Réglages

Mémorisé dans ce navigateur.

Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Tragi-comédie en vers

Athénaïs

Jean Mairet· créée en 1639, imprimée en 1642· 5 actes· 1 825 vers· 7 personnages

Représenté pour la première fois en en 1639 à Paris.

Personnages

  • ATHÉNAÏS, fille du Philosophe Léonce
  • THÉODOSE, Empereur d'Orient
  • PULCHÉRIE, soeur de Théodose
  • TEGNIS, confidente de Pulchérie
  • PAULIN, favori de Théodose
  • VALÈRE, frère d'Athenaïs
  • PHOCAS, capitaine des Gardes de Théodose
Épigramme à Mr. de MAIRET, sur son Athénais Bien que Théodose en mourant ; Soit pour la gloire ou pour l'adresse, Doive emporter le nom de Grand sur tous les Princes de la Grèce : Puisqu'Athénaïs aujourd'hui Est dans l'Empire autant que lui, Si sans avoir en est la cause ; MAIRET au jugement de tous, C'est être plus que Théodose Que d'être aussi savant que vous.
Le Tombeau d'Athénaïs au mesme Ci git (où vit l'honneur qui naquit avec elle) La docte Athénaïs, soeur ou fille des Dieux, Qui vécut et vivrait adorable a nos yeux Si la vertu rendait une femme immortelle. Sa fortune ici bas fut si grande et si belle, Que même elle en rendit son auteur envieux, Et perdant à la mort un bien si précieux, La douleur qu'elle en eut fut juste et naturelle. Mais depuis qu'un ouvrage et si grand et si beau À l'égal de son trône illustra son Tombeau, L'Ouvrage est son Auteur sont si dignes d'envie, Qu'en l'état glorieux qu'ils ont réduit son sort, S'il était à son choix de rentrer dans la vie, Elle aurait plus de peine a sortir de la mort.

A. D. L. A. D. N.

ACTE I

SCÈNE PREMIÈRE. Théodose, Paulin.

SCÈNE II. Pulchérie, Théodose, Paulin.

THÉODOSE

Le moyen ?

THÉODOSE

Phocas rentre.

Phocas est pour la soeur.

SCÈNE III. Athénaïs, Pulchérie, Valère, Tegnis, Phocas.

ATHÉNAÏS

Celui dont je me plains me touchant de si près, Que sa vie et la mienne ont commencé leur course Et dans un même sang et d'une même source, Que n'ont pu la Nature et nos communs parents Empêcher ou finir nos honteux différents. On ne me verrait pas Princesse incomparable Accuser à vos yeux un frère inexorable, Noircir mon propre sang, et rougir aujourd'hui Pour la part que je prends à la honte d'autrui. Exemple de bonté ! Faut-il que je produise Devant le Tribunal où vous êtes assise Un exemple inouï de dureté de coeur, De mauvais naturel et d'injuste rigueur ? Qui sans avoir failli me traite en criminelle, Me ferme indignement la maison paternelle, Et me refuse ailleurs, pour comble de tous maux, Ce que trouvent partout les plus vils animaux, Qui tiennent en pur don des mains de la Nature Le bienfait du couvert et de la nourriture ; C'est de tout notre bien qu'il a tout aujourd'hui La seule et moindre part que j'exige de lui, Qui loin d'être lui seul mon tuteur et mon père, Est le seul qui m'opprime et qui me désespère Au mépris du devoir et du sang qui nous joint, Au mépris de mes pleurs qui ne le touchent point, Et de son propre honneur dont le soin le convie À me donner au moins ce qu'il faut pour la vie, Avec la liberté d'appliquer mon esprit À l'étude des arts que mon père m'apprit : Ce sont ces mêmes arts acquits par mon étude, Qui servent de prétexte à son ingratitude. Il dit que notre père avec son amitié, M'a donné de ses biens la plus noble moitié, Me donnant sa vertu, son temps et sa science : Le partage en effet est plus grand qu'il me pense, C'est le seul que j'estime et que je puis vouloir Si j'obtiens les moyens de le faire valoir : Mais à quoi ce partage à mon sexe honorable, Qui parmi les savants me rend considérable, Si par un coup fatal à tant de vertueux L'extrême pauvreté le rend infructueux ? Que me sert de connaître et le Ciel et la Terre Si la nécessité me déclare la guerre ? Est-il esprit si grand, ou si bien affermi, Qui ne cède aux efforts d'un semblable ennemi ? Contre la cruauté d'un monstre si terrible Alcide aurait perdu le titre d'invincible ! Plus celui qu'il attaque a le courage haut, Moins il a d'avantage à souffrir son assaut Mais une autre raison, la plus faible du monde, Appuie un autre point où sa rigueur se fonde. C'est assez (dira-t-il) que les Astres amis Ne manqueront jamais à ce qu'ils m'ont promis : Mais s'il croit ce qu'il dit, il n'est pas raisonnable, Et s'il ne le croit pas, il est impitoyable : S'il pense que le Ciel m'appelle à de grands biens, Pourquoi par ses bienfaits n'attire-t-il les miens ? En l'espoir du futur, il devrait par avance Pour son propre intérêt gagner ma bienveillance, Et loin de me traiter avec sévérité, Prendre part de bonne-heure à ma prospérité Et s'il croit que jamais mon destin ne se change, Sa haine ou sa rigueur n'est-elle pas étrange ? Si mon frère aujourd'hui me refus ses soins, Dois-je plus espérer de ceux qui me sont moins ? Bref, préférant d'une âme à l'étude adonnée L'olive de Minerve au myrthe d'hyménée, J'ai beau lui demander les moyens suffisants Pour jouir des amours de mes plus jeunes ans, C'est ce qu'il me refuse et ce que tristesse Avec pleurs et soupirs demande à votre Altesse, Qui sans doute attentive et bonne comme elle est, Médite en ma faveur un équitable arrêt.

Alcide : autre nom d'Hercule.

SCÈNE IV. Pulchérie, Théodose, Pavlin.

SCÈNE DERNIÈRE. Théodose, Paulin.

ACTE II

SCÈNE PREMIÈRE. Tegnis, Athénaïs.

ATHÉNAÏS

Il est vrai que j'embrasse une condition Qui choque mon humeur et mon élection, Et sans que Pulcherie en puisse être offensée, Son palais me plaît moins que ne fait le Lycée. Je chercherais plutôt, s'il était à mon choix, L'étude des savants que la chambre des Rois. Hélas, si les Destins à mon bonheur contraires, Me laissaient pour le moins les choses nécessaires À cultiver les Arts que mon père m'apprit, Avec la quiétude et la paix de l'esprit, Je bornerais mes voeux, ma gloire et mon envie Dans la tranquillité d'une si chère vie. Tantôt considérant et de l'âme et des yeux Les diverses beautés de la Terre et des Cieux, Je verrais en tous deux, comme en une peinture, Le merveilleux pouvoir du Dieu de la Nature. Tantôt je me plairais à montrer les raisons De l'ordre qui varie et change les saisons : Tantôt celles des vents, des frimas, des tempêtes, Et des corps enflammés qui grondent sur nos têtes. Après, pour délasser mon esprit curieux D'une étude si vague et si laborieux, Je le promènerais dans ces belles allées, Ces paisibles coteaux, ces secrètes vallées, Et ces bois de laurier éternellement verts, Ou coule à flots d'argent la fontaine des vers. Mais quoi ! La pauvreté, ce monstre épouvantable, Qui plus il est honteux, plus il est redoutable, Confond tous mes desseins, les réduit en vapeur, Et de son seul aspect m'étonne et me fait peur : Ce mortel ennemi, dont je suis menacée, Rend ma lyre muette, et ma veine glacée : Car enfin vous savez, ô Nymphes que je sers ! Qu'on porterait en vain dans vos sacrés déserts Un esprit accablé d'aucune inquiétude, Qui par les soins du corps interrompe l'étude, Vu qu'il est des beaux vers comme des Alcyons Qui veulent un long calme à leurs productions. Sages dispensateurs des fortunes du monde, Seuls en qui désormais tout mon espoir se fonde, Si du trône céleste, où vous êtes assis, Vous daignez des mortels contempler les soucis, Voyez ceux que je souffle, et ceux que me prépare L'injustice d'un frère autant cruel qu'avare, Qui me fait rechercher en la faveur d autrui Ce que celle du sang me promettait de lui.

Lycée : Gymnase, lieu d'exercice, situé en dehors d'Athènes du côté du levant, et garni d'allées couvertes. C'est dans le Lycée qu'Aristote tint école de philosophie. [L]

SCÈNE II. Théodose, Paulin, Tegnis.

SCÈNE IV. Théodose, Pulchérie.

THÉODOSE

Depuis.

PAULIN

Sire.

ACTE III.

SCÈNE PREMIÈRE. Pulchérie, Paulin, Tegnis.

PULCHÉRIE

Pourquoi ?

PULCHÉRIE

Rien moins.

PULCHÉRIE

Allez .

SCÈNE II. Pulchérie, Tegnis.

SCÈNE III. Théodose, Pulcherie, Paulin, Tegnis.

ATHÉNAÏS

Mais, Madame...

SCÈNE IV. Théodose, Athénaïs.

ATHÉNAÏS

Je ferais une injure à votre Majesté Si je la soupçonnais de peu de vérité, Je crois que ses discours ont le don des Oracles. Comme ses actions ont celui des miracles, Par tout votre puissance éclate également, Et l'obstacle en ceci vient de moi seulement, Qui ne puis contempler la fortune où vous êtes, Sans craindre en même temps l'honneur que vous me faites. Quelle amour ! Quel esprit ! Quelle présomption Éloignerait de moi cette appréhension ? Puis-je avoir tant de biens sans en être accablée, Ni voir tant de splendeur sans en être aveuglée ? Le destin de Sémélé en un sujet pareil, Me doit servir ici d'exemple et de conseil. Mais quand la vanité m'aurait pu faire accroître Que je puis supporter l'éclat de votre gloire, Ce feu prodigieux qui contre mon dessein D'une si vive ardeur vous embrase le sein Par un effet du temps trop justement à craindre, Peut-il pas à la fin s'alentir ou s'éteindre ? Y pourrait-on pas voir succéder quelque jour Le mépris à l'estime, et la haine à l'amour ? Ce malheur qui possible irait jusqu'au divorce, De toute ma constance épuiserait la force, Et l'état déplorable où je serais alors, Me ferait envier la fortune des morts, Non pour me voir tomber par une chute étrange Du Trône Impérial au milieu de la fange : Alors le seul regret de m'éloigner de vous, Serait entre mes maux le plus cruel de tous. Car alors mon devoir autorisant ma flamme, Je serais triste amante et malheureuse femme.

Alentir : Rendre plus lent. [L]

SCÈNE V. Pulchérie, Tegnis, Théodose, Ayhénaïs.

SCÈNE VI. Phocas, Tegnis.

ACTE IV

SCÈNE PREMIÈRE.

THÉODOSE

stances.

Mais quelqu'un vient à moi de cet endroits fatal, D'où j'attends avec crainte ou mon bien ou mon mal : C'est Tegnis qui rapporte une faible espérance Du lieu de l'assemblée et de la conférence, Sache d'un même temps, et d'un même rapport L'état de la dispute et celui de ton sort.

SCÈNE II. Théodose, Tègnis.

SCÈNE III. Pulchérie, Théodose.

SCÈNE IV. Tegnis, Théodose.

SCÈNE V. Paulin, Athenaïs, Théodose, Tegnis.

ACTE V

SCÈNE PREMIÈRE. Tegnis, Phocas.

SCÈNE II. Théodose, Athénaïs.

SCÈNE III.

ATHÉNAÏS, seule

En cette obscurité quel flambeau dois-je attendre, Qui m'éclaire assez bien pour ne rencontrer pas Le précipice ouvert où s'adressent mes pas ? Chère Philosophie, à mon aide appelée, Hâte-toi d'appuyer ma constance ébranlée, Un illustre laurier veut d'illustres efforts, Mon malheur est puissant, mes ennemis sont forts, L'injuste Théodose et l'aveugle fortune, Font à mon innocence une guerre commune, Ma raison étonnée implore ton secours, Soutiens la donc ici de tes plus forts discours, Afin que nous vainquions en ce combat de marque, Et l'aveugle Déesse, et l'injuste Monarque, Tous doux en un instant contre moi déclarés Et d'amis qu'ils m'étaient, mes ennemis jurés, Qui me causant tous deux de sanglantes alarmes, M'assaillent cependant de différentes armes. Les traits de la fortune attaquent mon bonheur, Les traits de Théodose attaquent mon honneur, Celle-là me rabaisse, et celui-ci m'opprime, L'une fait ma misère, et l'autre fait mon crime, Imputant comme il fait à ma déloyauté Le trop visible effort de sa légèreté. Ha ! Prince qui sans cause, et peut-être sans peine Avez, sitôt passé de l'amour à la haine, Qu'il est aisé de voir à vos feux inconstants Que si vous aimez fort vous n'aimez pas longtemps : Et que c'est bien en vous une chose assurée, Que l'amour violente est de courte durée. Ô Dieu ! Qui l'eut pu dire ou penser seulement, Qu'une amitié belle en son commencement, Si sainte en son progrès, en tous les deux si forte. À moins que d'un prodige eut fini de la sorte, Ce merveilleux désordre éclate néanmoins, C'est une vérité dont mes yeux sont témoins, Tant l'espérance est faible alors qu'elle se fonde Sur la grâce ou l'amour des plus grands Rois du monde. Ô trop volage amant, et trop injuste Roi. Vous cherchez un prétexte à manquer de foi, Le sort d'Athénaïs fait honte à Théodose, Il hait de ses transports les effets de la cause : Mais pour m'avoir aimée avec aveuglément, En dois-je être punie avec ressentiment ? Pour vous avoir paru trop aimable et trop belle, Devez-vous me haïr, dois-je être criminelle ? Et l'éclat que mes yeux pour les vôtres ont eu Doit-il faire obscurcir celui de ma vertu ? Non, je n'ai point usé pour allumer vos flammes D'artifice, de fard, ou de moyens infâmes, Pour gagner votre esprit, je n'ai point exercé Le métier de Médée, ou celui de Circé, Ni murmure sur vous les puissantes paroles, Que la magie enseigne en ses noires écoles, Si vous eûtes pour moi des transports indécents, J'ai toujours eu pour vous des charmes innocents, Et si votre âme auguste est encor indignée De l'excessive amour qu'elle m'a témoignée, Outragez mon visage en le défigurant Plutôt que ma pudeur eu me déshonorant, Et ne déguisez plus votre humeur inégale, En m'appelant peu chaste, ingrate et déloyale Puis qu'il est assuré que je ne suis rien moins, Par la terre et le ciel que j'en prends à témoins, Va retourne au néant d'où je t'avais tirée : Mais plutôt à la paix que tu m'as procurée, Inconstant, qui me rends avec la liberté, Le repos de l'esprit que tu m'avais ôté. Oui ton affection ou feinte ou véritable, A tant gagné sur moi que tu m'es regrettable, Et mon coeur qui jamais ne t'a manqué de foi, Ne saurait quasi plus se déprendre de foi, Il le fera pourtant, la raison l'y convie, Quand même cet effort lui coûterait la vie,

Touchant à son coeur.

Sors d'ici Théodose, et n'y rentre jamais, Mon oreille et mon coeur te sont clos désormais, Mais quelqu'un vient ici

Déprendre : Fig. Détacher, faire qu'on ne soit pas attaché. [L]

SCÈNE IV. Pulchérie, Athenais, Tegnis.

SCÈNE V.

THÉODOSE

Je m'abandonne à vous, tragiques rêveries, Changez-vous, s'il se peut, en autant de furies. Théodose amoureux, Théodose Empereur, Ne vois que des sujets de haine et de fureur, Ses bienfaits oubliés, son amour abusée, Et son autorité peu crainte ou méprisée, Une infidèle épouse, un lâche favori Dont l'un trahit son Prince et l'autre son mari, Puisque tel se peut dire, après la foi donnée, L'amant dont le désir aspire à l'hyménée, Et qui voit désormais le but de son amour Éloigné seulement de l'espace d'un jour. Ô Ciel ! Pour ta justice et pour mon allégeance, Prends d'un forfait illustre une illustre vengeance ; Joins ta cause à la mienne, et me prête ton bras, Afin d'anéantir ces perfides ingrats : Mais l'excès de mon mal m'ôte la connaissance, Quand on cherche de l'aide on manque de puissance. Non, non, sans faire ici ni prières ni voeux, Voulant ce que je dois, je puis ce que je veux. Pourquoi du juste Ciel emprunter le tonnerre, ' Si je tiens en ma main les foudres de la terre, Le trépas, la prison, et le bannissement, Nécessaires effets de mon commandement ? Que la mort et l'exil soient donc les doux tempêtes Dont nous allons tonner sur ces coupables têtes Que l'un des criminels, avec ses faux appas, . Soit puni de l'exil, et l'autre du trépas : Qu'elle aille reconnaître en quelque île déserte La grandeur de son crime, et celle de sa perte. Cette ingrate beauté, que mes chastes ardeurs Tiraient de la bassesse au faîte des grandeurs, Qu'elle retombe en terre, où je l'avais trouvée, Cette vapeur légère aux astres élevée Par les puissants rayons d'un amour sans pareil, En cette occasion plus fort que le soleil : Qu'elle vive sans biens, sans repos et sans gloire, Et hors de mon estime, et hors de ma mémoire : Mais pour lui, cet Icare au désir effronté, Sur des ailes cire aux étoiles monté, Ce superbe Ixion, indigne de ma grâce, Qui jusque dans ma couche a porté son audace, Qu'il meure, et que sa mort soit aux audacieux Un sujet de l'opprobre des cieux. Ainsi tombants tous deux a une chuté commune, L'un en perdra la vie, et l'autre la fortune Moi-même en les perdant, je me perds à mon tour, Malheureux dans la haine autant que dans l'amour. Je perds en les perdant le repos, et la joie, Me livre au désespoir dont je serai la proie, Et trouve en leur malheur, qui me fait malheureux, Plus de rigueur pour moi, que je n'en ai pour eux. N'importe, il faut punir sur eux et sur moi-même Mon extrême imprudence, et leur malice extrême. Je veux les châtier, et porter à la fois La peine de leur crime et de mon mauvais choix.

SCÈNE VI. Pulchérie, Théodose.

PULCHÉRIE

D'une pomme ?

THÉODOSE

Oui, ma soeur.

TEGNIS, sortant

On vient de m'appeler.

SCÈNE VII. Athénaïs, Puchérie, Tegnis, Théodose.

SCÈNE DERNIÈRE. Théodose, Athénaïs.

1 825 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica