCURE
  • MELPOMÈNE, Muse de la Tragédie
  • TERPSICORE, Muse de la Musique
  • THALIE, Muse de la Comédie
  • Troupe de Génies qui suivent Melpomène
  • Troupe de Génies qui suivent Terpsicore
  • Troupe de Genies qui fuivent Thalie
  • JUPITER

PROLOGUE

Le théâtre représente un lieu propre à donner des spectacles, et qui peut convenir à la Tragedìe et à la Comédie ; ce lieu n'a plus n'a plus la magnificence qu'il paraît avoir eu autrefois, il est même presque détruit et ruiné. On y voit Melpomène, Terpsicore et Thalie sans aucune suite. Mercure descend du Ciel.

Mercure, Melpomène, Terpsicore, Thalie, Mercure.

LE CHOEUR

Jupiter va paraître. Redoublons nos efforts pour plaire à notre Maître.

Dans ce moment Jupiter paraît dans son char.

ACTE I

Le théâtre représente l'Île de Tenede, où Achille s'est retiré auprès de ses vaisseaux, depuis sa querelle avec Agamemnon.

SCÈNE PREMIÈRE. Achille, Patrocle.

SCÈNE II.

SCÈNE III. Achille, Diomède.

SCÈNE IV. Vénus, Achille.

Vénus paraît en l'air avec l'Amour ; elle est accompagnée des Grâces, et des Plaisirs ; le nuage qui les porte descend jusques au bas du théâtre, ils en sortent tous, et le nuage se va perdre dans les airs.

SCÈNE V. Achille, Les Grâces, les Plaisirs.

UN PLAISIR

Si l'Amour a causé vos alarmes, Ses faveurs en auront plus de charmes ;

La Danse de ce Divertissement a été faite par Monsieur de Lestang.

Préparez votre coeur Au plus parfait bonheur.

SCÈNE VI. Achille, les Grâces, les Plaisirs, Arcas.

SCENE VII. Achille, Arcas.

ACTE II

Le théâtre représente le Camp des Grecs devant Troie ; cette superbe ville paraît dans l'éloignement.

SCÈNE PREMIÈRE. Agamemnon, Ddiomède.

SCÈNE II. Achille, Chefs et Soldats grecs.

SCÈNE III. Arcas, Priam, Andromaque, Polixène.

SCÈNE IV. Priam, Andromaque, Polixène.

SCÈNE V. Achille, Arcas, Priam, Andromaque, Polixène.

ACTE III

Le théâtre représente le quartier d'Achille.

SCÈNE I. [Achille, Arcas].

SCÈNE II.

SCÈNE III. Achille, Agamemnon.

SCÈNE IV. Achille, Briseis, Agamemnon, Diomède.

SCÈNE V. Achille, Briséis.

ACHILLE

Hélas !

SCÈNE VI.

SCÈNE VII. Junon, Briséis.

BRISEIS

La Danse des Furies a été faite par Mr. Lestang.

Favorable Déesse, J'attends le succès de vos soins.

SCÈNE VIII.

SCÈNE IX. Troupe de Bergers et des Bergères.

La Danse de ce divertissement a été fait pas M. P. Cours.

LE CHOEUR

Tristes bocages, Reprenez vos feuillages, Servez nous toujours D'asile à nos amours.

Dans l'édition originale, il n'y a pas de teexte associé au Choeur, la couplet précédent est répliqué comme pour les répliques suivantes.

ACTE IV

Le théâtre représente le magnifique Palais de Priam.

SCÈNE I.

SCÈNE II. Polixène, Andromaque.

SCÈNE III.

SCÈNE IV. Priam, Polixène, Arcas, Suite de Priam et d'Arcas.

SCÈNE V. Polixène, Arcas, Troupe de Troyens et de Troyenne.

La danse de ce divertissement a été faite par Mr. Pécourt.

ACTE V

Le théâtre représente l'avenue et le temple d'Apollon.

SCÈNE I.

SCÈNE II. Achille, Arcas, Polixène, Choeur de Grecs de la suite d'Achille, Choeur de Troyens et de filles troyennes qui suivent Priam et Polixène.

SCÈNE III. Achille, Priam, Polixène, Arbas, Troupe de Grecs, de Troyens et de Troyennes.

SCÈNE IV.

SCÈNE V. Briséis, Choeur de Grecs, qui sortent en désordre du temple d'Apollon, Arcas.

SCÈNE VI. Polixène, Briseis.

SCÈNE DERNIÈRE.

POLIXÈNE

Va punir les Troyens, cours hâter la vengeance D'un héros qu'on vient d'immoler : Laisse moi seule ici ; Ne viens plus me troubler Par son odieuse présence. Par ces soins éclatants, va prouver ton amour ; Poursuis Pâris, fais lui ravir le jour Au héros que tu perds l'on te fera survivre. Depuis qu'il ne vit plus, rien ne plaît à mes yeux, Une sanglante mort va finir, en ces lieux, Les horribles tourments où sa perte me livre, Ah ! N'est-il pas moins glorieux, De se venger que de le suivre ? Mais quels tristes objets viennent s'offrir à moi ? Dieux ! Quel saisissement ! Quel transport ! Quel effroi ! Ah ! Je vois mon époux sur l'infernale rive J'entends les cris de son ombre plaintive, Elle m'appelle, elle me tend les bras. Ciel ! Je vois dans ses yeux éclater sa colère ; Chère ombre, attends, je vais te satisfaire, S'il ne faut pour te plaire, Que courir au trépas. Quel sort d'un amour si tendre ! J'éprouve enfin tous les malheurs Que Cassandre cent fois, pleine de ses fureurs, Voulut en vain me faire entendre. Et toi ? Qui teint encor du sang de mon époux, A passé dans mes mains pour terminer ma vie, Funeste trait, seconde mon envie, Que ton secours sera doux, Si tu frappes mon coeur d'une atteinte mortelle, Il s'avance lui-même au devant de tes coups, Trop heureux si tu m'es fidèle. S'en est fait le succès répond à mon attente, Je n'ai plus guère à souffrir, Je sens que je vais mourir Et c'est assez pour me rendre contente. Reçois mon sang après mes pleurs, Achille, c'est à toi que je me sacrifie... Sans toi, je déteste la vie... Oui, je le jure... Hélas... Je frissonne... Je meurs.

875 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica