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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Comédie en vers· Comédie en un Acte et en vers Libres

L'Impatient

Etienne François de Lantier· créée en 1778, imprimée en 1779· 675 vers· 7 personnages

Représentée, pour la première fois, par les Comédiens Français, le 3 Septembre 1778.

Personnages

  • DAMON
  • MONSIEUR DE BORCHAMP
  • JULIE, veuve, fille de Monsieur de Borchamp
  • DORLIS, peintre
  • LAFLEUR, valet de chambre de Damon
  • FLAMAND, valet de Damon
  • LE NOTAIRE

SCÈNE PREMIÈRE. Lafleur.

SCÈNE II. Lafleur, Damon.

DAMON, entrant avec précipitation, et achevant de boutonner sa veste

Ces marauds-là ne finissent jamais !

DAMON met son épée

Abrégeons.

DAMON

Achève.

LAFLEUR

J'y vais.

SCÈNE I.I.

SCÈNE I.. Damon, Lafleur.

LAFLEUR, dans la coulisse

Monsieur, monsieur.

LAFLEUR, dans la coulisse

Dans l'instant.

LAFLEUR, dans la coulisse

Je vole.

DAMON

Maraud.

LAFLEUR, dans la coulisse

Ah ! Patience !

DAMON

Insolent.

LAFLEUR, dans la coulisse

Grand merci.

LAFLEUR, entrant, une tasse à la main

Je faisais votre chocolat.

DAMON

Encore ; apprenez à servir.

Il renverse la tasse.

DAMON

Tant pis.

SCÈNE V.

SCÈNE VI. Damon, Lafleur.

SCÈNE VII.

SCÈNE VIII. Damon, Lafleur.

LAFLEUR, froidement et les bras croisés

Oui, Monsieur.

LAFLEUR

Eh !...

DAMON

Quoi ?

LAFLEUR

Mais...

DAMON

Oui, oui.

SCÈNE IX. Julie, Damon.

JULIE

Quand ?

DAMON

Ce soir.

JULIE

Oui.

JULIE

D'accord.

DAMON, revenant et à part

Rien ne peut l'excuser.

SCÈNE X.

SCÈNE XI. Damon, Borchamp.

DAMON, à part

Tant pis, morbleu !

DAMON court chercher des fauteuils

Soit, asseyons-nous

DAMON

Ma foi..

BORCHAMP

C'était....

BORCHAMP

Pourquoi ?

SCÈNE XII.

SCÈNE XIII. Damon, Lafleur.

LAFLEUR, accourant

J'accours.

SCÈNE XIV.

SCÈNE XV. Damon, Flamand.

FLAMAND

Monsieur ?

FLAMAND

Et qui ?

DAMON

Lafleur.

DAMON

L'animal !

Le poussant par les épaules.

Là, là, là, là.

SCÈNE XVI.

SCÈNE XVII.

SCÈNE XVIII. Borchamp, Julie.

JULIE

Mais....

JULIE

Lafleur.

SCÈNE XIX. Les mêmes, Lafleur.

SCÈNE XX. Borchamp, Julie.

SCÈNE XXI.

SCÈNE XXII. Julie, Lafleur.

SCÈNE XXIII.

SCÈNE XXIV. Damon, Lafleur.

DAMON, à part

Quelle maudite plume !

Au XVIIIème, on écrivait avec une plume généralement une plume d'oie.

LAFLEUR

À part.

Elle a tort.

Haut.

Si mes soins.

LAFLEUR, à part

Il est contrarié.

LAFLEUR, à part, sans entendre

Il est toujours le même.

DAMON

Ah, quels valets !

Il sort.

DAMON, apportant une bougie allumée

Pour être bien servi, c'est-là le vrai système.

SCÈNE XXV. Les mêmes, le Notaire.

LE NOTAIRE, à Lafleur

Peut-on voir votre Maître ?

LE NOTAIRE

Je le sais.

SCÈNE XXVI. Damon, Le Notaire.

LE NOTAIRE

Oui, je vais vous le lire.

Il cherche dans ses poches.

LE NOTAIRE

Ah ! Le voici.

LE NOTAIRE

J'y suis.

Il lit.

À l'égard du procès,

Damon s'approche avec vivacité pour lire dans la lettre, le Notaire, par un mouvement de surprise, recule la tête, et laisse tomber ses lunettes.

Dont vous.... ah, ma lunette ! Elle sera brisée.

LE NOTAIRE

Qui, vous ?

SCÈNE XXVII.

SCENE XXVIII. Damon, Julie.

DAMON

Pas mal.

DAMON

Non, non.

SCÈNE X.IX. Les Mêmes, LAFLEUR.

SCÈNE XXX. Damon, Julie, Lafleur, Dorlis, Peintre.

DAMON, troquant son fauteuil contre une chaise

Apportez une chaise ; Je suis très mal assis.

DAMON, tirant sa montre

Il est déjà bien tard.

JULIE, regardant le portrait

La bouche sera bien.

DAMON, bas à Julie, en se levant

Permettez-moi, Madame....

Il se place derrière le Peintre.

Je veux voir ce qu'il fait.

DAMON, revenant à sa place

M'y voilà ; calmez-vous.

LAFLEUR, à part

Il y paraît.

DORLIS

Les yeux.

DAMON, se levant

Vous les ferez sans moi.

SCÈNE XXXI. Les mêmes, Flamand.

SCÈNE XXXII. Damon, Julie, Flamand.

SCÈNE XXXIII. Damon, Julie.

SCÈNE XXXIV. Damon, Julie, Borchamp.

BORCHAMP lit

« Mon cher neveu, lorsque j'ai reçu votre billet, j'avais précisément Monsieur de Lauvamaine à dîner chez moi. Soyez tranquille sur les suites de vos démarches dans tout ce qui dépendra de lui. Il n'a rien, m'a-t-il dit, refuser à notre ancienne amitié. »

BORCHAMP

Oui, je le vois, et je lui rends justice.

Il lit.

« Mais, selon, votre coutume, vous écrivez avec tant de précipitation que vous oubliez la moitié des mots ; et vos phrases sont si embrouillées, que ce n'est pas sans effort qu'on devine votre pensée. »

À part.

Je le reconnais bien.

Il lit.

« Je vous renvoie votre lettre, prenez la peine de la relire. »

À part.

Ceci sera nouveau.

BORCHAMP continue de lire

« Mon cher oncle, il faut, en ma faveur, crever tous vos chevaux, et me rendre un service très important pour le plus maudit des..... La Comtesse. »

DAMON, lisant dans la lettre

Des procès.

BORCHAMP

Ah ! J'entends, et rien n'est plus facile.

Il lit.

« La Comtesse d'Érolle plaide, depuis un siècle, contre Monsieur de Borchamp, père... dont je suis éperdument amoureux, qui réunit l'esprit à la beauté. »

Je n'imaginais pas être encore si beau.

BORCHAMP

Fort bien.

Il lit.

« C'est un être processif, et sa cause est injuste. L'essentiel est d'obliger Lauvamaine ? Rapporter cette affaire dès demain ; il s'agit d'un malheureux bois de famille que Monsieur de Borchamp porte.... à un prix considérable. Je suis, etc. Voilà, mon cher neveu, votre billet, c'est une véritable énigme. Heureusement, j'ai quelque sagacité et quelque expérience, et j'ai compris que vous vous intéressez vivement à La Comtesse d'Érolle ; je ne vous connaissais pas cette belle passion ; mais comme vous m'assurez d'ailleurs que la cause de Monsieur de Borchamp est injuste, que c'est un être processif, j'ai fortement prévenu Lauvamaine contre lui, et il m'a promis d'appuyer votre belle Comtesse de tout son crédit. »

Vraiment, il n'appartient qu'à vous ! Votre amitié plaide avec énergie ; Et maintenant j'ai l'esprit en repos. Eh bien, que penses-tu de ce rare service ?

BORCHAMP, à Damon

Je le crois ; en effet...

BORCHAMP

Non.

BORCHAMP

Je le sais.

SCÈNE XXXV. Les Mêmes, La Notaire.

DAMON, bas au Notaire

Ne me trahissez pas.

BORCHAMP, à Julie

Tu le veux ?

DAMON, vivement

Oui, Monsieur.

BORCHAMP, à Julie

Épouse, j'y consens.

675 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica