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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Proverbe en prose· Quatrième Proverbe

Le Sourd

Louis Carrogis de Carmontelle· imprimée en 1771· 6 personnages

Personnages

  • MONSIEUR DE L'ORME
  • MADEMOISELLE DE L'ORME, fille de Monsieur de l'Orme
  • MONSIEUR DE MIRVILLE
  • MONSIEUR DUMONT
  • HENRIETTE, femme de chambre de Mademoiselle de l'Orme
  • MONSIEUR RONSIN, notaire

LE POULET.

SCÈNE PREMIÈRE. Monsieur de L'Orme, Mademoiselle. de L'Orme.

MONSIEUR DE L'ORME

Ah, ça ma fille, je n'ai point voulu vous parler de mariage jusqu'à présent ; mais vous verrez arriver aujourd'hui le fils de Monsieur Dumont, qui est un garçon sage, aimable que je vous destine ; il vient ici par le carrosse de Tours, préparez vous à le bien recevoir.

MADEMOISELLE DE L'ORME

Mais mon père, je ne veux point me séparer de vous, et je n'ai point envie de me marier.

MONSIEUR DE L'ORME

Vous ferez ravie de vous marier ? Je le crois bien. Je voudrais voir le contraire, quand c'est moi qui a arrangé cette affaire depuis plus de dix ans.

MADEMOISELLE DE L'ORME

Je ne dis pas cela, mon père, je dis que rien ne presse, et que je veux rester avec vous.

MONSIEUR DE L'ORME

Vous marier paraît doux ; parce que c'est ma volonté apparemment ?

MADEMOISELLE DE L'ORME

Mais mon père...

MONSIEUR DE L'ORME

Hem ?

MADEMOISELLE DE L'ORME

Je ne dis pas cela.

MONSIEUR DE L'ORME

Vous aimez cela ; mais voilà ce qu'une fille ne doit pas dire ; mais aujourd'hui je vous le passe. Il ne faut pourtant pas que Monsieur Dumont le sache ; mais il faut le bien recevoir.

MADEMOISELLE DE L'ORME

Vous ne m'entendez pas.

MONSIEUR DE L'ORME

Que je ne m'y attende pas ?

MADEMOISELLE DE L'ORME

Je vous dis, mon père, que je ne veux pas me marier si tôt.

MONSIEUR DE L'ORME

Il faut vous marier au plutôt ? Hé bien, puis que vous êtes si pressée, je ne veux pas perdre de temps, je suis de votre avis ; je m'en vais chez mon Notaire faire dresser les articles, je ne veux pas que cela traîne ; peste ! Avec cet empressement là, on ne sait pas ce qu'il peut arriver.

MADEMOISELLE DE L'ORME

Mais, mon père, écoutez donc mes raisons.

MONSIEUR DE L'ORME

Oh, je le crois bien, que vous trouvez que j'ai raison. À la bonne heure ; c'est toujours bien fait de s'expliquer, on ne se querelle jamais que faute de s'entendre. Je n'ai plus que faire de vous recommander de bien recevoir Monsieur Dumont. Adieu, adieu, je reviendrai bientôt.

SCENE II. Mademoiselle de L'ORME, Henriette.

HENRIETTE

Hé bien, Mademoiselle ; avez-vous parlé à Monsieur votre père ? Est-il vrai que son Monsieur Dumont arrive aujourd'hui ?

MADEMOISELLE DE L'ORME

Il n'est que trop vrai.

HENRIETTE

De quoi êtes-vous convenue avec lui ?

MADEMOISELLE DE L'ORME

De rien ; je n'ai jamais pu m'en faire entendre.

HENRIETTE

Cela est quelquefois commode d'avoir un père ou un mari sourd ; mais non pas dans ce moment-ci, où il n'y a pas de temps à perdre. Cependant il faut que vous sachiez une chose ; c'est que votre amant du couvent est ici.

MADEMOISELLE DE L'ORME

Le Chevalier de Mirville ! Et comment cela ?

HENRIETTE

Il a appris à Tours, que Monsieur Dumont mariait son fils à Paris, à la fille de Monsieur de l'Orme, il est parti sur le champ ; il veut vous parler, il croit que vous le trahissez et que vous consentez à ce mariage ; je l'ai vu, il va venir ici dans le moment.

MADEMOISELLE DE L'ORME

Ah, qu'il s'en garde bien ! Mon père va rentrer : Henriette va plutôt le trouver, dis-lui bien...

HENRIETTE

Ma foi, Mademoiselle, dites lui vous-même ; car le voilà.

SCÈNE III. Mademoiselle de L'Orme, Monsieur de Mirville, Henriette.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Oui, Mademoiselle ; c'est moi qui veut savoir de vous6même, si vous m'abandonnez, si vous m'avez assez peu aimé pour consentir aujourd'hui à en épouser un autre ?

MADEMOISELLE DE L'ORME

Ah, Chevalier, pouvez-vous avoir cette pensée ? Mais si vous m'aimez encore, à quoi m'exposez-vous par cette imprudence Mon père peut nous surprendre, fuyez promptement.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Ne craignez rien, il ne me connaît pas, et il me fera facile de le tromper : mais dites-moi donc quel est votre dessein et comment parer ce mariage odieux ? Il n'y a rien que je ne fasse pour le rompre si vous y consentez, et si vous m'aimez encore.

MADEMOISELLE DE L'ORME

Ah, Chevalier, si je vous aime !... mais comment parvenir seulement à éloigner ce mariage ?

MONSIEUR DE MIRVILLE

En ayant la fermeté de refuser celui qu'on vous propose.

MADEMOISELLE DE L'ORME

Mais, si mon père veut absolument me forcer...

MONSIEUR DE MIRVILLE

Vous forcer ! Le peut-il ? Est-il maître de vous faire signer malgré vous ? Il vous mettra dans un couvent ; mais peut-il vous faire religieuse sans votre consentement ? Il est question du bonheur de votre vie, du mien, vous dites que vous m'aimez, et vous croyez que je souffrirai...

MADEMOISELLE DE L'ORME

Comment ?...

MONSIEUR DE MIRVILLE

Non, ne croyez pas que Dumont vous épouse tant que je vivrai.

HENRIETTE

Mais, Mademoiselle, Monsieur le Chevalier a raison ; qui peut engager Monsieur votre père, à faire ce mariage ? Connaît-il seulement celui qu'on vous destine ? C'est le fils d'un de ses anciens amis ; mais il ne l'a jamais vu. On marie ses enfants, comme on vend son cheval ; on dit toujours que c'est la meilleure acquisition qu'on puisse proposer, et l'on ne cherche qu'à s'en défaire et à se tromper l'un l'autre.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Et l'on défunit deux coeurs, que le Ciel sembloit avoir formé, pour faire leur bonheur.

HENRIETTE

J'entends quelqu'un. Ah, c'est Monsieur votre père, Mademoiselle !

MONSIEUR DE MIRVILLE

Soyez tranquille et laissez-moi faire.

SCÈNE IV. Monsieur de L'Orme, Mademoiselle de L'Orme, Monsieur de Mirville, Henriette.

MONSIEUR DE L'ORME embrassant Monsieur de Mirville

Hé le voilà, ce cher enfant ! Embrasse-moi.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Monsieur. . . .

HENRIETTE

D'où connaît-il donc le Chevalier, Mademoiselle ?

MADEMOISELLE DE L'ORME

Je n'en sais rien.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Monsieur, j'arrive dans l'instant de Versailles...

MONSIEUR DE L'ORME

De Marseille ! Mais tu rêves. Ton père m'a écrit que tu n'étais jamais sorti de Tours.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Mon père ?

MONSIEUR DE L'ORME

Par terre ? Ah, c'est que tu as voyagé par la Loire apparemment ; c'est une belle rivière. Hé bien, dis moi donc, pourquoi ne vient-il pas aussi le bonhomme Dumont ? Est-ce qu'il est toujours aussi indéterminé que de mon temps ? C'est insupportable !

HENRIETTE, à Monsieur de Mirville

Il vous prend pour son gendre futur, profitez de la circonstance.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Il engage fort à le tromper, toujours.

MONSIEUR DE L'ORME

Tu ne dis rien. Est-ce que tu n'es pas content de ma fille ? Quant à moi, je la trouverais bien dégoûtée si elle ne t'aimait pas déjà.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Monsieur, elle a trop d'appas...

MONSIEUR DE L'ORME

Quand nous serons le Contrat ? Ah, voilà un empressement qui me plaît ; mais ce fera tout à l'heure, je viens de chez mon notaire qui doit se rendre ici, tout est arrangé.

SCÈNE V. Monsieur de L'Orme, Mademoiselle de L'Orme, Monsieur de Mirville, Monsieur Ronsin, Henriette, Un Laquais.

LE LAQUAIS

Monsieur Ronsin.

MONSIEUR DE L'ORME

Qu'est-ce que tu dis ? Approche ici.

LE LAQUAIS

Monsieur Ronsin, Monsieur.

MONSIEUR DE L'ORME

Ah, le voilà, Monsieur Ronsin ! Vous ne pouviez pas venir plus à propos. Asseyons nous. Tenez, voilà mon gendre.

MONSIEUR RONSIN

Monsieur, Mademoiselle votre fille doit en être contente.

MONSIEUR DE L'ORME

Combien il a de rente ? Voilà bien comme sont les gens d'affaires, ils n'estiment un homme que selon le revenu qu'il a ; pour moi celui-ci me plaît fort.

HENRIETTE, à Monsieur de Mirville

Cet homme-ci est incorruptible, je vous en avertis, et je ne sais pas comment vous sortirez de ceci.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Ma foi, ni moi non plus. Nous verrons.

MONSIEUR RONSIN

Monsieur, je n'ai pas mis vos qualités ; parce que je ne les savais pas. Il ne manque que cela au contrat.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Je vous les dicterai.

MONSIEUR DE L'ORME

Qu'est-ce qu'il dit ?

MONSIEUR RONSIN

Qu'il va me dicter ses qualités.

MONSIEUR DE L'ORME

Que vous êtes entêté ? Il vous connaît bien.

MONSIEUR RONSIN

Allons, Monsieur, quand il vous plaira.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Mettez, Germain de Monfort, Chevalier de Mirville.

MONSIEUR RONSIN

Mais ce n'est pas ce nom là que Monsieur de l'Orme m'avait dit.

MONSIEUR DE MIRVILLE

C'est qu'il ne le savait pas.

MADEMOISELLE DE L'ORME

Henriette, je tremble.

MONSIEUR DE L'ORME

Qu'est-ce qu'il dit ?

MONSIEUR RONSIN

Qu'il s'appelle Monfort de Mirville.

MONSIEUR DE L'ORME

Mirtil, c'est un nom de Berger ; tant mieux, ce fera un mari constant, ma fille. Mais pourquoi Mirtil ?

MONSIEUR DE MIRVILLE

C'est un nom de terre.

MONSIEUR DE L'ORME

C'est le nom de ton père, je ne savais pas cela, moi ; pourquoi diable a-t-il deux noms ?

MONSIEUR RONSIN

Vos qualités ?

MONSIEUR DE MIRVILLE

Capitaine de Grenadiers au Régiment de Forêt.

MONSIEUR RONSIN

Fort bien.

MONSIEUR DE L'ORME

Après ?

MONSIEUR RONSIN

Capitaine de Grenadiers au Régiment de Forêt.

MONSIEUR DE L'ORME

Maître particulier des Eaux et Forêts ; c'est une belle charge ; mais ton père ne m'avait pas mandé un mot de cette Charge. À la bonne heure...

MONSIEUR RONSIN

Monsieur de l'Orme, je ne comprends rien à cela.

MONSIEUR DE L'ORME

Vous entendez bien cela, et moi aussi.

MONSIEUR RONSIN

Mais il n'y a pas un mot de tout ce que vous m'avez dit chez moi.

MONSIEUR DE L'ORME

Je suis servi sur les deux toits ? Hé mais je le crois bien, je ne fais que de bonnes affaires, moi ; signons, signons.

MONSIEUR RONSIN

Mais auparavant, songez à ce que vous allez faire, je ne vous conseille pas de signer.

MONSIEUR DE L'ORME

Si mon gendre voudra signer ?

MONSIEUR DE MIRVILLE

Ah, Monsieur, je ne demande pas mieux, et rien ne peut m'arrêter.

MONSIEUR DE L'ORME

Oui, oui, vous avez raison, il est vieux et ne fait que radoter ; signons, signons.

Ils signent tous.

MONSIEUR RONSIN

Ma foi, comme vous voudrez, cela ne me fait rien du tout.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Monsieur Ronsin, il n'y a pas de votre faute, laissez les choses comme elles sont.

MONSIEUR RONSIN

Moi, Monsieur, quand un acte est passé et signé, je ne peux rien y changer ; si tout cela vous rend heureux, Mademoiselle et vous, j'en serai charmé. Serviteur.

Il sort.

SCÈNE VI. Monsieur de L'Orme, Mademoiselle de L'Orme, Henriette, Monsieur de Mirville.

MONSIEUR DE L'ORME

Qu'est-ce qu'il vous a dit là ? Vous l'avez connu d'abord ; il est vrai qu'il est d'un entêtement à impatienter. Ah, il faut que je lui dise un mot.

Il va pour sortir et il revient.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Croyez-vous à présent que notre bonheur ne soit pas entièrement assuré ?

MADEMOISELLE DE L'ORME

Je n'ose encore m'en flatter. Mon père revient.

MONSIEUR DE L'ORME

Oh, je lui parlerai demain. Oui, mes enfants, je ne veux pas vous quitter.

SCÈNE VII. Monsieur de L'Orme, Mademoiselle de L'Orme, Monsieur de Mirville, Henriette, Monsieur Dumont, Un Laquais.

LE LAQUAIS

Monsieur Dumont, Monsieur.

MONSIEUR DE L'ORME

Hé bien le voilà. Pourquoi crier si fort ? Il semble qu'il parle à un sourd.

À Monsieur Dumont.

Ah, Monsieur, qu'est-ce que vous voulez ?

MADEMOISELLE DE L'ORME

Ah, Chevalier !

HENRIETTE, à Monsieur Dumont

Vous voyez que Monsieur de l'Orme n'aime pas qu'on crie en lui parlant.

MONSIEUR DE L'ORME

Hé bien, parlez donc.

MONSIEUR DUMONT

Monsieur, je n'ai pas l'honneur d'être connu de vous ; mais vous saurez qui je suis, quand vous aurez lu la lettre de mon père.

MONSIEUR DE L'ORME

Une lettre d'affaire, nous verrons cela demain.

Il met la lettre dans sa poche.

MONSIEUR DUMONT

Mais, Monsieur.

MONSIEUR DE L'ORME

Vous voulez peut-être une réponse. Allons, allons. Mon gendre, vous voulez bien ?

MONSIEUR DUMONT

Son gendre !

MONSIEUR DE L'ORME

II lit.

Hum, hum, hum, ... Ah, le pauvre bonhomme ! Hum, hum... Fort bien, fort bien. C'est une lettre de votre père : mais pourquoi ne me l'avez-vous pas remise ? Ah, c'est que vous l'aviez oubliée, et vous l'avez envoyé chercher.

À Monsieur Dumont.

Allons, c'est bon, laissez-nous.

MONSIEUR DUMONT

Comment, Monsieur, auriez vous pris mon nom pour ?...

MONSIEUR DE MIRVILLE

Non, Monsieur, et vous pouvez voir le contrat qui vient d'être signé ; j'aimais Mademoiselle et son père vient de me l'accorder.

MONSIEUR DUMONT

J'entends, Monsieur, je serais fâché de troubler votre bonheur ; mais Monsieur de L'Orme a tort de venir me faire essuyer un affront ; oui, Monsieur de L'Orme.

MONSIEUR DE MIRVILLE

Qu'est ce qu'il a donc ?

MONSIEUR DUMONT, criant

Monsieur, je me nomme Dumont ?

MONSIEUR DE L'ORME

Vous ?

MONSIEUR DUMONT, criant

Oui, Monsieur, et il n'est pas honnête à vous de me faire venir ici pour me manquer de parole.

MONSIEUR DE L'ORME

Comment ?

MONSIEUR DUMONT, criant

Vous venez d'accorder Mademoiselle votre fille, à Monsieur.

MONSIEUR DE L'ORME

Sans doute, est-ce que vous êtes son frère ?

MONSIEUR DUMONT, criant

Non, Monsieur, mais il ne se nomme pas Dumont.

MONSIEUR DE L'ORME

Je le sais bien.

MONSIEUR DUMONT, criant

Et c'est moi qui venait pour l'épouser.

MONSIEUR DE L'ORME

Et pour me quereller. Allons, allons ; laissez-nous. Va j'écrirai à ton père. Ah, parbleu, j'aurais eu là un joli gendre, moi qui aime la paix.

MADEMOISELLE DE L'ORME

Monsieur, je ne savais pas que mon père vous choisirait quand j'ai aimé Monsieur le Chevalier, et lui-même n'a rien fait dont vous puissiez vous plaindre.

MONSIEUR DUMONT

Je le crois, Mademoiselle, j'ai l'honneur de le connaître ; et en vous voyant, je sens tout ce que je perds ; mais rien ne me fera troubler une si belle union ; je suis seulement fâché que vous ayez pu le craindre un instant, et je me retire.

SCÈNE VIII. Monsieur de L'Orme, Mademoiselle de L'Orme, Monsieur de Mirville, Henriette.

MONSIEUR DE L'ORME

Mais voyez un peu ce petit Monsieur là qui arrive de Tours pour me quereller. Est-ce ma faute à moi ? Que n'arrivait-il plutôt.

MADEMOISELLE DE L'ORME

Ah, mon père !

MONSIEUR DE MIRVILLE

Ah, Monsieur !

MONSIEUR DE L'ORME

Demain nous éclaircirons tour cela.

MONSIEUR DE MIRVILLE

J'espère que vous ferez content.

MONSIEUR DE L'ORME

C'est attendre longtemps ? Vous êtes impatient : mais je vous le pardonne ; parce que vous m'avez débarrassé de ce petit Dumont qui ne me convenait point du tout ; mais laissons tout cela, et allons nous-en souper.

texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0