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Tragédie en vers

Les Amours de Diane et d'Endymion

Gabriel Gilbert· créée en 1645, imprimée en 1657· 6 actes· 1 724 vers· 12 personnages

Représenté pour le première fois en 1645.

Personnages

  • L'AMOUR, fait le Prologue
  • DIANE
  • ENDYMION
  • APOLLON
  • MERCURE
  • L'AURORE
  • LA NUIT, confidente de Diane
  • CÉPHALE, confident d'Endymion
  • SCAMANDRE, berger
  • PHOCION, berger
  • ADRASTE, berger
  • CHOEUR DES NYMPHES DE DIANE
MONSEIGNEUR,

À SON ÉMINENCE.

Ayant composé cet ouvrage en Italie par le commandement d'une personne auguste pour qui V. E. a beaucoup de respect, et ce nouvel Endimion ayant reçu la lumière dans le même pays où vous avez pris naissance : J'ai crû que vous voudriez bien lui faire l'honneur de le protéger, et de prendre quelque soin de sa destinée. Quoiqu'il paraisse sous l'habit d'un pasteur, la Grèce le conte entre ses plus grands rois, il a régné quelque temps heureusement dans l'Élide : Mais l'Amour qu'il eut pour les Lettres lui fit quitter ses États, et le fit passer d'Europe en Asie où les sciences fleurissaient alors. Pour mieux observer le cours des Astres qui était sa principale étude, il s'arrêta sur le mont Lathmos qu'il a rendu célèbre par son séjour. C'est ce qui a donné lieu aux poètes qui couvrent la vérité de fictions agréables de faire une fable de cette Histoire : en feignant qu'Endimion était amoureux de Diane, ils ont fait d'un roi un berger, et d'un sage un amant. Ce Prince qui abandonna toutes choses pour s'appliquer à la contemplation n'eût pas été obligé de quitter son trône s'il eût eu un Ministre tel que Vous sur lequel il eût pu se reposer du salut de son peuple, et de la gloire de son règne. Dés la première année du gouvernement de V. E. comme par un bon augure de la suite : Nous avons vaincu l'Espagne sur nos frontières alarmées, et encor en deuil de la perte de leur souverain, depuis votre conduite merveilleuse a été confirmée par des villes prises, par des batailles gagnées, et par toute sorte d'heureux événements. V. E. par son entremise a accordé les différents des plus Grands Princes du nord et du midi, et ses sages conseils ont acquis à notre jeune Roi dés ses plus tendres années les titres de Clément, de Victorieux, et d'arbitre de la Chrétienté. Les envieux de votre gloire, et ceux qui étaient contraires au bien de cet État, ont suscité en vain des guerres civiles, et armé la France contre elle-même. Votre prudence a tout surmonté, et malgré les ennemis domestiques et les étrangers, vous avez rendu ce Royaume triomphant au dehors, et paisible au dedans, et si les Espagnols ne s'étaient point opposez à vos desseins, vous auriez donné la paix à toute l'Europe, aussi bien qu'à la France. Enfin notre Auguste Monarque inspiré de votre divin génie pour assurer ses conquêtes et notre repos à vaincu les plus belliqueuses Nations, ou traité alliance avec elles. Mais j'ose dire a V. E. après tout ce qu'elle a fait, qu'elle n'a pas fait encore assez pour sa réputation. Pour laisser une image digne d'elle à la postérité, il ne suffit pas d'en donner la matière, et de fournir le Bronze et les couleurs : Il faut encore trouver des Phidias et des Apelles, et les exciter à prendre les ciseaux et le pinceau. Il faut qu'un grand héros souhaite avec Alexandre de voir ressusciter Homère. Il n'y a que deux choses admirables dans le monde, les belles actions, et les belles louanges. V. E. dans le cours de sa vie a fait voir la première, et il dépend d'elle de faire voir la seconde : Si elle prenait autant de soin de la République des Lettres, que de la Monarchie Françoise, elles les rendrait toutes deux également florissantes ; Mais les grandes affaires ou l'une l'occupe continuellement ne lui laissent pas assez de temps pour penser à l'autre. Cela est cause des plaintes secrètes que font les Muses que V. E. se contente souvent de les aimer dans le coeur sans leur en donner des marques extérieures. Comme il n'y a rien de plus noble qu'elles sur la terre, il n'y a rien aussi de plus fier, elles ressemblent à ces beautés ambitieuses qui ne laissent pas de vouloir être aimées, quoi qu'elles soient chastes ; Mais elles ne souffrent les caresses que des rois et des demi-dieux. Ces vierges généreuses qui se bannissent volontairement de la plupart des cours pour le peu d'estime que l'on fait de leur mérite voudraient bien quitter leur solitude pour venir quelquefois dans votre Palais charmer vos soucis au son de leur lyre, et adoucir les soins et les travaux que vous causent la conduite d'un si grand État. Si V. E. les regarde favorablement tout le monde à son exemple aura de la vénération pour elles, et le désir qu'elles auront de vous plaire polira toute la France. Ce Royaume si fertile en beaux esprits surpassera bientôt les autres Royaumes, et dans les Sciences, et dans les Arts. Ces doctes soeurs feront par tout retentir leurs célestes concerts, nos ruisseaux et nos collines se rendront plus fameux que n'ont jamais été les fleuves et les montagnes de la Grèce, les Muses ne seront pas ingrates du bon traitement que vous leur ferez ; elles seront les échos qui répéteront votre nom de siècle en siècle, elles immortaliseront votre renommée, et vous donneront un rang Illustre dans le temple de la gloire parmi la troisième race dont je parle dans ce poème, ce sont les voeux que fait,

MONSEIGNEUR,

Pour votre Éminence.

Votre très humble, très obéissant, et très fidèle serviteur,

GILBERT.

PROLOGUE.

AMOUR fait le Prologue

Je suis ce petit Dieu qui fait régner les belles, Avec cet arc fatal, et ces flèches mortelles, Et de ce feu divin qui brille dans leurs yeux, J'embrase également les hommes et les Dieux : Je fais à l'univers une amoureuse guerre, Et suis le conquérant du Ciel et de la terre : Des plus sages mortels, je trouble le repos, Et je fais des captifs des plus fameux héros ; Les trois orgueilleux fils de Saturne et de Rhée, Reconnaissent tous trois ma puissance sacrée : Neptune sent mes feux, Jupiter craint mes fers, Et je fléchis le coeur du tyran des Enfers : Ces Monarques divins esclaves de mes charmes, Me payent un tribut de soupirs, et de larmes ; Enfin les plus puissants d'entre les immortels, Languissent tous les jours au pied de mes Autels ; Mon arc n'épargne pas jusqu'à ma propre mère, Ni le Dieu des combats dont je tiens la lumière : Je les perce tous deux de traits empoisonnés, Et les tiens à mon char l'un et l'autre enchaînés : Moi-même en maniant mes armes dangereuses, Je me fais quelquefois des plaies amoureuses, Et la fille du Ciel cette rare beauté, Dans mes propres liens retient ma liberté : Le seul fils de Latone enflé de vaine gloire, Pour avoir sur Python remporté la victoire, Parlait avec mépris du pouvoir de mes dards, Et croyait surpasser ce bras qui dompte Mars, Il me traitait d'enfant, mais je lui fis connaître, Que l'enfant qu'il méprise était pourtant son maître : D'un seul trait décoché je vainquis ce vainqueur, Des beaux yeux de Daphné je lui perçai le coeur ; Mais pour le mieux punir de sa haute insolence, Et faire davantage éclater ma vengeance, Je veux que désormais il brûle pour sa soeur, Et qu'un autre à ses yeux en soit le possesseur : Je veux qu'Endymion ait l'honneur de lui plaire, Que Diane pour lui cesse d'être sévère, Qu'elle quitte le Ciel pour son Adorateur, Et qu'une déité brûle pour un pasteur. Entre amants il n'est plus ni grandeur, ni bassesse, Je sais rendre un berger digne d'une déesse, Pour montrer le pouvoir de ma divinité, Entre les inégaux je mets l'égalité : Depuis qu'Endimion est aimé de Diane, Ce n'est plus un mortel, ce n'est plus un profane : L'homme est plus qu'un héros par l'amour transformé, Et l'amant devient Dieu, sitôt qu'il est aimé : Pour combler de bonheur ce beau pasteur d'Asie, Je veux que le Ciel même en prenne jalousie, Et que le mont Lathmos, où je forge mes traits, Par ces nobles amours soit célèbre à jamais.

ACTE I

Diane paraît dans son char, et la Nuit dans le sien avec le choeur des Amours qui chantent cet air.

SCÈNE I.

Diane et la Nuit descendent de leurs chars.

SCÈNE II.

SCÈNE III. Endymion, Céphale.

ENDYMION

Puisque sur vos vertus ma passion s'assure, Apprenez, apprenez la plus belle aventure, Qui couronna jamais les plus heureux mortels, Depuis qu'à Cytherée on bâtit des autels. Dans le temps que la nuit rend le repos au monde, Qu'une profonde paix règne en terre et sur l'onde, Que Thétis dans son sein cache l'Astre du jour, Et que les amants seuls veillent avec l'Amour, La plus sage déesse, et la plus adorable, A daigné se montrer à mes voeux favorable, Diane s'est fait voir à mes sens enchantés, Avec toute sa gloire, et toutes ses beautés : Telle n'est point Vénus dans ses plus belles fêtes, Lorsqu'on la voit briller pour d'illustres conquêtes, Et que dans les festins qui se font dans les Cieux, Avec ses doux regards, elle enivre les Dieux : Diane n'était point superbement parée, Ainsi que l'est Junon dans la troupe sacrée ; Elle ne brillait point du feu des diamants, Et ses seules beautés étaient ses ornements : Elle était pour paraître avecque plus de grâce, Telle que l'on nous peint les Vierges de la Thrace, Le carquois sur l'épaule, en main l'arc et les traits, Et telle qu'on la voit courant par les forêts. M'apercevant de loin au bord d'une fontaine, Proche de ce grand bois qui regarde la plaine, Diane d'un ton doux m'appela par trois fois, Et l'amoureuse Écho répondit à sa voix ; Ceste voix me causant un agréable trouble, J'y cours d'un pas léger qu'Amour encor redouble : Je l'aborde en tremblant de crainte et de respect, Et suis transi de joie à son divin aspect. Pour me favoriser cette belle immortelle, Sur un lit de gazon me fait seoir auprès d'elle, Et pour mieux rassurer mes timides esprits, Mêle à son entretien d'agréables souris. Le Dieu qui me fait voir sa belle gorge nue, Et semble m'accuser de trop de retenue, Par un beau mouvement m'inspire le dessein, De lui prendre une fleur qu'elle avait dans le sein ; Ma main s'avançant trop la sienne me repousse, Mais d'un air si touchant, d'une façon si douce, Que je vis qu'elle était sensible à mon désir, Laissant en même temps échapper un soupir, Et l'amour dans ses yeux me faisant voir son âme, Je volai sur sa bouche un baiser tout de flamme, Et goûtai des plaisirs, et des ravissements, Que n'ont jamais goûté les plus heureux amants, Je suis tout transporté seulement quand j'y pense. Ce qui reste Céphale est digne du silence.

ACTE II

SCÈNE I. Scamandre, Phocion, Céphale, Adraste, Endymion.

SCÈNE II.

SCÈNE III. La Nuit, Endymion.

ENDYMION

Je l'adore.

SCÈNE IV. Diane, Endymion.

SCÈNE V. Apollon, DIANE.

APOLLON, descendu de son char, dit ce vers à Diane

Que faites-vous ma soeur dans ce lieu solitaire ?

DIANE

Quoi ?

SCÈNE VI.

ACTE III

SCÈNE I. La Nuit, Endymion.

ENDYMION

Non.

SCÈNE II.

SCÈNE III. Endymion, Mercure.

SCÈNE IV.

SCÈNE V. Endymion, Diane.

ENDYMION, en lui baisant la main dit

Vous soupirez aussi.

SCÈNE VI. Apollon, Endymion.

ENDYMION

Oui.

SCÈNE VII.

ACTE IV

SCÈNE I. Iere Nymphe, 2ème Nymphe, 3ème Nymphe, 4ème Nymphe, Diane, La Nuit.

SCÈNE II.

DIANE, seule

Doux enchanteur des sens, Tyran des belles âmes, Qui brûles l'univers de tes Divines flammes ; Aveugle qui régis et la terre et les Cieux, Et troubles le repos des hommes et des Dieux ; Démon qui nous séduis par des promesses vaines, Qui promets tant de biens, et causes tant de peines : Amour, cruel amour retire un peu tes traits ; Ne peux-tu me laisser un seul moment en paix ? Pourquoi viens-tu me suivre en cette solitude ? Tires-tu tes plaisirs de mon inquiétude ? Traite-moi désormais avec plus de douceur, Barbare, et souviens-toi que ta mère est ma soeur. Tu me fais voir en vain tes attraits et tes charmes, Ils coûtent trop de soins, ils coûtent trop de larmes : Aucun plaisir n'est pur en l'empire amoureux, Tes regards sont mortels, tes souris dangereux, Et toutes tes douceurs qui sont empoisonnées, N'ont servi qu'à troubler mes belles destinées : Si tu me donnes moins que tu ne m'as ôté, Rends-moi tyran des coeurs, rends-moi ma liberté. Si ma chaste pudeur a depuis ma naissance, Avec un noble orgueil méprisé ta puissance, Avec tant de fureur fallait-il se venger ? Fallait-il m'asservir sous les lois d'un Berger ? Sans par un trait obscur voir ma gloire étouffée, Tu pouvais t'élever un plus digne trophée ; Pour montrer ton pouvoir ; et ton ressentiment, Tu pouvais dans le Ciel me donner un amant : Mais toujours en tyran tu régis ton empire, Comme il te plaît chacun y gémit, y soupire ; Tes esclaves n'ont plus la liberté du choix, Mais je veux m'affranchir de tes injustes lois : Pour bannir de mon coeur les soucis et les peines, D'une superbe main je veux rompre tes chaînes ; Pour éteindre à jamais le feu de mes amours, Honneur, vertu, raison, venez à mon secours ; Venez, venez m'aider à gagner la victoire, À remonter au Ciel dans le char de la gloire. Mais que ferai-je au Ciel où mon bonheur n'est pas ? Toute sa vaine pompe est pour moi sans appas ; En vain je me verrais dans la troupe sacrée, De tous les immortels chérie et révérée ; Je ne puis sans regret m'arracher de ces lieux, Où je vois un mortel plus charmant que les Dieux. Quand nous avons au coeur le souci qui nous ronge, Les honneurs qu'on nous rend ne sont qu'un bien en songe : Lorsque Jupiter souffre un tourment amoureux, Tout couvert de splendeur, n'est-il pas malheureux ? N'estime-t-il pas lors le ciel moins que la terre ? Et ne quitte-t-il pas son trône et son tonnerre, Pour chercher dans le sein des mortelles beautés, Des plaisirs plus parfaits et des félicités ? Lors qu'on a de l'amour, l'encens, la renommée, Ne sont rien qu'un vain bruit, une sombre fumée. Notre gloire dépend, des belles actions, Et notre heur du succès des grandes passions. À la félicité tous les vivants aspirent, Les hommes et les Dieux après elle soupirent, C'est vers elle toujours que tendent tous nos voeux, La sagesse et l'amour la promettent tous deux ; L'une pour la vertu seulement nous enflamme, Calme les passions, et met la paix dans l'âme, En bannit le souci, la crainte, et le mal-heur, Mais elle est sans plaisir, comme elle est sans douleur. Si l'amour quelquefois nous fait verser des larmes, Et s'il nous fait sentir la pointe de ses armes, Toujours d'un doux espoir il flatte les amants, Et les sait rendre heureux au milieu des tourments ; Il mêle des plaisirs à leurs plus grands supplices, Il accroît leurs douleurs pour croître leurs délices, Il paye en un moment un siècle de travaux, Et tous les autres biens ne valent pas ses maux. Plus on sonde son coeur, et tant plus on y pense, Plus on sent que l'Amour emporte la balance, La raison, le combat avec un vain effort, Car avec notre coeur il est toujours d'accord, Aimable Endymion, puis qu'il faut que je t'aime, Mon coeur sans résister se veut donner lui-même : Pour jouir avec toi de la félicité, Sur les autels d'Amour j'immole ma fierté.

SCÈNE III. Diane, La Nuit.

SCÈNE IV. Diane, Mercure.

SCÈNE V.

SCÈNE VI. Diane, Endymion.

ACTE V

SCÈNE I. Apollon, Mercure.

SCÈNE II. Diane, Mercure.

SCÈNE III. Diane, La Nuit.

SCÈNE IV. Diane, La Nuit, Céphale.

CÉPHALE

Je ne puis.

CÉPHALE

L'illustre Endymion après l'arrêt fatal, Que lui fit devant vous prononcer son rival, S'en allant sur ce mont par des routes connues, Jusques où son sommet se cache dans les nues, D'où dans les temps heureux de ses félicités, Il contemplait souvent vos célestes beautés, Sans se plaindre des Dieux, ni de leur injustice, Ni blâmer Apollon de sa noire malice, Il me contait en paix dans ce mortel séjour, Les périls glorieux où le portait l'Amour ; Que malgré son exil il nourrirait la flamme, Que vos divins regards allumaient dans son âme, Et prenant à témoins les nymphes de ce lieu, S'apprêtait de leur dire un éternel adieu ; Lors qu'Apollon caché sous un épais feuillage, Les esprits transportés d'une jalouse rage, Connût Endymion aux accents de sa voix, Que l'amoureux écho répétait dans les bois : Il sort en même temps de ces sombres demeures, Il monte dans son char attelé par les heures, Et l'oeil étincelant de ce Dieu furieux, Fait rougir en montant et la terre et les Cieux ; Ses chevaux immortels qui soufflent la lumière, Vont à perte d'haleine au haut de l'hémisphère : Phoebus les arrêtant droit sur le mont Lathmos, Bande son arc fatal pour tuer ce héros : J'avertis votre amant de ce péril extrême, Et le conjure en vain d'avoir soin de lui-même, De se mettre à couvert dans l'épaisseur du bois, Il méprise sa vie aussi bien que ma voix. Voudrais-tu, me dit-il, que par ma fuite honteuse, J'évitasse une mort qui m'est si glorieuse ? Il est beau de périr par un si noble sort, Et l'immortalité vaut moins que cette mort, Et puis vers le Soleil loin d'avoir de la crainte, Il tourne son visage où l'allégresse est peinte, Apollon, ce dit-il, perce, perce ce coeur, Déjà tout transpercé des beaux yeux de ta soeur ; Au même instant du Ciel une flèche fatale, Lui transperce le sein.

1 724 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica