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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Proverbe en prose· Comédie

Le Boudoir.

Louis Carrogis de Carmontelle· créée en 1768· 2 vers· 5 personnages

Représenté pour la première fois en 1768 à Bagatelle chez Madame la Marquise de Mauconseil.

Personnages

  • MONSIEUR DE BOURVAL
  • MADEMOISELLE DE SAINT-EDME
  • LE CHEVALIER DE GORVILLE
  • SOPHIE, femme de chambre de Mademoiselle de Saint-Edme
  • MONSIEUR D'ORSANT, oncle du Chevalier de Gorville

LE BOUDOIR

SCÈNE PREMIÈRE. Monsieur de Bourval, Monsieur d'Orsant.

MONSIEUR DE BOURVAL, entrant le premier

Entrez et fermez la porte à regardez un peu ceci. Que dites-vous de ce boudoir ?

MONSIEUR D'ORSANT

Je le trouve délicieux , je n'ai rien vu comme cela.

MONSIEUR DE BOURVAL

Je n'ai pas voulu qu'il y manquât la moindre chose.

MONSIEUR D'ORSANT

Il y a une proportion, une élégance ! Un charme ! Et en même temps, malgré la richesse des ornements, ils sont si bien distribués, avec tant de goût, que l'oeil est aussi content qu'il est enchanté.

MONSIEUR DE BOURVAL

Vous en devinez bien l'Auteur ?

MONSIEUR D'ORSANT

C'est notre ami ?

MONSIEUR DE BOURVAL

Il n'y a que lui. Et les Peintures ?

MONSIEUR D'ORSANT

Ah, parbleu, cela n'est pas difficile ; on reconnaît toujours le père des grâces et des amours. Tout est charmant !

MONSIEUR DE BOURVAL

Il faut voir cela en détail.

MONSIEUR D'ORSANT

Sans doute. Mais quelle folie pour un homme de votre âge, de faire faire un boudoir aussi voluptueux !

MONSIEUR DE BOURVAL

Bien loin d'être une folie, quand vous saurez mon projet, vous ne manquerez sûrement pas de m'approuver.

MONSIEUR D'ORSANT

Vous êtes riche, et vous avez raison de vous satisfaire, ainsi je puis avoir tort.

MONSIEUR DE BOURVAL

Ce n'est pas cela ; écoutez-moi.

MONSIEUR D'ORSANT

Je le veux bien.

MONSIEUR DE BOURVAL

Vous savez que le père de Mademoiselle de Saint-Edme en mourant, mes chargea de marier sa fille, quand elle serait en âge. Il y a trois mois que je l'ai retirée du Couvent dans ce dessein, et qu'elle demeure-ici ?

MONSIEUR D'ORSANT

Oui.

MONSIEUR DE BOURVAL

Elle a peu de bien ?

MONSIEUR D'ORSANT

Je crois vous deviner.

MONSIEUR DE BOURVAL

Hé bien, oui, j'ai envie de l'épouser.

MONSIEUR D'ORSANT

Elle est bien jeune pour vous.

MONSIEUR DE BOURVAL

Je le sais ; mais ce n'est pas là ce qui me retient.

MONSIEUR D'ORSANT

Quoi donc ?

MONSIEUR DE BOURVAL

Je crains qu'elle ne soit insensible ; à son âge on n'est pas aussi formée qu'elle l'est, sans avoir plus de vivacité ; enfin je veux la tirer de l'espèce d'indifférence où je la vois.

MONSIEUR D'ORSANT

Et comment ?

MONSIEUR DE BOURVAL

Je veux émouvoir son coeur, y faire éclore l'amour, et profiter de ses premiers mouvements, pour la déterminer en ma faveur. Si j'étais plus jeune, je n'aurais pas recours à ces moyens ; mais, puisque tout ce que vous voyez ici, vous a charmé, il me semble qu'elle doit y perdre son insensibilité, et que dans ce trouble, voyant ce que j'ai fait pour elle, sa reconnaissance favorisera le désir que j'ai de l'épouser.

MONSIEUR D'ORSANT

Mon ami, ce projet est plus adroit que délicat et sent l'homme, qui a un peu vécu.

MONSIEUR DE BOURVAL

Je n'en disconviens pas ; mais ...

Ce n'est pas un crime en aimant D'employer un peu d'art pour plaire.

MONSIEUR D'ORSANT

Je vous comprends bien ; mais qui vous répondra que vous deviendrez l'objet de ses pensées, de ses désirs ?

MONSIEUR DE BOURVAL

Il me semble que je dois l'espérer, par cet essai de bonheur que je lui prépare ; cette preuve des soins que saurai de prévenir tout ce qui pourra lui plaire.

MONSIEUR D'ORSANT

Il fallait donc ne faire peindre ici que les amours de Jupiter au lieu de ceux d'Apollon, Adonis, d'Endimion, de Mars, cela aurait mieux dirigé ses pensées sur vous.

MONSIEUR DE BOURVAL

Je n'aime point cette mauvaise plaisanterie-là, je vous en avertis.

MONSIEUR D'ORSANT

Mais ne connaît-elle que vous d'hommes ?

MONSIEUR DE BOURVAL

Elle en connaît peu du moins ; et jusqu'à présent n'ayant rien senti pour eux, elle ne les a vu qu'avec indifférence, comme ses compagnes du couvent.

MONSIEUR D'ORSANT

Vous croyez que mon neveu le Chevalier, par exemple...

MONSIEUR DE BOURVAL

Votre neveu est un polisson.

MONSIEUR D'ORSANT

Enfin, je ne sais ce qui vous arrivera ; mais si rien ne réussit de tout ce dont vous vous flattez, n'en soyez pas surpris.

MONSIEUR DE BOURVAL

Nous verrons.

MONSIEUR D'ORSANT

Je souhaite de tout mon coeur de me tromper, quand ferez-vous cette épreuve ?

MONSIEUR DE BOURVAL

À l'instant. Sophie est prévenue et doit amener ici Mademoiselle de Saint-Edme, pendant que j'irai finir une affaire chez mon notaire, et faire préparer le contrat.

MONSIEUR D'ORSANT

Ce soir je pourrai donc vous féliciter ?

MONSIEUR DE BOURVAL

Je l'espère.

MONSIEUR D'ORSANT

Allons, je viendrai vous revoir.

MONSIEUR DE BOURVAL

Vous me ferez grand plaisir.

MONSIEUR D'ORSANT

Tenez , voilà Sophie, donnez-lui vos derniers ordres ; mais souvenez-vous...

MONSIEUR DE BOURVAL

Oui, oui, à tantôt.

SCÈNE I.. Monsieur de Bourval, Sophie.

MONSIEUR DE BOURVAL

Ah, ça, ma chère Sophie, tu te souviendras de tout ce que je t'ai dit ?

SOPHIE

Oui, Monsieur.

MONSIEUR DE BOURVAL

Lorsque Mademoiselle de Saint-Edme entrera ici, observe l'impression qu'elle recevra, si c'est de la joie ou de la langueur ; si elle sera touchée de mon attention, si...

SOPHIE

Hé, Monsieur, vous m'avez déjà dit cela cent fois.

MONSIEUR DE BOURVAL

Il est vrai que je te l'ai répété un peu ; mais c'est le désir de la voir sortir de cet engourdissement où elle paraît être, qui fait...

SOPHIE

Je saiS vos raisons, et je devine vos projets.

MONSIEUR DE BOURVAL

Je serais bien présent à cette épreuve ; mais il faut qu'elle sente librement , qu'elle réfléchisse seule à ce qu'elle éprouvera, pour lors, je me présenterai, et s'il arrive qu'elle... Tu me vois transporté de cette idée !... Je sens !... Allons, je ne finirais pas, et c'est d'autant reculer mon bonheur. Je vais terminer une affaire en attendant ; adieu, je reviendrai dès que je le pourrai ; mais je veux lui donner tout le temps de sentir, de penser, d'examiner...

SOPHIE

Hé, Monsieur, allez-vous-en.

MONSIEUR DE BOURVAL

Tu as raison ; c'est que... Adieu.

SCÈNE III. Sophie, Le Chevalier.

SOPHIE

Le voilà parti. Quels moyens les hommes emploient pour nous séduire !... J'entends quelqu'un ; c'est Monsieur le Chevalier !

LE CHEVALIER

Oui, c'est moi, ma chère Sophie....

SOPHIE

Sortons d'ici, je vous prie.

LE CHEVALIER

Pourquoi ? Je ne connaissais pas cette pièce-ci.

SOPHIE

Oui, mais je n'y veux pas rester avec vous.

LE CHEVALIER

Je n'ai qu'un mot à vous dire.

SOPHIE

Hé bien, dépêchez-vous donc.

LE CHEVALIER

Mon oncle vient de sortir d'ici ; vous savez à quel point il m'aime ; j'ai parlé hier de Mademoiselle de Saint-Edme, devant lui avec transport, avec tout l'amour que je ressens pour elle.

SOPHIE

Vous l'aimez ?

LE CHEVALIER

Ah sûrement ! Je l'adore, je mais laissez-moi donc achever. Mon oncle a paru rêver ; aujourd'hui sa première sortie a été pour venir ici, je l'y ai vu entrer de ma fenêtre ; s'il était venu proposer à Monsieur de Bourval, de m'accorder Mademoiselle de Saint-Edme, et s'il y avait consenti, je mourrais de joie ! C'est ce que je veux savoir ; ils ont été renfermés ici longtemps, à ce qu'on m'a dit ; j'ai vu sortir mon oncle en riant ; j'ai été prêt à lui sauter au col ; mais je me suis retenu ; je veux auparavant apprendre de vous si je ne me trompe pas.

SOPHIE

Je ne sais pas de quoi ces Messieurs se sont entretenus ; mais je ne crois pas que le projet de Monsieur de Bourval soit conforme à vos désirs. Et Mademoiselle de Saint-Edme vous aime-t-elle ?

LE CHEVALIER

Hélas ! Je l'ignore : je cherche en vain dans ses yeux quelque espoir, ils ne me disent rien.

SOPHIE

Vous ne lui avez donc jamais parlé de votre amour ?

LE CHEVALIER

J'en ai toujours eu le projet, et la crainte de ne pas réussir, m'a fait préférer l'incertitude au désir d'éclaircir mon sort.

SOPHIE

J'entends du bruit.

LE CHEVALIER

C'est peut-être elle.

SOPHIE

Oui, vraiment. Je ne veux pas que vous soyez ici ensemble.

SCÈNE IV. Sophie, Mademoiselle de Saint-Edme, Le Chevalier.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME, avant d'entrer

Sophie ?

SOPHIE

Mademoiselle.

LE CHEVALIER

Que je la voie, seulement.

SOPHIE

Hé bien, entrez dans cette garde-robe, vous la verrez au travers des fleurs qui sont peintes sur la glace de la porte, et vous ne remuerez pas.

LE CHEVALIER

J'y consens.

Il entre dans la garde-robe.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Sophie ?

SOPHIE

Mademoiselle, par ici.

Elle va à la porte.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME, paraissant

Je te cherche depuis...

Toute troublée.

Ah !...

Elle entre.

SOPHIE

Qu'avez-vous donc ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Mais, Sophie ; c'est que... c'est... charmant !

SOPHIE

Oui, c'est fort joli.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Fort joli ?

SOPHIE

Oui, c'est beau, si vous voulez ; il y a bien de l'or.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

De l'or ? Ce n'est pas l'or qui me plaît ; ce font les fleurs, les odeurs, les peintures, les glaces ! Combien on se voit de fois !

SOPHIE

Ce n'est pas là ce qui vous y paraît le moins joli, dites la vérité.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

J'y passerais ma vie.

SOPHIE

Toute seule ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Toute seule ?... Mais je crois que oui.

SOPHIE

Et qu'y feriez-vous ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

J'y penserais, et beaucoup.

SOPHIE

Mais après avoir pensé ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

J'y dessinerais, j'y lirais, j'y chanterais, j'y écrirais.

SOPHIE

Vous y écririez, et à qui ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Je ne sais pas ; mais peut-être que je le saurais.

SOPHIE

Vous ne vous ennuieriez jamais !

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Non.

SOPHIE

Mais je ne vois rien de gai dans tout cela que le premier coup d'oeil.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Tout y est ravissant.

SOPHIE

Mais quoi ? Examinez.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Ces tableaux, par exemple ; la nature y est embellie, on voudrait toujours qu'elle fût comme cela, toujours aussi brillante. Ne trouves-tu pas que les figures ont quelque chose de divin ?

SOPHIE

Quel est le sujet de ce tableau-ci ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

C'est Vénus qui trouve Adonis endormi, et qui en devient amoureuse.

SOPHIE, souriant

Amoureuse ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Oui, amoureuse. Pourquoi ris-tu ?

SOPHIE

Moi ? Je ris.... Ah, Mademoiselle ! Regardez Vénus, elle vous ressemble comme si c'était votre portrait ; ne trouvez-vous pas ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME, avec distraction

Oui.

SOPHIE

Mais vous ne la regardez pas. Hé bien, répondez donc ? Vous regardez Adonis ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

C'est vrai ; c'est que je trouve... Je n'oserai jamais te le dire.

SOPHIE

Bon ! Allons, parlez, parlez.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Je trouve qu'il ressemble....

SOPHIE

À qui ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Au Chevalier de Gorville.

SOPHIE

Oui ; c'est vrai.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Je ne sais pourquoi ; mais je suis fâché qu'il dorme, si les yeux étaient ouverts...

SOPHIE

Vous croyez qu'il vous regarderait ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Mais...

SOPHIE

Vous le voudriez, achevez ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME, soupirant et se laissant aller sur une ottomane

Ah !

Ottomane : Grand siége, sans dossier, où l'on se repose à la manière des Orientaux. [L]

LE CHEVALIER, sortant du Cabinet, se jetant aux genoux de Mademoiselle de Saint-Edme

Vos voeux sont prévenus, Mademoiselle, je vous aime, je vous adore depuis que j'ai le bonheur de vous connaître et c'est pour toute ma vie. Approuvez-vous tout l'amour que vous m'inspirez ? Vous ne répondez point.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Ah, Sophie, je ne croyais pas ce boudoir si dangereux !

SOPHIE

Ce n'est pas pour vous qu'il l'est le plus.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Chevalier, vous m'avez surpris.

LE CHEVALIER

Il est vrai, mais me le pardonnez-vous ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

À quoi me servirait de vous aimer ?

LE CHEVALIER

À faire mon bonheur, je n'ose dire le vôtre ; mais c'est tout ce que je peux jamais désirer de plus vif.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Je ne comprends pas pourquoi je vous vois aujourd'hui si différemment de ce que je vous avais vu jusqu'à présent.

LE CHEVALIER

C'est que vous doutiez de mon coeur ; sans doute ; vous ne me rendiez pas justice, vous ne vous la rendiez pas à vous-même.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Levez-vous, Chevalier, je vous en prie.

LE CHEVALIER

Consentez que je vous fasse demander par mon oncle à Monsieur de Bourval.

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Hé bien, je ne m'y oppose pas.

LE CHEVALIER

Ah, je mourrai de joie de l'excès de mon bonheur, oui, je jure à vos pieds de vous adorer toute ma vie.

Il lui baise la main.

SCÈNE V. Mademoiselle de Saint-Edme, Monsieur de Bourval, Monsieur d'Orsant, Le Chevalier.

MONSIEUR DE BOURVAL, bas à Monsieur d'Orsant

Ne faites pas de bruit, elles sont encore ici.

Il avance et s'écrie.

Ah, Ciel, que vois-je ? Que faites-vous là , Mademoiselle ?

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

J'essaye votre boudoir, Monsieur, il est délicieux, et je vous ai la plus grande obligation.

MONSIEUR DE BOURVAL, interdit

Comment ?...

MADEMOISELLE DE SAINT-EDME

Oui, sans lui, je n'aurais peut-être jamais su que Monsieur le Chevalier m'aimait ; peut-être même n'y aurais-je pas été aussi sensible ; c'est à vous que je devrai tout mon bonheur.

MONSIEUR DE BOURVAL

Sophie ?...

SOPHIE

Monsieur, elle est sensible, elle en convient ; n'est-ce pas ce que vous en vouliez savoir ?

MONSIEUR D'ORSANT, à Monsieur de Bourval

Mon ami, ce polisson-là est plus dangereux que vous ne le croyiez.

LE CHEVALIER

Ah, mon oncle, vous m'aimez !...

MONSIEUR D'ORSANT

Je t'entends, et tu n'as pas besoin de t'expliquer.

À Monsieur de Bourval.

Allons, mon ami, imitez-moi, je donne tout mon bien à mon neveu ; accordez-lui Mademoiselle de Saint-Edme, vous remplirez entièrement les volontés de son père.

MONSIEUR DE BOURVAL, bas à Monsieur D'Orsant

Mais vous savez...

MONSIEUR D'ORSANT

C'était des désirs et non pas de l'amour que vous aviez, et vous retrouverez aisément avec une autre, ce que vous perdez avec elle.

MONSIEUR DE BOURVAL, bas

Paix donc.

MONSIEUR D'ORSANT

Cette épreuve était folle, je vous l'avais prédit.

MONSIEUR DE BOURVAL

J'en conviens à présent.

MONSIEUR D'ORSANT

Consentez de bonne grâce.

MONSIEUR DE BOURVAL

Allons, soyez heureux, et j'en serai charmé.

LE CHEVALIER

Ah, Monsieur ! Ah, mon oncle ! Ah, Mademoiselle !

Il les embrasse tous.

MONSIEUR D'ORSANT, souriant

Nous faisons des heureux , mon ami, nous le devenons nous-mêmes, n'est-ce pas ?

MONSIEUR DE BOURVAL

Oui , oui ; mais mon ami est un grand fripon.

Ils sortent tous.

Explication du proverbe : il bat les buissons et les autres prennent les oiseaux.

2 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0