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Pastorale héroïque en vers· Pastorale Héroïque en Musique

Acis et Galatée

Jean Galbert de Campistron· créée en 1686· 4 actes· 620 vers· 5 personnages

Représenté pour la première fois en 1686 dans le Château d'Anet devant Monseigneur le Dauphin.

Personnages

  • DIANE
  • L'ABONDANCE
  • COMUS
  • SUITE DE L'ABONDANCE ET DE COMUS
  • APOLLON

PROLOGUE

Le théâtre représente le Château d'ANET.

SCÈNE I. Diane, Choeur de Dryades, de Sylvains, et d'autres Divinités Champêtres.

SCÈNE II. L'Abondance, Comus, Suite de l'Abondance et de Comus.

LE CHOEUR

Unissons nos efforts, et qu'une ardeur si belle Sans cesse se renouvelle.

Apollon paraît en l'air sur un nuage.

ACTE I

Le théâtre représente le rivage de la mer de Sicile, dans l'endroit le plus agréable de l'île. La Terre y paraît ornée de toutes fortes de fleurs : on y voit aussi quelques bois d'une verdure charmante.

SCÈNE I.

SCÈNE II. Acis Télème.

ACIS, TÉLÈME

Ah ! Je succombe au tourment qui m'accable, Peut-on sans espérance aimer autant que moi ?

Le vers 106 se termine par un point dans l'édition originale.

SCÈNE III.

SCÈNE IV. Acis, Galatée.

SCÈNE V. Acis, Galatée, Scylla, Teleme.

SCÈNE VI. Acis, Galatée, Télème, Scylla, Aminte, Tircis, Troupe de Bergers et de Bergères.

SCÈNE VII.

SCÈNE VIII. Poliphème, Galatée.

ACTE II.

Le théâtre change, et représente une campagne moins ornée que la première, les bois qu'on y voit sont remplis des troupeaux des bergers de l'île, et de ceux de Poliphème.

SCÈNE I. Acis, Galatée.

SCÈNE II. Acis, Galatée, Télème, Scylla.

SCÈNE III. Acis, Galatée, Scylla.

SCÈNE IV. Acis, Galatée.

GALATÉE

Quelle erreur loin de nous précipice ses pas ! Dieux ! qu'un vain orgueil l'abuse ! L'insensible ne connaît pas Les plaisirs qu'elle refuse.

Le locuteur de la première réplique n'est pas transcrit dans l'original. On suppose Galatée.

SCÈNE V.

SCÈNE VI. GALATÉE, POLIPHEME, Suite de Poliphème.

SCÈNE VII. POLIPHÈME, GALATÉE.

ACTE III

Le théâtre change et représente un petit espace de terre aride et déserte ; cet face est borde par des Montagnes d'une hauteur prodigieuse, dont la principale est le Mont Æthna ; on voit a coté un petit Temple consacré à Junon ; la mer paroît dans l'éloignement.

SCÈNE I. LE PRËTRE de Junon, et sa Suite.

SCÈNE II. Acis, Galatée, Le Prêtre, et sa Suite.

SCÈNE III. Acis, Galatée, Le Prêtre, et sa Suite, Poliphème, sur le haut d'un rocher.

SCÈNE IV. Acis, Galatée.

SCÈNE V.

SCÈNE VI. Acis, Galatée, Poliphème.

GALATÉE

Allez, éloignez-vous, faut-il vous le redire ?

Galatée se plonge dans la mer.

POLIPHÈME

Traître, reçois le prix de ta témérité.

Poliphème écrase Acis avec un rocher.

SCÈNE VII.

SCÈNE VIII.

Galatée sort de la mer.

GALATÉE, seule

Enfin j'ai dissipé la crainte Qui m'arrêtait au fond des flots, Je vois régner ici le calme et le repos, Ma flamme désormais ne sera plus contrainte. Cherchons seulement Le berger charmant Que mon coeur adore ; Hélas ! Il ne vient point encore. Acis, mon cher Acis en quels lieux êtes-vous ? Revenez près de moi, tout est ici tranquille ; Vous n'avez plus besoin d'asile Contre un injuste courroux. Quoi, tu ne réponds point à ma voix qui t'appelle ? Je commence à sentir une peine mortelle De ton éloignement ; Reviens, mon cher Acis, dois-tu perdre un moment ? Mais quelle terreur secrète M'alarme et m'inquiète ? Quelle image, grands Dieux ! vient frapper mon esprit ? Je tremble, quel objet à mes yeux se présente ? Les rochers renversés, et la terre sanglante M'assurent le malheur que mon coeur m'a prédit. Que ne puis-je expirer après ce coup funeste ? Mon amour à jamais fera couler mes pleurs ; Heureux mortels ! Dans de pareils malheurs. L'espoir de la mort vous reste. Fut-il jamais un destin plus affreux ? Quel coeur a ressenti la douleur qui me presse ? Je perds l'objet de ma tendresse Quand nous sommes prêts d'être heureux. Faut-il encor pour croître mon supplice Que de sa mort je sois complice ? J'ai pu l'abandonner dans ce pressant danger ? Quand son amour faisait éclater son courage. Ah ! Je ne puis y songer, Sans frémir de honte et de rage ! Songeons du moins à le venger. Poursuivons le Géant, invoquons les Furies, Qu'il ne puisse trouver d'asile ni d'appui ! Qu'elles exercent sur lui Toutes leurs barbaries : Mais ce cruel châtiment Me rendra-t-il mon amant ; Pour soulager ma peine extrême Il faut me rendre ce que j'aime. Puissantes Divinités, Généreuse Thétis, favorable Neptune ! Si jusqu'à vous mes soupirs sont portés Faites cesser mon infortune, Ranimez mon amant, redonnez-lui le jour, Et s'il se peut encor augmentez son amour.

Furies : se dit aussi de certaines divinités infernales que les oètes païens feignaient entrer dans les hommes pour les posséder et les tourmanter. [F]

SCÈNE IX. Neptune sortant de la Mer, Galatée.

SCÈNE X. Neptune, Galatée, Toutes les Divinités de la Mer, Troupe de Fleuves et de Naïades.

SCÈNE XI. Neptune, Acis changé en Fleuve, Galatée, les Divinités de la Mer, Fleuves, Naïades.

GALATÉE

Cher Acis !

620 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica