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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Proverbe en prose· Drame en un Acte

Adélaïde ou Les Combats de l'Amour et du Préjugé

Charles-Georges-Thomas Garnier· imprimée en 1785· 5 personnages

Personnages

  • ADÉLAÏDE, jeune veuve
  • LE COMTE D'ORONVILLE, sous le nom de Dorval
  • LE BARON DE FONTALBANNE
  • JUSTINE
  • LA FLEUR

ADELAÏDE

SCÈNE PREMIÈRE. Adélaïde, Justine.

Le Théâtre représente un appartement d'Adélaïde.

ADÉLAÏDE, entre sur la scène d'un air ému ; elle tient une lettre et est suivie de Justine

Eh bien, Justine, j'ai pris mon parti enfin.

JUSTINE

Bien sérieusement ?

ADÉLAÏDE

Très sérieusement.

Montrant sa lettre.

Voilà un congé qui va surprendre Dorval.

JUSTINE

Vous lui écrivez ?

ADÉLAÏDE

Oui, mais de manière à le désespérer.

JUSTINE

Hum ! J'ai bien peur qu'il n'en arrive le contraire.

ADÉLAÏDE

Oh ! Ne crains rien ; si tu voyais comme je le maltraite, tu aurais toi-même pitié de lui.

JUSTINE

Pitié de lui, moi ? Allez, il n'en mérite aucune.

ADÉLAÏDE

Tu es bien impitoyable. Pour moi, quelque décidée que je sois à rompre avec lui, je ne puis m'empêcher de rendre justice à l'honnêteté de ses procédés.

JUSTINE

Mais, il n'y a rien d'extraordinaire là dedans.

ADÉLAÏDE

Il faut aussi convenir que personne, avec autant de tendresse, ne fut plus respectueux. Ce n'est que par excès d'amour qu'il se trouve aujourd'hui coupable envers moi.

JUSTINE

Il est bien hardi.

ADÉLAÏDE

Au fond, je me reproche ma conduite à son égard...

JUSTINE, à part

Quelle femme !

Haut.

Eh, pourquoi ?

ADÉLAÏDE

Il méritait de ma part un retour plus sincère ; et je lui cherche ici une mauvaise querelle.

JUSTINE

Les coeurs ne sont-ils pas libres ?

ADÉLAÏDE, tendrement

Hélas !... Pourquoi la fortune l'a-t-elle si cruellement traité, Il était si bien fait pour faire honneur au sang le plus illustre.

JUSTINE

Mais, comme un autre.

ADÉLAÏDE, plus tendrement

Ah ! Justine, est-il rien de plus noble que sa physionomie, de plus grand que ses manières, de plus élevé que son esprit !

JUSTINE, avec dépit

Soit ; mais au bout du compte, on ne sait qui il est.

ADÉLAÏDE

C'est à cause de cela, Justine, s'il n'était pas d'une naissance distinguée, la nature se serait méprise.

JUSTINE

Chimères que tout cela, la médiocrité de sa fortune et le silence qu'il garde sur son origine, sont de sûrs indices qu'elle est obscure et peut-être ignoble, que sait-on.

ADÉLAÏDE, avec impétuosité et changeant brusquement de ton

Tu as raison. Et il a eu l'insolence de m'aimer... Je le hais... Je le déteste... Que je ne le voie jamais !

JUSTINE

Ah ! Je vous vois raisonnable, enfin ; vous prenez le bon parti.

ADÉLAÏDE

Un homme sans nom... Un aventurier peut-être... Tiens, Justine, quand j'y pense, c'est qu'il me prend des impatiences...

JUSTINE

Je le crois.

ADÉLAÏDE, avec attendrissement

Et je l'aimais, Justine, je l'aimais... J'en suis bien honteuse.

JUSTINE

Vous avez raison. Mais parlons de monsieur le Baron de Fontalbanne. Vous l'attendez aujourd'hui, je crois.

ADÉLAÏDE

Oui ; suivant ce que ma tante m'écrit, il devrait être arrivé... L'indigne ! Il se jouait de ma faiblesse. Faite pour prétendre aux partis les plus distingués, je lui sacrifiais tout. Que j'étais aveugle ; avoue-le, Justine !

JUSTINE

Je vous en réponds.... Vous allez donc être Madame_la_Baronne de Fontalbanne : vous devez être bien contente.

ADÉLAÏDE, froidement

Mais, oui, Justine... Il est heureux pour moi d'avoir trouvé cette petite occasion pour rompre avec Dorval. Qu'en dis-tu, car, entre nous, ce n'est qu'un prétexte.

JUSTINE

Quand cela serait, vous n'avez point de compte à rendre de votre conduite.

ADÉLAÏDE

Il est vrai : mais j'aurais des reproches à me faire... Ah ! Justine, quel sera son chagrin ? Il va être désespéré ; mais il le mérite, n'est-ce pas, Justine ?

JUSTINE, impatientée

Point du tout, Madame ; il mérite au contraire que vous alliez vous jeter à ses pieds, le conjurer de reprendre pour vous des sentiments...

ADÉLAÏDE

Ah ! Justine, tu crois donc... Comme tu te trompes ! Mon parti est pris... et pour t'en convaincre, je me livre absolument à toi.

JUSTINE

Laissez-moi.

ADÉLAÏDE

Je vais écrire à ma tante que je suis disposée à prendre Monsieur de Fontalbanne, sans autre examen.

JUSTINE

Vous ne l'avez pas encore vu, dites-vous ?

ADÉLAÏDE

Qu'importe, tous les hommes me sont également indifférents ; et puisqu'il faut que je me marie, autant vaut celui-là qu'un autre.

JUSTINE

Vous avez raison.

ADÉLAÏDE

On le dit d'une noblesse ancienne... Mais il a toujours vécu dans une province, ce sera quelque lourd campagnard , peut-être ?

JUSTINE

On le dit homme de beaucoup de bon sens, d'ailleurs extrêmement poli.

ADÉLAÏDE

Je crains bien...

La Fleur entre.

SCENE II. Adélaïde, Justine, La Fleur.

ADÉLAÏDE

Qu'est-ce, La Fleur ?

LA FLEUR

Monsieur_le_Baron de Fontalbanne, Madame.

JUSTINE

Fais-le monter...

À La Fleur, qui se tient coi.

Eh bien, qu'attends-tu donc ?

LA FLEUR, à Justine

Ah ça... Mais dame c'est que vous m'aviez dit de dire que Madame n'était pas visible.

JUSTINE

Tu es un petit sot.

À Adélaïde.

Il est encore si neuf.

À La Fleur.

Est-il parti ?

LA FLEUR

Non pardi. Il s'est campé sur un fauteuil ; et il dit comme ça qu'il est venu de bien loin pour voir Madame, et qu'il ne sortira pas qu'il ne l'ait vue.

ADÉLAÏDE

Eh bien , allez lui dire de monter.

La Fleur sort.

SCÈNE III. Adélaïde, Justine.

ADÉLAÏDE, à part

Que cela est désagréable !

Haut, à Justine.

Je passe un instant dans mon cabinet, tu l'entretiendras jusqu'à mon retour.

JUSTINE

Cela suffit, Madame.

SCÈNE IV.

JUSTINE, entre

Courage, voilà mes affaires en bon train... Sa première inclination la brouillait avec sa famille, la déshonorait dans le monde... N'est-ce pas un vrai service que je lui rends d'avoir tout employé pour le rompre ; et quand j'y trouverais d'ailleurs mon petit intérêt... J'entends quelqu'un, c'est sûrement notre homme.

SCÈNE V. Monsieur de Fontalbanne, Justine.

JUSTINE, à part

Quelle figure !

MONSIEUR DE FONTALBANNE, s'inclinant profondément

Madame, vous excuserez ma témérité ; mais...

JUSTINE, éclatant de rire

Ah , ah , ah , ah.

MONSIEUR DE FONTALBANNE, troublé

Mais... mais .... l'ardeur avec laquelle je désirais...

JUSTINE, redoublant ses ris

Finissez donc, Monsieur, ah , ah , ah , ah.

MONSIEUR DE FONTALBANNE, déconcerté

Madame... Je vous confesse... Que je ne m'attendais pas... Je suis surpris...

JUSTINE, contenant ses ris

Monsieur... Vous vous trompez... Ma maîtresse va paraître... Et c'est votre méprise. Ah, ah, ah, ah.

MONSIEUR DE FONTALBANNE, fâché

Vous avez tort, ma mie. Il fallait m'avertir plutôt. Le Baron de Fontalbanne n'est pas fait pour être joué. Ne seriez-vous pas cette Justine dont m'a tant parlé Madame d'Ainville ?

JUSTINE, faisant la révérence

Oui, monsieur.

MONSIEUR DE FONTALBANNE

Je vous pardonne à condition que vous me rendrez service. Vous pouvez tout sur l'esprit de votre maîtresse ; vous la menez, m'a-t-on dit : c'est tant mieux ; car on m'a ajouté que je pouvais compter sur vous.

JUSTINE, avec embarras, et lui faisant des signes

On vous a trompé, Monsieur, ma maîtresse ne se laisse mener par personne, et j'ai moins d'empire sur son esprit qu'un autre.

MONSIEUR DE FONTALBANNE, d'un ton élevé

À quoi bon faire la fine ? Je suis bien instruit peut-être ? Une offre de cent pistoles est bien tentante, n'est-ce pas ? Cela vaut bien la peine de faire des efforts ? Hein ?

JUSTINE, bas

Taisez-vous donc ; ma maîtresse nous entend : vous me perdez.

MONSIEUR DE FONTALBANNE, fort haut

Ah ! Pardon, pardon ; c'est aussi de votre faute. Vous me dites toujours les choses si tard.

SCÈNE VI. Adélaïde, Monsieur de Fontalbanne, Justine.

ADÉLAÏDE, entrant avec précipitation

Monsieur, mille pardons. Une affaire pressée m'a retenue un instant dans mon cabinet.

MONSIEUR DE FONTALBANNE

Madame... Je serais mortifié.

ADÉLAÏDE, avec vivacité

Abrégeons, Monsieur, s'il vous plait. Un mal de tête affreux m'empêche de soutenir une longue conversation. Ma tante me mande le sujet de votre visite.

MONSIEUR DE FONTALBANNE

Madame ....

ADÉLAÏDE

Monsieur, vous me paraissez un homme franc, un honnête-homme. Vous n'avez pas besoin ici d'autre recommandation. Elle me serait suspecte.

Elle lance un regard courroucé sur Justine, qui baisse les yeux.

MONSIEUR DE FONTALBANNE, s'inclinant profondément

Madame... Si j'étais allez heureux pour mériter...

ADÉLAÏDE

Oh ! Je vous en prie, point de compliments ni de remerciements ; ce que je vous dis, je le pense très sérieusement, je vous estime, je vous respecte et vous me paraissez mériter l'un et l'autre ; mais pour de l'amour, je vous avoue bonnement que je n'en sens point pour vous... Point du tout, et c'est tant mieux.

MONSIEUR DE FONTALBANNE

Mais, madame...

ADÉLAÏDE

Oui, Monsieur ; c'est tant mieux. Notre union uniquement fondée sur la raison, en sera d'autant plus tranquille.

MONSIEUR DE FONTALBANNE

Madame, quels que soient les sentiments qui vous déterminent, il me suffit que vous me permettiez d'aspirer à vous ; et si d'un côté j'ai à me plaindre du sort qui ne m'a pas donné l'avantage de toucher votre coeur, d'un autre côté la raison.

ADÉLAÏDE, impatientée, s'assied et s'appuie la main sur son front

Quel état cruel ! Ma migraine ne m'a jamais tourmentée si violemment.

MONSIEUR DE FONTALBANNE, allant à elle avec empressement

Madame se trouve mal...

ADÉLAÏDE

Eh ! Non, Monsieur. C'est une migraine à laquelle je suis sujette ; elle ne demande du repos.

MONSIEUR DE FONTALBANNE

Je vous laisse, Madame ; mais avec les espérances que vous me donnez, vous me permettrez d'aller prendre les mesures nécessaires...

ADÉLAÏDE, l'interrompant

Tenez, Monsieur, je suis dans un état qui ne me permet ni de rien vouloir, ni de rien décider. Excusez-moi, je vous prie.

MONSIEUR DE FONTALBANNE

Oh, madame.... Je reviens à l'instant.

SCÈNE VII. Adélaïde, Justine.

ADÉLAÏDE

Une promesse de cent pistoles est tentante, n'est-ce pas, Mademoiselle Justine ? Il est bien pardonnable de lui tout sacrifier.

JUSTINE

Madame... En vérité.

ADÉLAÏDE

Vous êtes un monstre. Retirez-vous... Ah ! Je n'en puis plus.

JUSTINE

Mais, Madame, dans l'état où je vous vois.

ADÉLAÏDE

Retirez-vous, vous dis-je, vous m'êtes insupportable.

JUSTINE

Mais, Madame... Comment...

ADÉLAÏDE

Allez, vous êtes une malheureuse, laissez-moi ?

JUSTINE, pleurant

Hélas, Madame, pourriez-vous croire ?...

ADÉLAÏDE

Encore ? Mais c'est le comble de l'effronterie. Laissez-moi, vous dis-je, et ne paraissiez jamais devant mes yeux.

Justine sort.

SCÈNE VIII.

ADÉLAÏDE, seule

Je ne sais où j'en suis... Une malheureuse qui me doit tout ; me vendre, me trahir aussi indignement ! Ces sortes de choses n'arrivent qu'à moi. Qu'ai-je fait ? Ne pouvais-je renoncer à Dorval sans prendre d'autres engagements ? était-il nécessaire de me jeter, pour ainsi dire, à la tête de ce Monsieur de Fontalbanne, que je ne connais point ?... Que va-t-il penser, et que dois-je penser moi-même d'un homme qui a la hardiesse de m'épouser quand je lui dis que je le hais. Hélas ! Qu'est-ce que les prérogatives de la naissance et de la fortune ? Pourquoi leur immoler le bonheur de mes jours ! La vertu est la vraie noblesse, quel autre que Dorval mérite plus justement ce titre... Ah, Dorval, Dorval ! Mon coeur a toujours été pour vous ; mon esprit seul s'est révolté ; l'amour propre s'est mis de la partie, et à combien de tourments me suis-je exposée en suivant la fougue de leurs impulsions !

Dorval, qui a entendu ces dernières paroles, entre et se jette aux pieds d'Adélaïde.

SCÈNE IX. Adélaïde, Dorval.

ADÉLAÏDE

Ah ! Dorval, vous m'écoutiez ?

DORVAL

Charmante Adélaïde ! Pardonnez-moi. Ce jour-ci est le plus heureux de ma vie.

ADÉLAÏDE

Ah Ciel ! Quelle trahison !

DORVAL

Cruelle ! Vous le reprocheriez-vous, ce peu de paroles qui fait mon bonheur... Je passe du comble du désespoir à la joie la plus vive.

ADÉLAÏDE, avec larmes

Dorval !... Il faut nous séparer pour toujours.

DORVAL

Comment ?

ADÉLAÏDE

Vous venez de me surprendre un aveu qui exige cette réparation.

DORVAL

Mais je ne conçois pas...

ADÉLAÏDE

Non, je ne pourrai jamais soutenir votre présence.

DORVAL

Ah ! Vous me haïssez.

ADÉLAÏDE

Plut au Ciel !

DORVAL

Je ne le vois que trop. Je me suis fait illusion ; c'est à l'heureux Fontalbanne qu'il était réservé de vous plaire.

ADÉLAÏDE

Dorval ! Vous me persécutez cruellement. Vous ne connaissez que trop mes sentiments. N'en abusez pas. Retirez-vous ; trop de distance nous sépare.

Elle couvre ses yeux de son mouchoir.

DORVAL

Je vous entends. Ingrate ! Vous ne pouvez me sacrifier un vain préjugé. Ah ! Que vous connaissez peu l'amour.

ADÉLAÏDE

Non, Dorval, vous ne me rendez point justice. Mais, entre nous... On ne vous connaît point... Vous gardez sur votre naissance un silence mystérieux... Ah ! Dorval, qu'un nom, un rang, une famille me sont actuellement insupportables !

DORVAL, la considère un instant avec une pitié mêlée de tendresse

Trop faible Adélaïde ! Et si vous deveniez Comtesse en m'épousant.

ADÉLAÏDE

Comtesse !

DORVAL, avec précipitation

Mes malheurs sont finis. Une affaire d'honneur m'avait obligé de demeurer inconnu jusqu'à présent. Mon père m'écrit qu'il vient de la terminer heureusement.

Il lui présente une lettre.

ADÉLAÏDE, après avoir lu quelques lignes

Ah ! Dorval, que ne m'avez-vous instruite plutôt !

DORVAL

Je me suis présenté plusieurs fois, et tout autant de fois, Justine m'a dit que vous n'étiez point visible ; elle m'a même ajouté que vous me priiez de supprimer mes visites.

ADÉLAÏDE

Le monstre.

DORVAL

À vous dire vrai, cette obstination m'a paru suspecte. Je me suis déterminé à tout entreprendre pour vous voir et vous parler. Je suis revenu sur mes pas ; je n'ai rencontré personne, et j'ai pénétré sans obstacle jusqu'à votre appartement.

ADÉLAÏDE

Quel bonheur inespéré.

DORVAL, lui baisant la main avec transport

Ma chère Adélaïde !

SCÈNE X ET DERNIÈRE. Monsieur de Fontalbanne, Dorval, Adélaïde.

MONSIEUR DE FONTALBANNE, entre brusquement

Madame, monsieur.... Mille pardons... Voulez-vous mander quelque chose à Madame d'Ainville ?

ADÉLAÏDE

Vous m'obligerez, Monsieur, de lui dire que j'épouse le Comte_d'Oronville.

MONSIEUR DE FONTALBANNE

Monsieur_le_Comte d'Oronville.

ADÉLAÏDE

Oui, monsieur ; ses grands biens répondent à sa naissance, je ne doute pas que ma tante n'approuve cette alliance.

MONSIEUR DE FONTALBANNE

Tout ceci, Madame, a lieu de me surprendre, et...

ADÉLAÏDE

Monsieur, vous m'avez paru très franc, et je veux imiter votre franchise. Je vous estime beaucoup, mais je ne vous aime point ; voici monsieur , que j'estime et que j'aime tout ensemble : Ai-je tort de le préférer ?

MONSIEUR DE FONTALBANNE, après un moment de réflexion

Ma foi non. Cela est juste, et très juste. Je fais actuellement réflexion, Madame, que si d'un côté il était infiniment avantageux pour moi de vous épouser, d'un autre côté il était dangereux...

LE COMTE D'ORONVILLE

Monsieur, vous prenez la chose en galant homme. Vous rendiez deux personnes malheureuses, sans pour cela devenir heureux vous-même.

texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0