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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Tragédie en vers

Omphale

Antoine Houdar de La Motte, André Cardinal Destouches· créée en 1701, imprimée en 1751· 6 actes· 861 vers· 8 personnages

Représentée pour la première fois, par l'Académie Royale de Musique. Le dixi7me jour de Novembre 1701.

Personnages

  • L'AMOUR
  • JUNON
  • PREMIÈRE GRÂCE
  • DEUXIÈME GRÂCE
  • CHOEUR de Divinités du Ciel
  • CHOEUR de Divinités de la Terre
  • CHOEUR de Jeux et de Plaisirs
  • LA JALOUSIE, et sa suite
MONSEIGNEUR,

À MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOGNE,

Je ne vous fais plus d'excuse sur la liberté que je prends de vous dédier mes Ouvrages ; Je sens qu'elle est tournée en habitude, et qu'il m'est désormais impossible de m'en corriger. Ainsi, MONSEIGNEUR, préparez-vous à tous mes hommages, et comptez-les parmi les fatigues où votre rang vous destine. C'est un des engagements d'un Prince, tel que Vous, de recevoir les respects des Auteurs, et de soutenir même les louanges, où le zèle les emporte. Ce n'est pas toujours pour plaire aux grands Hommes qu'on les loue, c'est quelquefois encore pour la satisfaction de dire d'eux, ce qu'on pense, et après la gloire d'avoir achevé de grandes choses, les Héros doivent laisser aux écrivains le plaisir de les publier. Quelle part n'a pas eu ce plaisir dans ce qu'on a écrit de LOUIS et de VOTRE AUGUSTE PÈRE ! Quelle part n'aura-t'il pas dans ce qu'on écrira de vous ! Laissez-nous en jouir, MONSEIGNEUR, et qu'il me soit permis de céder quelquefois au plaisir de vous louer, sans craindre de vous déplaire. Vos Vertus présagent des Exploits qui vous menacent de bien d'autres louanges ; elles seront sans doute plus délicates que celles que je puis vous offrir, mais elles ne seront jamais accompagnées de plus de zèle, ni d'un respect plus profond que celui avec lequel je suis,

MONSEIGNEUR,

Votre très humble et très obéissant serviteur.

HOUDAR DE LA MOTHE.

PROLOGUE

L'Amour paraît dans sa Gloire, environné de Grâces et de Plaisirs. Les Divinités de la Terre sont assises sur les ailes du Théâtre, enchaînées de Fleurs ; et les Divinités du Ciel sont au-dessus, assises sur des Nuages. On voit au fond l'Antre de la Jalousie, où elle est enchaînée avec la Rage et le Désespoir.

ACTE I

Le Théâtre représente des Arcs de Triomphe, élevés à la gloire d'ALCIDE devant le Temple de JUPITER.

SCÈNE RREMIÈRE.

SCÈNE DEUXIÈME. Alcide et sa Suite, Iphis.

SCÈNE TROISIÈME. Alcide, Iphis.

SCÈNE IV. Alcide, Omphale, Le Grand Prêtre, Iphis, Troupe de Lydiens portant des Drapeaux, où sons représentés les Travaux d'ALCIDE, et la dépouille du Monstre dont il vient de délivrer les États d'OMPHALE, Troupe de Prêtres et de Prêtresses de Jupiter.

LES PRÊTRES et LES LYDIENS entrent avec Alcide et Omphale dans le Temple de JUPITER, et répètent :

Chantons le digne fils du plus puissant des Dieux ; Chantons, portons nos voix et son nom jusqu'aux Cieux.

ACTE II

Le Théâtre représente le Palais d'Omphale.

SCÈNE PREMIÈRE. Omphale, Céphise, Doris.

SCÈNE II. Omphale, Iphis.

SCÈNE III. Alcide, Omphale.

Les rebelles enchaînés, conduits par des héros de diverses Nations qui ont servi Alcide, Troupe de sa Suite, portant la Peau du Lion de Némée, la massue et les armes d'Alcide, qu'on met, en dansant, aux pieds d'Omphale.

LE CHOEUR, répète

C'est l'Amour qui vous presse, Chérissez ses traits : Sans ce Dieu la Jeunesse Perdrait ses attraits ; Les Plaisirs sur ses pas Volent sans cesse ; Et qui fuit tant d'appas, Ne les mérite pas.

La Fête est troublée par des Démons qui volent de tous côtés avec des feux, et brisent tous les ornements du Palais.

OMPHALE et LE CHOEUR

Fuyons ces ravages affreux.

Argine arrive sur un Dragon.

SCÈNE IV. Alcide, Argine.

SCÈNE V.

ACTE III

Le Théâtre représente les Jardins d'OMPHALE.

SCÈNE PREMIÈRE.

SCÈNE II. Omphale, Argine.

SCÈNE III.

SCÈNE IV. Omphale, Céphise, Troupe de Grecs et de Grecques choisis pour chanter la naissance d'OMPHALE. OMPHALE se place sur un trône de fleurs pour voir la Fête.

OMPHALE

C'est assez, votre zèle a brillé dans ces Jeux ; Mais j'ai besoin d'un peu de solitude. Le Ciel seconde mal vos voeux. Laissez-moi m'occuper de mon inquiétude.

CEPHISE et le Peuple se retirent, et des Démons sortent des Enfers qui secouent leurs flambeaux sur OMPHALE, et l'enchantent sur le trône de fleurs où elle est assise.

SCÈNE V. Omphale enchantée, Argine.

SCÈNE VI. Argine, Omphale, Alcide.

ALCIDE, en arrachant le Poignard des mains d'Argine

Ciel ! Que vois-je !

ACTE IV

Le Théâtre représente une Solitude.

SCÈNE PREMIÈRE.

SCÈNE II. Iphis, Alcide.

SCÈNE III. Alcide, Argine, Iphis.

SCÈNE IV. Argine, Alcide, Iphis, Troupe de Magiciens.

CHOEUR DE MAGICIENS, qui viennent sur des Monstres, et sur des nuages enflammés

Nous obéissons à ta voix. Ordonne : nous suivrons tes lois.

LE CHOEUR

L'air s'obscurcit, la terre s'ouvre ; L'Ombre à nos regards se découvre.

L'Ombre de Tirésie paraît, avec les habits de prêtre, et le sceptre d'or à la main, comme Homère l'a peint dans l'Odissée.

SCÈNE V.

ACTE V

Le Théâtre représente le Temple de l'Amour.

SCÈNE PREMIÈRE.

SCÈNE II. Omphale, Troupe de prêtresses de l'Amour, portant des Corbeilles de fleurs qu'elles mettent sur l'Autel.

SCÈNE III. Omphale, Iphis, Le Choeur.

OMPHALE

On vient, c'est lui, que je crains ses transports !

IPHIS troublé s'appuie d'un côté sur une colonne, OMPHALE de l'autre.

SCÈNE IV. Omphale, Iphis, Alcide.

IPHIS

Arrête.

SCÈNE DERNIÈRE.

861 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica