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Comédie en vers et en prose· Ou Valcour et Zéila

La Belle Esclave

Dumaniant· créée en 1787· 320 vers· 7 personnages

à Paris, sur le Théâtre des petits-comédiens de Monseigneur le Comte de Beaujolais, le 18 septembre 1787.

Personnages

  • SÉLIM, marchand d'esclaves
  • ALI, esclave et factotum de Sélim
  • VALCOUR, amant de Zéila
  • ZÉILA, jeune indienne, esclave de Sélim
  • FATMÉ, esclave de Sélim
  • ZISINE, esclave de Sélim
  • QUATRE MAROQUINS, personnages muets
Citation

Chassez le naturel, il revient au galop. Boileau, Satires.

AVERTISSEMENT

Le fond de cette pièce est tiré de trois héroïdes de Dorat. Il eût été facile d'en faire un Drame très touchant : comme chacun à sa manière d'envisager les objets, j'ai préféré de traiter la chose gaîment. Ce petit Opéra a fait fortune au Théâtre des petits comédiens de Monseigneur le comte de Beaujolais ; mais j'aime à convenir que ce succès est entièrement dû à la délicieuse musique dont Monsieur Philidor, en se jouant, a si fort embelli cette bagatelle.

LA BELLE ESCLAVE

SCÈNE PREMIÈRE. Valcour, Ali.

DUO.

VALCOUR, en esclave

Quoi ! Dans ces lieux !

VALCOUR

Moments délicieux !

Ensemble.

ALI

De par Mahomet, Monsieur le Français, modérer ces transports, ou je romps le marché que nous avons fait ensemble. Quoique vos mille sequins me tentent, je vous avouerai, cependant, que je tiens encore plus à la vie qu'à l'argent que vous me promettez ; et sachez que le patron du logis, le seigneur Sélim, le plus riche marchand d'esclaves de Maroc n'entend pas raison, et qu'il pourrait bien, par manière de conversation, nous faire empaler l'un et l'autre, cérémonie qui, à tout prendre, ne m'amuserait pas autrement.

VALCOUR

Mais êtes vous bien certain que celle que j'aime est au pouvoir de ce cruel et avare Sélim ?

ALI

Oui. Une jeune personne ?

VALCOUR

La beauté même.

ALI

C'est à quoi je prends peu garde.

VALCOUR

Son nom est Zéila ?

ALI

Eh ! Oui, oui. Trouvée dans une île déserte, par un corsaire.

VALCOUR

Oui ; dans une île déserte, où je l'abandonnai, après m'y avoir sauvé des horreurs du naufrage.

ALI

Oh ! C'était mal à vous.

VALCOUR

Mon crime fut involontaire. Un vaisseau monté par un capitaine de ma nation, vient y mouiller...

ALI

Vous allez à bord, et pendant que vous faîtes une reconnaissance avec les gens de l'équipage le vent fraîchit, on lève l'ancre, et le navire s'éloigne.

VALCOUR

Oui ; voilà ce qui m'arriva. J'eus beau crier, me plaindre...

ALI

Le capitaine insensible à vos larmes, fumant tranquillement sa pipe, n'en poursuivit pas moins sa route.

VALCOUR

Hélas ! Oui, le cruel !

ALI

Zéila sur le rivage, vous tendait ses beaux bras ; mais bientôt elle et l'île disparurent à vos regards.

VALCOUR

Qui vous aurait instruit ?

ALI

Parbleu ! Vous-même. Vous ne prenez pas garde que depuis vingt-quatre heures que j'ai l'honneur de vous connaître, vous m'avez au moins fait trente à quarante fois le récit de votre roman.

VALCOUR

C'est la vérité. Mais mes remords ont bien vengé Zéila.

ALI

C'est dans l'ordre, il faut que justice soit faite.

VALCOUR

Je viens mourir à ses pieds, ou en obtenir ma grâce.

ALI

Elle vous pardonnera, car elle pleure.

ALI

À cet égard, soyez sans inquiétude ; elle est femme, et ce sexe trouve son compte et du plaisir à pardonner.

VALCOUR

Je venais pour l'arracher à cet infâme séjour. J'ai fait offrir deux mille sequins pour sa rançon, c'est tout ce que je possède en ce moment, et le barbare me la refuse.

ALI

Le barbare n'a pas tant de tort ; il en est amoureux : mais vos mille sequins mont touché l'âme ; ce soir à dix heures, Zéila, vous et moi, serons dans une barque, à dix milles d'ici, ou nous ferons empalés, ou dans un sac au fond de l'eau.

VALCOUR

Cruelle alternative !

ALI

Elle n'est pas consolante, à la vérité.

VALCOUR

Celle que j'aime périrait par un affreux supplice !

ALI

Ce n'est point elle qui m'inquiète.

VALCOUR

Qui donc ?

ALI

C'est de moi dont je suis inquiet. Que vous périssiez tous deux dans l'entreprise, à la bonne heure ! Il n'y a rien à dite, vous êtes amoureux, et j'y donne les mains ; mais que moi, qui n'ai presque jamais eu rien à démêler avec l'amour, j'aille vous tenir compagnie en l'autre monde ; cela n'est pas mon avis. N'importe, mille sequins font une fortune pour va pauvre hère qui ne possède rien, et je me hasarde à tout.

VALCOUR

Ma reconnaissance...

ALI

Je m'en passerai, votre argent me suffit. Sachez seulement vous contenir aujourd'hui. Songez que je vous introduis chez le patron en qualité d'eunuque, et que pour peu que vous vous échappiez, le moins qui peut vous arriver, est de le devenir tout de bon.

VALCOUR

Ne craignez rien.

ALI

De ce côté-là, ce sont vos affaires. Paix ! Quelqu'un vient. Ce font deux esclaves de Sélim, contentez-vous devant elles. Mais non, retirez-vous ; elles sont clairvoyantes, femmes, et par conséquent indiscrète. Allez m'attendre dans la pièce voisine.

VALCOUR

Hâtez, je vous prie, l'instant où je vais revoir tout ce que j'aime au monde ; songez que le bonheur de ma vie en dépend.

ALI, le poussant

Eh ! Oui, oui.

SCÈNE II.

Fatmé et Zisine entrent et suivent Valcour.

ALI

Le bonheur de ma vie ! Voilà quelque chose de bien intéressant pour moi ! Qu'il me parle de ses mille sequins, à la bonne-heure ; voilà ce qui touche, voilà ce qui attache, voilà ce qui séduit mon coeur comme le mien.

SCÈNE III. Ali, Fatmé, Zisine.

ZISINE

Ali, quel est cet homme que je viens de voir ? Est-il de la maison ?

ALI

C'est un nouvel esclave dont le patron du logis vient de faire l'emplette. Est-il de votre goût ? A-t-il le bonheur de vous plaire ?

FATMÉ

On ne peut davantage. On va donc moins s'ennuyer ici.

ZISINE

On n'y voyait auparavant que Sélim et toi, et vous n'êtes pas fort aimables l'un et l'autre.

ALI

Il est vrai que nous ne nous en piquons pas.

FATMÉ

Tu continueras de cultiver les fleurs du jardin de Zisine, et le nouvel esclave...

ZISINE

Aura soin du vôtre, n'est-il pas vrai ?

ALI

Vous en disposez toutes deux comme si vous en étiez les maîtresses. Sélim le destine à veiller sur son épouse. C'est un de ces gardiens de sérail : il n'entend rien au jardinage ; mais il chante à ravir.

FATMÉ

J'aime peu la musique ; mais il amusera Zisine.

ZISINE

Oh ! Non ; je vous le cède.

FATMÉ

C'est dommage pourtant. Comme la mine trompe !

ZISINE

Mais, dis-tu, Sélim se marie ? Qu'elle est la femme qu'il épouse ?

ALI

Peu vous importe ; il est si laid, si désagréable !...

FATMÉ

Mais... Non, pas tant pour un mari.

ZISINE

Il est vrai qu'il vaut mieux l'avoir comme cela, que de n'en pas avoir du tout ; et puis il est riche et fort vieux.

ALI

Il est vrai ; c'est quelque chose que cela. Si bien donc que si Sélim laissait tomber son choix sur l'une de vous deux ; il ne courrait pas le risque de vous chagriner.

TRIO.

ALI, à part, à Fatmé

Ah ! Madame, comptez sur moi.

ALI, à part, à Zisine

Ah ! Je suis à vous pour jamais.

ZISINE

Moi ?

FATMÉ

Vous.

FATMÉ

Moi !

ZISINE

Vous.

FATMÉ, à part

Elle le croie.

ZISINE, à part

Elle s'y fie.

FATMÉ, à part

Que je la hais !

ZISINE, à part

Que je l'abhorre.

SCÈNE IV.

ALI

Bon ! M'en voilà débarrassé. Leur haine contre Zéila leurs petites tracasseries ne sauraient nuire à mes projets ; je les mettrai sous la clef à l'heure du départ. Je suis fâché de ne pouvoir emmener cette petite Zisine avec moi ; elle me revient assez. Je n'ose cependant lui rien confier : elle babillerait, tout serait perdu, et adieu les mille sequins ; et si je suis assez heureux pour les gagner, quelle joie ! Quelle satisfaction ! Je ferai comme tant d'autres.

COUPLETS.

SCÈNE V. Sélim, Ali.

SÉLIM

Bien, bien, Ali ; tu me parais joyeux, cela me fait plaisir. Écoute, tu auras soin de me préparer un festin pour vingt convives : puisque je me marie, je veux faire les choses dans les règles.

ALI

Pour vingt convives ! Songez-vous à la dépense !

SÉLIM

Je te répète, Ali, que je renonce à l'avarice. Ô béni soit l'instant où j'appris à lire ! Sans ce savant philosophe arabe, j'allais quitter la vie sans goûter ses plaisirs ; j'aurais vécu comme un sot, et je serais mort de même. Voilà quarante ans que j'accumule sequins sur sequins ; le beau plaisir que celui là ! Autant vaudrait-il avoir des pierres dans mon coffre, que de l'or qui ne m'y sert à rien.

ALI

C'est ce que j'ai toujours dit.

SÉLIM

C'est ce que dit aussi mon arabe.

ALI

Et l'arabe a raison.

SÉLIM

Cet or amassé va enfin me procurer le bonheur. Avoue-le toi-même, n'étais-je pas bien dupe d'acheter de belles femmes pour les autres ? Je serais mort auprès, sans oser y toucher du bout du doigt. Aussi vais-je bien m'en dédommager !

ALI

Vous vous ravisez un peu tard. Est-il temps de penser à se chausser lorsque le feu va s'éteindre ?

SÉLIM

Tais-toi, ta morale me déplaît ; ne songe qu'à exécuter mes ordres ; surtout procure moi vingt flacons de ce bon vin de Chypre.

ALI

Du vin ?

ALI

Moi ? Je dis comme vous.

Suite en duo.

ALI

Je vous aime de cette humeur, pourvu que cela dure, et que l'avarice ne revienne pas encore s'emparer de vous.

SÉLIM

Non, tout est dit ; j'en connais l'abus. Je veux briller, faire figure, monter ma maison comme celle d'un cadi, faire bonne chère comme nos dervis. M'as-tu acheté un eunuque pour veiller sur ma femme ?

ALI

Oui, Seigneur ; j'attendais vos ordres pour vous le présenter. Esclave, paraissez.

SCÈNE VI. Valcour, Ali, Sélim.

ALI

Le voilà : qu'en dites-vous ?

SÉLIM

Il a l'air triste.

ALI, à part

On le serait à moins.

SÉLIM

Combien l'as-tu payé ?

ALI

Cinquante sequins.

SÉLIM

Mais c'est un marché donné, il en vaut cent comme un... Je songe... Ce gros négociant, mon voisin, m'a prié de lui en procurer un ; conduis-le tout de suite chez lui. Je vais gagner cent sequins de la main à la main.

ALI

Ah ! Ah ! Si, Seigneur, ce serait un trait d'avare !

SÉLIM

Tu as raison. Je ne suis pas maître de cela. Allons, je le garderai... Cependant, cent sequins ?

ALI

Vous retombez toujours ; je doute que vous vous corrigiez.

SÉLIM

Cela ne peut pas venir dans un moment : quarante ans d'habitude...

ALI

Enracinent furieusement un vice dans le coeur d'un homme.

SÉLIM

Cela part sans que j'y songe. Avertis moi chaque fois que je retomberai.

ALI

J'y aurai attention ; et pour commencer à agir d'après votre nouveau caractère, envoyez galamment par votre eunuque, un présent à votre prétendue.

SÉLIM

Je vais suivre ton conseil. Approchez discret gardien de la vertu de ma future ; allez dans le jardin cueillir un bouquet que vous irez lui offrir de ma part.

VALCOUR

Seigneur, je vole exécuter vos ordres : heureux si la belle Zéila daigne agréer mon zèle, et voir en moi le plus fidèle et le plus fournis de tous les esclaves.

SCÈNE VII. Ali, Sélim.

SÉLIM

Cette commission paraît lui faire plaisir. Ce drôle-là prend feu comme si... Écoute, Ali, es-tu bien sûr de cet esclave ?

ALI

Je me rends sa caution.

SÉLIM

Je le laisse sur ta conscience ; en tout cas tu paierais pour lui. Je me sens en belle humeur, vas vite me chercher un cadi, tout ce qu'il me faut, et que tout soit terminé avant midi ; j'en dînerai de meilleur appétit.

ALI, à part

Ah ! Diable ; allons tout préparer pour le départ.

SÉLIM

Vas exécuter mes ordres. Zéila vient.

ALI, a part

Je ne puis la prévenir.

SÉLIM

Je ne sais que lui dire ; je n'ai jamais parlé amour. Je vais chercher mon esclave ; le drôle a l'air spirituel, je le chargerai du premier compliment.

ALI

Bien imaginé.

SCÈNE VIII. Sélim, Zéila, Ali.

SÉLIM

Attendez-moi là, Madame ; je suis à vous dans la minute, et je vous dirai quelque chose... par quelqu'un... Oh ! Vous serez contente.

ALI

Me pleurez plus, vous allez être libre ; attendez-vous au plus grand bonheur qui puisse jamais vous arriver, et quoique vous voyez, gardez-vous de céder à vos premiers mouvements.

SÉLIM

Allons, pars donc, maudit bavard ; tu n'entends rien à cela. Je vais chercher l'autre, Quoi qu'il en soit, séchez vos larmes ; c'est l'instant de rire où jamais. Restez-là, restez-là, je fuis à vous dans le minute.

SCÈNE IX.

SCÈNE X. Zéila, Valcour, Sélim.

SÉLIM, à Valcour

Tiens, la voilà ; tourne-lui cela le plus joliment qu'il te sera possible.

TRIO.

VALCOUR, SÉLIM

Oui, tous les deux.

SCÈNE XI. Sélim, Valcour, Zéila, Ali.

ALI

Seigneur, Zadig vient pour vous payer la demi-douzaine de femmes que vous lui avez vendues la semaine dernière.

SÉLIM

Je vais recevoir l'argent de Zadig.

ALI

Les gens du Cadi viennent aussi pour traiter avec vous, pour Fatmé votre circassienne.

SÉLIM

Tu me conseilles donc de m'en défaire !

ALI

Si je vous le conseille ? Vous allez avoir deux cents pour cent de bénéfice, pour la facture et le droit de courtage.

SÉLIM

Je voulais la garder pour moi ; mais à mon âge on en a déjà trop d'une, et puis, l'argent que j'en retirerai va me payer tous les frais de mon mariage. Je vais à eux, je reviens et j'épouse tout de suite. Esclave ? Pendant que je n'y ferai pas, chante lui quelque chose pour la désennuyer.

Il fait en sortant un geste d'intelligence à Ali, comme pour lui dire de veiller sur eux.

SCÈNE XII. Valcour, Zéila, Ali.

ZÉILA

N'est-ce point un songe qui m'abuse ! Est-ce toi, cher Valcour, que j'ai le bonheur de revoir en ces lieux ?

ALI

C'est lui-même en personne, amoureux et fidèle ; il vient vous délivrer.

ZÉILA

Par quel miracle ?

ALI, vite

En deux mots voici l'histoire. On le sépara de vous malgré lui. De retour en France, il s'est rembarqué pour l'île, où il ne vous a pas trouvée parce que vous n'y étiez plus, un vaisseau qui faisait la même route que celui qui vous emmenait, l'a conduit ici quinze jours après vous. Il voulait vous racheter, le patron n'a pas voulu, il m'a propose de vous enlever, j'y ai consenti : nous devions partir cette nuit, nous partirons dans une demi-heure. Le vent est favorable, il pourrait changer d'ici au soir ; les brigantins qui pourraient nous donner la chasse sont tous dehors ; les gens que j'ai conduis ici vont occuper Sélim : nous n'avons qu'un instant, sachons en profiter. Restez ici ; l'on m'attend au port, je vole avertir le patron de la barque, et je viens vous chercher. Tout est prêt pour le départ ; la mer est grosse, le vent est bon, l'occasion est belle : nous avons du courage, de l'amour, de la résolution, de l'argent ; et vogue la galère, nous ne saurions manquer de réussir.

SCÈNE XIII. Valcour, Zéila, ensuite Fatmé, Zisine dans le fond.

ARIETTE.

SCÈNE XIV. Les précédents, Sélim, et quatre personnages muets.

FATMÉ, à Sélim qui entre

Seigneur, vengez-vous d'une infidèle qui vous trahit.

ZISINE

Ce beau chanteur supposé, c'est son amant.

SÉLIM

Est-il possible ?

VALCOUR

Nous sommes perdus !

ZÉILA

Malheureuse ! J'ai causé ta mort.

SÉLIM

Ah ! Traître ! Ah ! Scélérat ! Me faire cet affront ! Vouloir me fouiller la première femme que je m'avise d'aimer ! Et vous, la belle pleureuse, vous preniez donc plaisir à la chose ?

FATMÉ

Je vous en réponds.

Montrant Ali qui entre.

Voilà le traître qui a tout conduit.

SCÈNE XV ET DERNIÈRE. Les précédents, Ali.

ALI, entrant

La barque est prête. Ah ! Que vois-je ? Décampons !

SÉLIM, l'arrêtant

Halte-là. C'est toi, perfide esclave, qui tramais tout cela. Tu vas être puni de ta déloyauté.

Finale Dialoguée.

SÉLIM, montrant Valcour,

Vite, que l'on me lie Cet insolent.

FATMÉ, ZISINE

Montrant Valcour.

Pardonnez-lui.

Montrant Zéila.

Renvoyez-la.

VALCOUR, offrant une bourse

Prends, délivre Zéila.

ZÉILA

Âme farouche ! Puisqu'aucune pitié ne touche Ton lâche coeur, fait pour haïr.

Elle se saisit du poignard de Sélim qui se recule, croyant qu'elle veut le tuer.

Le trépas, malgré toi, saura nous réunir.

ALI

La voilà.

Faisant sonner la bourse.

Le joli son que celui-là.

320 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica