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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Tragédie en vers

Aétius

Jean Galbert de Campistron· créée en 1693, imprimée en 1685· 4 actes· 1 191 vers· 8 personnages

Représentée pour la première fois le 28 janvier 1693 par la Comédie française.

Personnages

  • VALENTINIAN, Empereur d'occident
  • AÉTIUS, favori de l'empereur et général de ses armées
  • MAXIME, seigneur romain
  • EUDOXE, princesse du sang des empereurs
  • FLAVIE, confidente d'Eudoxe
  • LÉON, affranchi d'Aétius
  • FLAVIAN, affranchi de Maxime
  • SUITE DE L'EMPEREUR

ACTE I

SCÈNE I. Eudoxe, Flavie.

SCÈNE II. Valentinian, Eudoxe, Flavie.

VALENTINIAN

Madame, pardonnez si des soins importants M'ont fait loin, de vos yeux, perdre quelques instants. L'amitié, la justice et la reconnaissance, M'imposaient ce devoir et cette violence. Pouvais-je recevoir avec trop de splendeur, L'invincible guerrier qui soutient ma grandeur ? Jamais tant de valeur, par le sort secondée, Ne donna d'un héros, une si haute idée, Jamais, pour relever un empire abattu, Le ciel dans un mortel ne mit tant de vertu. Par quels coups, par quels faits d'éternelle mémoire, Vient-il de consacrer son courage et sa gloire ? Plus j'observe sa vie, et plus de toutes parts, Des miracles nouveaux l'offrent à mes regards ; Je le vois réparant, par sa sage conduite, Les malheurs d'une armée impuissante et détruite, Je vois sous d'autres chefs, les soldats égarés, Sous ses heureux drapeaux revenir rassurés, Et confiant leurs jours à son expérience, Sans négliger les conseils de leur propre prudence, Fortement prévenus que, dans tous ses desseins, Il sait l'art de tenir le succès dans ses mains, De confondre lui seul toute la terre unie, Et de soumettre enfin le sort à son génie. Il vient, grâce au ciel, d'arriver en ces lieux. J'ai vu la joie alors briller dans tous les yeux, J'ai secondé l'ardeur d'un peuple qui l'admire, Et qui doit à lui seul, l'honneur de cet empire. Pendant quelques moments, il a suivi mes pas, Mais entouré d'amis qui lui tendaient les bras, Il ne saurait encore dérober sa présence, Devant leurs mouvements d'impatience. Madame, jusqu'aux cieux, on l'élève aujourd'hui. N'approuverez-vous pas ce que j'ai fait pour lui ? Vous qui, juste témoin de sa vertu parfaite, Redoublâtes pour lui mon amitié secrète ; Vous qui, lui permettant de vous parler pour moi, Me fîtes confier mes soupirs à sa foi, Et qui, le distinguant par un choix légitime, L'honorâtes toujours de la plus haute estime ?

EUDOXE

N'en doutez point, Seigneur, sensible à ses exploits, Je l'estime en ces jours encore plus qu'autrefois. Bien loin de condamner vos soins pour ce grand homme, J'ajoute mon suffrage au suffrage de Rome, J'admire ses hauts faits, je les rappelle tous, Et j'en connais le prix, Seigneur, autant que vous. À moins que d'être ingrat, vous ne pouvez moins faire, Et vous n'ignorez pas que c'est toujours me plaire Que de sacrifier le plaisir de me voir Aux moindres intérêts du trône et du devoir. Vous m'aimez. Cet amour fait ma plus haute gloire, Mais je dois noblement user de ma victoire. Loin de vous occuper de vains amusements, Je dois à l'univers compte de vos moments. Je déteste l'orgueil de ces femmes hautaines Qui, fières de tenir leur maître dans leurs chaînes, Et le tyrannisant dans un servile amour, Le dérobent sans cesse aux regards de sa cour, Se plaisant à changer sa conduite ordinaire, Et le font soupirer comme un homme vulgaire. Seigneur, tant que vers moi, vous porterez vos voeux, Je ne vous ferai que des soins généreux : Vous presser de veiller au salut de l'empire, Ranimer les vertus que le sang vous inspire, Destiner tous vos jours au bien de vos sujets, Voilà l'unique but ou tendent mes souhaits. C'est par-là que, charmés d'une flamme si belle, Et redoublant pour vous leur tendresse et leur zèle, Vos peuples satisfaits, bénirons vos amours. C'est par-là qu'à vos pieds, ils viendront tous les jours, Admirer un amour sans trouble et sans faiblesse, Et louer à l'envi, l'amant et la maîtresse.

VALENTINIAN

Peut-on dans ces projets, montrer plus de grandeur ? Quels nobles mouvements vous donnez à mon coeur. Madame, chaque jour, quelque marque nouvelle Me découvre votre âme et plus grande et plus belle. Je me fais des leçons de tous vos entretiens, C'est sur vos sentiments que je règle les miens. Vous versez dans mon sein, l'ardeur qui vous enflamme Et de vos soins, m'inspirant les vertus de votre âme, Je ne quitte jamais un entretien si doux Sans en sortir plus juste et plus digne de vous. Je vous dois tout enfin. Mais le moment s'avance Où tout sera permis à ma reconnaissance, Où je pourrai, Madame, offrir à vos appas, Avec mes tendres voeux, mes paisibles Etats. Jusqu'à ce moment, mille peuples en armes Ont rempli cette cour de mortelles alarmes. Et leurs efforts, suivis des plus heureux exploits, Semblaient les dispenser de recevoir mes lois. Je voyais par ces murs, ma puissance bornée, Quel temps ! Pour m'occuper des soins d'un hymen, Aurai-je, sans rougir, osé vous couronner Sur d'indignes sujets, prêts à m'abandonner, Vous, pour qui l'univers n'a point de récompense, Si le ciel au mérite égalait la puissance. Ce temps fatal n'est plus. Les mutins sont défaits, Je puis leur imposer ou les fers ou la paix. Aétius partout a traîné la victoire, Bientôt de ses travaux, il m'apprendra l'histoire, Et ce sera, Madame, après cet entretien, Que je déciderai de mon sort et du sien. Il vient. Daignez au moins, Madame, à ma prière, Lui faire voir encore votre bonté première.

SCÈNE III. Valentinian, Aetius, Eudoxe, Maxime, Flavie, Léon, Flavian.

SCÈNE IV. Aétius, Léon.

ACTE II

SCÈNE I. Eudoxe, Maxime, Flavie.

SCÈNE II. Eudoxe, Flavie.

EUDOXE

Hélas !

SCÈNE III. Aétius, Eudoxe, Flavie.

AÉTIUS

Hélas !

EUDOXE

Ciel !

AÉTIUS

Je jure, Madame, Que je suis pénétré de la plus vive flamme. En servant l'empereur, un ascendant fatal, Me fit, le premier jour, devenir son rival. Mais, sitôt que troublé par de tendres alarmes, Je reconnus mon coeur trop sensible à vos charmes, Je voulus m'éloigner, je pressai l'empereur De ne plus me charger du secret de son coeur. Il ne m'écouta point. Son amitié funeste Me fit, de mon repos, sacrifier le reste. Je ne vous dirai point par combien de combats, Ma raison crût en vain balancer vos appas. Du péril de vous voir, la guerre me délivre, En vain, j'ai vu partout la victoire me suivre, De tous ces ennemis qu'il fallait surmonter, Mon amour est le seul que je n'ai pu dompter. Je reviens, fatigué d'une gloire importune, Apprendre, dans ces lieux, l'état de ma fortune Et ma seule espérance était que d'autres feux, De l'empereur, peut-être, auraient changé les voeux. Hélas, pardonnez-moi cette légère offense, Vos yeux permettent-ils un moment d'inconstance ? Je le retrouve encore ce dangereux rival Et trop constant pour vous et pour moi trop égal. C'en est fait. Ses désirs ne trouvent plus d'obstacle. Mes yeux sont condamnés à souffrir ce spectacle. Heureux si je pouvais du moins, en ce moment, Connaître qu'à regret vous causez mon tourment, Que vous sentez combien mes soins et mes services M'ont coûté, près de vous, de cruels sacrifices, Que vous me souhaitez un sort un peu plus doux, Et qu'il pourrait changer, s'il dépendait de vous.

Quatre vers barrés illisibles.

AÉTIUS

Oui, je sais qu'à César vous êtes destinée ; Que vous le regardez déjà comme un époux Que mon amour funeste outrage autant que vous. Eh bien, Madame, allez lui découvrir mon crime, De ses jaloux soupçons, rendez-moi la victime, Faites-lui remarquer combien je suis ingrat, Traitez cet entretien du plus noir attentat, Pour perdre un malheureux, joignez-vous l'un à l'autre. Je brave son courroux et je me livre au vôtre. Surtout, ne croyez pas que, pour m'en garantir, Je cherche le secours d'un lâche repentir. Mais, s'il faut immoler tout mon bonheur au vôtre, Je puis, jusqu'à l'autel vous guider l'un et l'autre, Entendre vos serments d'un amour mutuel. Jugez de ma douleur à cet objet cruel ! Ne pensez pas pourtant qu'une lente tristesse, En consumant mes jours, fasse voir ma faiblesse. Un coeur tel que le mien, quels que soient ses malheurs, Cherche toujours la gloire et néglige les pleurs. J'irai, désespéré mais toujours plus fidèle, Rallumer le flambeau d'une guerre nouvelle, Charger de nouveaux fers, les Huns humiliés, Jaloux de rapporter leurs dépouilles à vos pieds. Oui ! sans cesse occupé de ma triste infortune, Aux rois les plus puissants, je la rendrai commune. Vous seule, les voyant asservis à vos lois, Jouirez en repos du fruit de mes exploits. Et vous pourrez du moins sans contrainte et sans crime, Au défaut de l'amour, m'accorder votre estime. Adieu. Mais, quel objet ? Je vois couler vos pleurs ? Votre coeur serait-il touché de mes malheurs ?

SCÈNE IV.

SCÈNE V. Aétius, Léon.

ACTE III

SCÈNE I. Maxime, Flavian.

MAXIME

Oui, sa faveur m'afflige et son pouvoir me gêne.

Huit vers barrés, illisibles.

SCÈNE II. Valentinian, Maxime, Aetius, Flavian, Léon, Gardes.

SCÈNE III. Valentinian, Aétius, Maxime.

AÉTIUS

Puisque vous m'ordonnez, Seigneur, de vous instruire Des faits de vos guerriers et du sort de l'empire, Loin de vous fatiguer par un trop long discours, Je vais en peu de mots en retracer le cours. Il vous souvient qu'après de mortelles alarmes, Seigneur, tout l'univers prit, en un jour, les armes. Cent peuples, ennemis de votre autorité, Soupirant tous ensemble après la liberté, Écoutant, pour tout conseil, leur haine et leur courage, De vos prédécesseurs détruisirent l'ouvrage Et, choisissant chez eux ou des chefs ou des rois, Chassèrent nos prêteurs et se firent des lois. Dans ce temps malheureux, le gouverneur d'Afrique, Trop sensible aux appas d'un pouvoir tyrannique, Croyant, dans les déserts, trouver de sûrs remparts, Usurpa les honneurs qui sont dus aux Césars. Je marchais contre lui. Le succès fit connaître Que rarement le ciel prend le parti d'un traître. Deux cent mille soldats et cinq mille vaisseaux, Dont il avait couvert et la terre et les eaux, À quatre légions, résistèrent à peine. Leur défaite fut prompte et sanglante et si pleine Que, fuyant en désordre, éperdus et troublés, On n'aurait su trouver trois mutins assemblés. Leur chef n'eut que la honte et la mort pour salaire. Tel est, des révoltés, le destin ordinaire. Le funeste remord qui déchire leur coeur Est toujours l'infaillible et leur premier vainqueur, Et d'un maître offensé, redoutant la justice, Ils marchent au combat ainsi qu'à leur supplice. Les peuples étonnés de cet évènement, Et craignant, à leur tour, un pareil châtiment, Vinrent, de jour en jour, me demander leur grâce. J'ajoutai quelquefois la peine à la menace, Et les intimidant sans les désespérer, Bientôt, dans leur devoir, je sus les ramener. Les Alains, seulement, les Goths et les Vandales, Barbares nations à l'empire fatales, Et que le ciel forma dans des climats glacés, N'abandonnèrent point leurs projets commencés. Il fallut les combattre, ou plutôt les détruire. De leurs malheurs, Maxime aura pu vous instruire. Il eut beaucoup de part à nos heureux exploits, Il vit notre victoire et la mort de leurs rois : Clodesile, Bleda, Blesul et Gondicaire. Sa valeur surpassait la valeur ordinaire, Et son bras plus longtemps se serait signalé, Si votre ordre, en ces lieux, ne l'avait rappelé.

Un vers barré, illisible.

Un vers barré, illisible.

AÉTIUS

Enfin, je traversais la moitié de la terre, Seigneur, pour terminer une sanglante guerre, Pour combattre ce roi, l'effroi de l'univers, Qui traînait en tous lieux ou la mort ou les fers. Attila, ce nom seul doit vous faire comprendre L'horreur que sa fureur se plaisait à répandre, Puisqu'il se publiait, parmi ses titres vains, Envoyé par le ciel pour punir les humains. Que ne puis-je, Seigneur, fidèlement décrire Ce jour qui décida du salut de l'empire ! Rappelez à vos yeux, les plus noirs attentats, Jusqu'alors inconnus aux plus cruels soldats, Ces vestiges affreux qu'offraient sur leur passage, De ces fiers ennemis, le confus assemblage : Les peuples fugitifs et les champs désolés, Les autels renversés et les temples brûlés. Ce superbe Attila, cette barbare armée, Dans sa marche terrible, au carnage animée, Du déluge effrayant de mille bataillons, De la Gaule sanglante, inondait les sillons. Je le joins. Il se fait une affreuse mêlée ; Du choc des combattants, la terre est ébranlée. La victoire balance et j'aurais eu la douleur D'avoir vu, sous le nombre, accabler la valeur, Si, des premiers Romains, la vertu célébrée, Dans ceux qui me suivaient, ne se fut rencontrée. Oui, Seigneur, je connus, par cent faits éclatants, Qu'il est de vrais héros, en tous lieux, en tous temps, Et que, de vos aïeux, les vertus tant vantées, Par leurs neveux encore peuvent être imitées. En vain, à tout moment, des escadrons entiers Ont soin de réparer la fuite des premiers. Après de longs efforts, l'ordre du combat change, Au plus juste parti, la fortune se range, Le ciel, las d'exercer sa hargne et son courroux, Pour venger l'univers, semble guider nos coups, Et nous rendre, de meurtre et de sang, plus avides, Pour perdre les auteurs de tant de parricides. Le fer moissonna tout. Depuis ce grand succès, Tout l'empire jouit d'une profonde paix, Et, loin de craindre encore ces nations guerrières, Si nous étions au temps des erreurs de nos pères, Ce temple de Janus, jadis si renommé, Une troisième fois pourrait être fermé.

En bas de page, un vers barré illisible.

VALENTINIAN

Ainsi donc mon pouvoir ne trouve plus d'obstacles ? Et ce rare bonheur n'est dû qu'à vos miracles ? Je vois ce que m'en cache un modeste récit, Et j'en conçois bien plus que vous n'en avez dit. Je contemple le cours de vos longues fatigues, Des rebelles domptés, les desseins et les brigues, Les dangers inconnus, les périls inouïs, Que coûte à votre bras, la paix dont je jouis. Je sens, avec regret, que toute ma puissance N'a répondu qu'à peine à ma reconnaissance. Non ! mes bienfaits sur vous tant de fois répandus, Ne sauraient égaler ces services rendus. Il est temps aujourd'hui que l'univers apprenne Comment je récompense un si grand capitaine. Votre haute valeur a sauvé mes États, Je partage avec vous le prix de vos combats, Je vois par vos efforts, ma couronne affermie, À mon suprême rang, mon choix vous associe. Le trône des Césars a vu, plus d'une fois, D'un pareil prix, payer de moins dignes exploits. Je veux qu'en même temps, les noeuds de l'hyménée, D'Eudoxe avec mon sort, joignent la destinée, Je l'adore et jamais jusqu'à cet heureux jour, Elle ne m'a fait voir les transports de l'amour. Non, jamais, dans ses yeux, les miens n'ont vu paraître Cette douce langueur que lui seul y fait naître. C'est pour mieux découvrir ses mouvements secrets Que mon coeur, en vos mains, remet ses intérêts. Oui, je crois que, tranquille et loin de ma présence, Elle osera parler avec plus d'assurance. Allez la disposer à me voir son époux. Je voudrais faire plus, et pour elle et pour vous. Recevez donc, Seigneur, car cet auguste titre, Du sort de l'univers, vous déclare l'arbitre, Et je dois le premier l'exemple à mes sujets, Des honneurs qui sont dus au rang où je vous mets, Recevez donc, Seigneur, le sacré diadème. Vous le devez bien moins à ma main qu'à vous-même. Ce chemin à l'empire est sans doute plus beau Que celui que le sang trace à notre berceau. Le ciel, sans qu'il m'en coûte, a versé dans mes veines, Des droits qui sont, pour vous, le fruit de mille peines. Sur mon front, la couronne est un don des destins, Et sur le vôtre, elle est l'ouvrage de vos mains. Je vous laisse. Mon coeur prévient votre réponse. Jouissez du bonheur que ce choix annonce. Vous, suivez-moi, Maxime, allez dès ce moment, Préparer mon hymen et son couronnement.

Le mot « jamais » remplace « pourtant » barré.

SCÈNE IV.

SCÈNE V. Aétius, Léon.

ACTE IV

SCÈNE I. Aétius, Léon.

SCÈNE II. Eudoxe, Aétius, Flavie.

EUDOXE

Où ?

SCÈNE III. Valentinian, Eudoxe, Aétius, Flavie.

SCÈNE IV. Valentinian, Eudoxe, Flavie.

SCÈNE V.

SCÈNE VI. Valentinian, Maxime.

SCÈNE VII. Valentinian, Maxime, Flavian.

VALENTINIAN

Oh, ciel !

SCÈNE VIII. Maxime, Flavian.

MAXIME

Ton fidèle rapport, Du fier Aétius, détermine le sort. Le service important que tu viens de me rendre, Près de moi, désormais, te laisse tout attendre. Plus Valentinian a montré de fureur, Plus j'ai voulu porter la pitié dans son coeur : Sûr moyen d'irriter sa haine et sa colère, D'opposer à leur force un mouvement contraire ! C'est ainsi, près d'un roi jaloux et défiant, Qu'on perd ses ennemis en les justifiant.

Epilogue.

Autant que l'on sache, la fin de cette histoire est la suivante : L'empereur Valentinian poignarde Aétius le 21 septembre 454. Le 16 mars 455, deux soldats de la garde d'Aétius assassinent Valentinian. Maxime se fait proclamer empereur et épouse Eudoxe mais s'enfuit face aux Vandales. Le 31 mai 455, il est lapidé par la foule romaine. En juin, les Vandales mettent Rome à sac. Avec de nombreux habitants de Rome, Eudoxe est emmenée comme esclave en Afrique du Nord. Ainsi disparaît l'empire romain d'Occident tombé définitivement sous la domination des barbares. Aétius a été surnommé « le dernier des Romains ».

Le cinquième acte manque.

1 191 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0