Idylle en vers
Les Deux Ages Idylle
Personnages
- LE JEUNE HOMME
- LE VIEILLARD
LES DEUX ÂGES
LE VIEILLARD
Ô mon fils, où cours-tu ?LE JEUNE HOMME
Vers les bosquets de Guide J'ose en secret suivre les pas D'une vierge aimable et timide Par pitié, ne me retiens pas.LE VIEILLARD
Jeune homme, crains Vénus ; son sourire est perfide. Minerve par ma voix t'offre ici son égide Contre ses dangereux appas.LE JEUNE HOMME
Qu'importe la sagesse à mon âme enivrée ! La ceinture de Cythérée Vaut bien l'écharpe de Pallas.LE VIEILLARD
Viens briguer des héros la palme triomphale ; Imite dans sa course, aux monstres si fatale, Le vaillant fils d'Amphitryon.LE VIEILLARD
Suis Diane au regard austère.LE VIEILLARD
Toi que de dons trompeurs la nature décore, Écoute, la raison inspire mes discours ; Hippolyte, dès son aurore, Fuyait le culte des amours.LE VIEILLARD
Crains qu'une ingrate.LE VIEILLARD
Tu n'as point vu la beauté que j'aimais. Car, ô mon fils, jurant d'être fidèle, J'ai comme toi jadis connu l'amour, Et son bandeau m'avait caché ses ailes. Pourquoi, grands dieux, a-t-il fui sans retour, Ce temps si court des ardeurs éternelles ?LE JEUNE HOMME
Tu le vois, ô vieillard, ton coeur songe toujours À ce dieu qu'aujourd'hui j'adore ; Ou n'est pas loin d'aimer encore Lorsqu'on regrette les amours.LE VIEILLARD
Non, je suis sage, hélas ! Va, crois-en ma tristesse Sur les plaisirs de ta jeunesse Bientôt tu verseras des pleurs. Quelque jour viendront les douleurs...LE JEUNE HOMME
Quelque jour viendra la sagesse.41 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica