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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Comédie en vers· Comédie en Cinq Actes et en vers

Le Célibataire

Claude-Joseph Dorat· créée en 1775, imprimée en 1776· 5 actes· 1 953 vers· 10 personnages

Représentée pour la première fois par les Comédiens Français, le 20 septembre 1775

Personnages

  • TERVILLE, Célibataire. M. Molé
  • MONTBRISSON, son Oncle, M. Brizard
  • LE COMTE DE VERSEUIL, M. Larive
  • MONSIEUR DE SAINGÉRANS, M. Préville
  • MADAME DE VERSEUIL, Mad. Préville
  • JULIE, Mlle. Doligni
  • NÉRINE, Mlle. Fanier
  • LAFLEUR, Valet de TERVILLE. M. Dugason
  • UN LAQUAIS de VERSEUIL
  • UN AUTRE LAQUAIS de Montbrisson
Dédicace

ÉPITRE DÉDICATOIRE À LA REINE.

ASTRE heureux qui luis sur la France, Toi, dont les regards indulgents Feront éclore les talents, Et deviendront leur récompense ; Pour que mon bonheur soit entier, Reporte-les sur cet Ouvrage ; De ta faveur daigne appuyer L'honneur de ton premier suffrage. Ta présence ajoute au laurier, Et le respect t'en doit l'hommage. Ce Dieu qui garantit les moeurs, Frère de l'amour, mais plus sage, Eut trouvé des contradicteurs, Chez le François un peu volage ; Mais, aujourd'hui paré de fleurs, Et ceint d'une double couronne, L'hymen, montrant à ses Censeurs, Deux époux heureux sur le Trône, A repris ses droits dans les coeurs. Ô vous, dont les lois fortunées Nous promettent des jours brillants, Couple auguste d'époux amants, Puisse la main des destinées Respecter vos liens charmants, Et si bien enchaîner le temps, Que vos amours et vos années Restent toujours à leurs printemps !
Préface

On s'est hâté de faire beaucoup de critiques de cet Ouvrage. Si elles sont justes, il est inutile que j'y réponde. Si elles ne le sont point, l'Ouvrage répondra.

ACTE I.

La Scène représente un Vestibule, terminé par un Jardin.

SCÈNE PREMIÈRE.

SCÈNE II. Verseuil, un Valet qui entre précipitamment.

VERSEUIL

Point de raisonnement.

Le valet sort.

SCÈNE III.

SCÈNE IV. Verseuil, Nérine.

VERSEUIL

Encore ?

VERSEUIL, avec un empressement inquiet

Qui ? L'aime-t-on ici ?

VERSEUIL, à part

Je doute de cela.

VERSEUIL, à part

Sortons : malgré ma joie et mon impatience, Je dois pour le moment éviter leur présence.

Il sort. Nérine se retire lentement, et regarde Madame de Verseuil avec humeur.

SCÈNE V. La Comtesse de Verseuil sous le nom de la Marquise de Rosanne, Montbrisson.

MADAME DE VERSEUIL

Pour qui ?

MADAME DE VERSEUIL

Vous le ramènerez.

MONTBRISSON

Il veut la marier.

MADAME DE VERSEUIL, avec surprise et gaieté

Le Comte de Verseuil !

MADAME DE VERSEUIL, souriant

On ne peut davantage.

MONTBRISSON

Il est aimable.

MADAME DE VERSEUIL

Fort.

MADAME DE VERSEUIL

On l'assure.

MADAME DE VERSEUIL

Vous m'en dispenserez.

SCÈNE VI.

SCÈNE VII. Madame de Verseuil, Verseuil.

VERSEUIL

Le voici.

VERSEUIL

Écoutez !

MADAME DE VERSEUIL

Vous ici !

MADAME DE VERSEUIL, gaiement

Je reviens à propos pour votre hymen.

VERSEUIL

Un mot.

MADAME DE VERSEUIL

Rien n'est plus sérieux.

MADAME DE VERSEUIL

Ah ! je respire enfin.

VERSEUIL, avec vivacité

Et quelles, s'il vous plaît ?

MADAME DE VERSEUIL

Ceci devient prenant, Devinez.

VERSEUIL

Non.

MADAME DE VERSEUIL

Cherchez bien.

VERSEUIL

Je me rends.

MADAME DE VERSEUIL

Déjà ?

MADAME DE VERSEUIL

Monsieur de Saingérans.

VERSEUIL, avec ironie

Ici ? Je le redoute.

MADAME DE VERSEUIL

Et cet Oncle entêté.

SCÈNE VIII. Les mêmes, Nérine.

MADAME DE VERSEUIL

Pourquoi ?

MADAME DE VERSEUIL

Je vais la prévenir.

Monsieur et Madame de Verseuil se font une révérence bien cérémonieuse, et sortent chacun de leur côté.

SCÈNE IX. Nérine, Verseuil.

SCÈNE X. Lafleur, Nérine.

LAFLEUR, sans être vu, en faisant claquer son fouet

Vite, à boire au Courier ?

NÉRINE

Bon !

LAFLEUR, se rapprochant

Je te le dirais bien.

NÉRINE, se rapprochant

Et je n'entendrais pas.

LAFLEUR

Quoi ?

LAFLEUR

Ou rien. Voilà le diable.

À Nérine qui s'en va.

Où vas-tu donc ?

NÉRINE

D'accord.

LAFLEUR

Écoute-moi.

ACTE II

SCÈNE PREMIÈRE. Julie, Nérine.

JULIE, toujours sérieusement et d'un ton froid

Tant-mieux.

NÉRINE

Un peu las.

SCÈNE II. Terville en habit de campagne très élégant ; Montbrisson, Julie.

MONTBRISSON, à Julie

Le voilà de retour.

TERVILLE

Mais non.

TERVILLE

Au plus.

MONTBRISSON, riant et regardant Julie

Bon !

MONTBRISSON, avec ironie

Aussi vous y voit-on souvent !

TERVILLE

Assez.

SCÈNE III. Montbrisson, Terville.

MONTBRISSON

Comment ?

MONTBRISSON

Quel est-il ?

TERVILLE

Saingérans.

TERVILLE

Lui-même.

MONTBRISSON

Beaucoup.

MONTBRISSON, s'impatientant

Oui, oui.

MONTBRISSON

Adieu.

SCÈNE IV.

SCÈNE V. Verseuil, Terville.

TERVILLE, froidement

Ah ! Monsieur, vous voilà.

TERVILLE

Au but.

VERSEUIL

Calme-toi.

VERSEUIL

Je le sais.

TERVILLE

Oui.

VERSEUIL, avec une sorte d'inquiétude

Et pour réponse.

TERVILLE

Rien.

VERSEUIL

Peut-être.

TERVILLE

Tu ris ?

VERSEUIL, riant plus fort

Ce que tu dis est plein d'extravagance.

VERSEUIL, riant toujours plus fort

Tes discours sont si fous !

VERSEUIL

Oui

SCÈNE VI. Les mêmes ; Madame de Verseuil.

MADAME DE VERSEUIL

Les propos sont gais.

SCÈNE VII. Madame de Verseuil, Terville.

MADAME DE VERSEUIL

Adieu. Je me retire.

TERVILLE

Quoi ?... ma foi, je m'y perds, sa gaieté m'étourdit.

Il rencontre son oncle qui lui fait un accueil très froid, et il sort.

SCÈNE VIII. Montbrisson, Madame de Verseuil.

ACTE III

SCÈNE PREMIÈRE. Julie, Nérine.

JULIE, essuyant ses yeux

Quel conte !

NÉRINE

Je le vois.

SCÈNE II. Madame de Verseuil, les mêmes.

JULIE, à Nérine

Laissez-nous.

SCÈNE III. Madame de Verseuil, Julie.

JULIE

Non.

MADAME DE VERSEUIL

Je n'en crois rien.

MADAME DE VERSEUIL

Rassurez-vous.

JULIE

Ciel !

JULIE, se jetant dans les bras de Madame de Verseuil

Ouvrez-moi votre sein.

JULIE, très vivement

N'allez, point le nommer.

JULIE

Madame, puisqu'enfin vous avez deviné, Voyez combien mon coeur doit être infortuné ! Victime d'une erreur qui le perdra lui-même, Je ne peux sans rougir nommer celui que j'aime ; Je ne peux espérer d'être jamais à lui, Tour ce qui m'enchantait, me désole aujourd'hui. Je le vis en ces lieux dès ma plus tendre enfance, Et trouvai par instinct du charme à sa présence. Quelquefois il venait se mêler à mes jeux ; Il semblait pressentir jusqu'à mes moindres voeux. Même avant de l'aimer, je cherchais à lui plaire. Pouvais-je alors prévoir cet affreux caractère, Qui de mes plus beaux jours corrompra la douceur, Et m'offre l'avenir sans l'espoir du bonheur ? Hélas ! J'ignorais tout, et l'amour et moi-même, Cette douce ignorance était mon bien suprême. La raison vint trop tôt me dessiller les yeux ; Mon coeur fut qu'il aimait et cessa d'être heureux. Il me fallut combattre un penchant trop aimable ; Le premier voeu du coeur pour moi devint coupable, Et Terville, adoré de moments en moments, Mêlait de l'amertume aux plus doux sentiments. Combien de fois, ô Ciel ! dans les bals, dans les fêtes, M'osa-t-il raconter ses nouvelles conquêtes ! En croyant me distraire, il venait m'accabler ; Il riait.... et mes pleurs étaient prêts à couler. D'après, ce libre aveu, vous connaissez ma flamme ; Cachez-en le secret dans le fond de votre âme, Sur-tout à Montbrisson ; qu'il n'en soupçonne rien. C'est trop de mon tourment sans y joindre le sien.

MADAME DE VERSEUIL

N'en dites point de mal.

MADAME DE VERSEUIL

J'en réponds.

MADAME DE VERSEUIL

Votre haine l'offense.

MADAME DE VERSEUIL, riant

On saura le réduire.

MADAME DE VERSEUIL

Ceci vaut qu'on y pense.

MADAME DE VERSEUIL

Vous le saurez après.

JULIE

Mais.....

MADAME DE VERSEUIL

Je sers votre amour.

JULIE, en souriant

L'amitié me décide.

SCÈNE IV. Les mêmes, Verseuil.

MADAME DE VERSEUIL, haut

Prenez-y garde au moins ?

JULIE, dont Verseuil baise la main avec transport

En effet. Lui-même.

SCÈNE V. Les mêmes, Terville.

MADAME DE VERSEUIL

Pour signer.

TERVILLE, avec trouble

Pour signer !... Je suis prêt.

TERVILLE, à part

Comme ami !

TERVILLE, toujours avec contrainte

Admirer des flâmes si subites ?

Regardant Julie qu'il surprend dans la rêverie.

je les admire aussi..... Julie a l'air très gai.

TERVILLE, l'arrêtant

Mademoiselle, un mot.

VERSEUIL, l'emmenant

Suis-nous pour l'en instruire.

TERVILLE, la retenant

Non, je voudrais ici....

Monsieur et Madame de Verseuil, en s'éloignant, encouragent Julie par des signes.

SCÈNE VI. Julie, Terville.

TERVILLE

Il est riche.

SCÈNE VII.

SCÈNE VIII. Teville, Nérine.

SCÈNE IX. Saingérans, Terville.

TERVILLE

Oui !

SAINGÉRANS, se frottant les mains

Parfois, dans les coulisses, À titre d'amateur.

TERVILLE, qui a paru rêveur et surpris pendant le couplet de Saingérans

Plaisantez-vous ?

SAINGÉRANS

Moi ! non.

TERVILLE

Peut-être.

SAINGÉRANS

Pourquoi donc ?

TERVILLE, à part

Oh ! Nous sommes perdus.

SAINGÉRANS, s'en allant

Je l'apporte.

ACTE IV

SCÈNE PREMIÈRE. Montbrisson, Madame de Verseuil.

MADAME DE VERSEUIL, très embarrassée

Les moeurs, l'âge .... oui, fort bien. Mais Julie.....

MADAME DE VERSEUIL

Monsieur... si cependant...

MONTBRISSON

Achevez.....

MADAME DE VERSEUIL, voulant parler et se retenant

À part.

Laissons lui son erreur ; Je crains, en l'éclairant, de déchirer son coeur.

SCÈNE II.

SCÈNE III. Madame de Verseuil, Terville.

MADAME DE VERSEUIL

Vous paraissez troublé !

MADAME DE VERSEUIL

Eh ! pourquoi ?

MADAME DE VERSEUIL, ironiquement

Voyons : vous m'effrayez.

MADAME DE VERSEUIL, toujours avec une ironie gaie

Je vois avec chagrin que cela vous désole. Et...

MADAME DE VERSEUIL

Vraiment ?

MADAME DE VERSEUIL

Votre amitié ?

MADAME DE VERSEUIL

Oh ! Divorce total.

TERVILLE

Il le faut.

MADAME DE VERSEUIL, seule

C'est une chose horrible Sans exemple ?

TERVILLE, avec l'inquiétude de la jalousie

Que vous en dit Julie ?

MADAME DE VERSEUIL

Elle en parle sans cesse.

TERVILLE

Je sens....

MADAME DE VERSEUIL

Mais ...

TERVILLE, lui baisant la main

L'aveu fut indiscret.

MADAME DE VERSEUIL

L'amour imaginaire.

MADAME DE VERSEUIL, gaiement

Rassurez-vous, j'y crois ; on vient.

SCÈNE IV. Julie, les mêmes.

JULIE, à Madame de Verseuil

Ah ! vous voici.

MADAME DE VERSEUIL, à Terville

Demeurez.

JULIE, à Madame de Verseuil

J'espérais vous trouver seule ici.

TERVILLE, à part

Quelle âme !

MADAME DE VERSEUIL

Si je crains !

SCÈNE V. Les mêmes, Saingérans, Verseuil.

Causant avec action dans le fond du théâtre. Ils ont tous l'air consterné, excepté Saingérans.

JULIE, s'éloignant, et allant s'asseoir à un métier de tapisserie

Monsieur !....

SAINGÉRANS

Quelle pudeur !

VERSEUIL, à part et avec humeur

Vraiment, il y paraît !

MADAME DE VERSEUIL

Qu'est-ce donc ?

SAINGÉRANS

Ce n'est rien.

TERVILLE, à Madame de Verseuil

Cette vie est tentante.

MADAME DE VERSEUIL

Et vraiment séduisante.

SAINGÉRANS

Paix donc.

JULIE, s'approchant

Ne perdons point de temps.

MADAME DE VERSEUIL

De grâce.

SCÈNE VI. Terville, Verseuil.

TERVILLE

Répondez.

TERVILLE

Je l'exige.

TERVILLE

Poursuivez.

SCÈNE VII.

SCÈNE VIII. Terville, Lafleur qui est entré sur la fin du monologue.

TERVILLE, furieux

Non. Non, Monsieur le coquin ; vous resterez garçon.

Il sort, et la Fleur suit.

ACTE V

SCÈNE PREMIÈRE. Nérine, Lafleur l'air consterné.

NÉRINE

Mais...

LAFLEUR

Mais oui.

SCÈNE II. Saingérans, Terville.

SAINGÉRANS

Qui donc ?

TERVILLE

Propos !

TERVILLE, avec humeur

Vous ! Encor ?

SCÈNE III.

SCÈNE IV. Julie, Saingérans.

SCÈNE V.

SCÈNE VI. Montbrisson, Julie.

JULIE, l'apercevant

Ciel ! Montbrisson !

JULIE, voulant se retirer

Si vous daigniez permettre ....

JULIE, troublée

À vous.

MONTBRISSON

À moi ! Donnez.

MONTBRISSON, saisissant la lettre

Je le veux.

JULIE, serrant et baisant la main de Montbrisson

Je vais...

MONTBRISSON

Julie !

SCÈNE VII.

SCÈNE VIII. Montbrisson, Terville.

MONTBRISSON, l'air ému

Terville !

TERVILLE

Quoi ?

TERVILLE

Laissons.

MONTBRISSON

Répondez.

TERVILLE

L'honneur !

TERVILLE

C'en est trop ! regardez, c'est tout ce que je veux. Sur la société jetez enfin les yeux. Considérez, Moniteur, les malheurs qu'il entraîne : Combien d'infortunés ont pleuré sur sa chaîne ! Voyez de tous côtés les scandaleux éclats, ( Je ne dis rien des maux que l'on n'aperçoit pas. ) Quels motifs parmi nous règlent les mariages ? L'orgueil, l'intérêt vil, quelques vains avantages ; Et qu'attendre d'un coeur, s'engageant sans attrait, Dans un âge, où promettre est... au moins indiscret. Dans ces arrangements si froids, si légitimes, Nous sommes, tour-à-tour, oppresseurs et victimes. De là, tant de Beautés que l'on voue aux douleurs, Qui perdent leur jeunesse, et vont perdre leurs moeurs Les enfants égarés par l'exemple des pères, Les regrets, le désordre et l'opprobre des mères, Les maris bafoués, et même par des sots, Des noms d'époux, traînés dans tous les Tribunaux, La femme qu'on accable après l'avoir vendue, Et que la loi renferme après l'avoir perdue : Celle qui, d'un jaloux redoutant l'oeil vengeur, Craint jusqu'à sa pensée, et l'enferme en son coeur, Celle enfin qui, suivant un charme involontaire, Cherche confusément l'objet qui doit lui plaire. Voyez quelle est la fin même des plus prudents, Des séparations au bout de quarante ans, Mille soucis secrets, d'éternelles alarmes, Les affronts, le mépris, le malheur et les larmes... Voilà pourtant, voilà l'effet le plus commun D'un noeud souvent horrible et toujours importun.

MONTBRISSON

C'en est trop !

MONTBRISSON

Demeurez...

MONTBRISSON lui donnant la lettre de Julie

Hé bien ! Pars, pars, mais lis.

MONTBRISSON

Terville !...

MONTBRISSON

Terville !

MONTBRISSON

Je triomphe ... des pleurs échappent de ses yeux.

Ici entrent Madame de Verseuil et Julie qui veut fuir en voyant Terville.

SCÈNE IX. Madame de Verseuil et Julie dans le fond du Théâtre, les mêmes, Terville sur le devant de la Scène, toujours les yeux attachés sur le billet.

MONTBRISSON, en apercevant Julie et allant à elle

Approche... Ne crains rien.

JULIE, résistant

Monsieur...

MONTBRISSON

Sois plus tranquille.

Il regarde la Marquise qui lui indique par un geste que Julie est instruite de tout.

JULIE, s'approchant et jetant un cri

Mon billet dans les mains de Terville !

À Montbrisson.

Vous me trahissez !

Tombant dans les bras de Madame de Verseuil.

Vous ! Je n'y survivrai pas.

MONTBRISSON

Ton ouvrage.

MONTBRISSON

Ciel !

MADAME DE VERSEUIL

À vos pieds.

MADAME DE VERSEUIL, à Julie

Il déteste ses torts.

JULIE, embrassant Madame de Verseuil

Et moi, je les oublie.

Terville retombe aux pieds de Julie et lui baise la main avec transport.

SCÈNE X. Les mêmes, Verseuil, Saingérans, Nérine et Lafleur.

SAINGÉRANS, apercevant Terville aux genoux de Julie

Bon ! Ne voilà t-il pas qu'il en veut à Julie ?

NÉRINE

Vivat !

MONTBRISSON, serrant son neveu dans ses bras

Viens, mon cher neveu, viens. Redevenu sensible, il ne te manque rien.

TERVILLE, s'approchant en riant de Madame de Verseuil

Madame.....

MADAME DE VERSEUIL

Eh ! oui, j'entends.

TERVILLE, à Verseuil

Pardonnons l'un à l'autre.

TERVILLE, regardant Monsieur et Madame de Verseuil

Il s'accroît par le vôtre.

1 953 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0