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Comédie en vers

Les Fausses Vérités

Antoine Le Métel d'Ouville· créée en 1641, imprimée en 1643· 5 actes· 1 799 vers· 9 personnages

Représenté pour la première fois en 1641 à l'Hôtel de Bourgogne.

Personnages

  • FLORIMONDE, Damoiselle Parisienne, Amoureuse de Lidamant, et soeur de Léandre
  • NÉRINE, Suivante de Florimonde
  • LIDAMANT, Gentilhomme de Languedoc, ami de Léandre, Amoureux de Florimonde
  • LÉANDRE, Ami de Lidamant, frere de Florimonde, et Amoureux d'Orasie
  • ORASIE, Damoiselle Parisienne, fille de Tomire, et Amoureuse de Léandre
  • JULIE, Suivante d'Orasie
  • TOMIRE, Vieillard, Pere d'Orasie
  • FABRICE, Serviteur de Lidamant
  • LISIS, Serviteur de Tomire

ACTE I

SCÈNE PREMIÈRE. Florimonde, Nérine, dans leur Chambre qui viennent de dehors.

SCÈNE II. Lidamant, Léandre, dans la Chambre de Lidamant, et Florimonde et Nérine dans la leur les écoutant.

FLORIMONDE, bas à Nérine

Écoute ici Nérine On parlera de nous.

LÉANDRE

Une beauté divine, Un objet plus qu'humain m'a dérobé le coeur, Je ne vous dirai point le nom de mon vainqueur. Je vous veux taire aussi qu'en servant cette belle, Moins Amoureux qu'aimé, les faveurs que j'eus d'elle, Et tout ce que l'honneur m'en pouvait obtenir ; Car je veux les perdant perdre le souvenir. Je dirai seulement qu'elle était satisfaite, Que pour elle j'avais une amour très parfaite, Et qu'ainsi j'espérais sans trop de vanité En possédant un jour cette rare beauté De jouir des douceurs que donne l'Hymenée ; Mais comme j'attendais cette heureuse journée Ayant le vent en poupe en cette mer d'Amour, Un orage survint qui troubla ce beau jour, Et me mit au danger d'un périlleux naufrage, Au milieu de mon aise, une peste, une rage, Une jalouse humeur pour me combler d'ennuis M'a réduit misérable, en l'état où je suis. Ne croyez pas pourtant parlant de jalousie, Que mon âme jamais en ait été saisie ; Non de ce trait perçant mon coeur n'est point blessé C'est moi qui l'ai donnée, Ah Dieux qui l'eut pensé, Que cette passion fut cent fois plus aisée À souffrir quand on l'a que quand on l'a causée. Une certaine Iris, à qui j'ai fait la Cour, Croyant que je l'aimais d'un véritable Amour, Que pour tout autre objet mon coeur était de glace, M'a causé depuis peu cette étrange disgrâce, Ayant su par malheur cette inclination, Voyant que je bravais ainsi sa passion, Pour se venger de moi cette Iris trop cruelle M'a peint à ma maîtresse inconstant infidèle, Et par quelques écrits qu'elle a montrez de moi, Elle a fait qu'Orasie a douté de ma foi, Et dedans cette erreur a fait que l'inhumaine A pour moi converti tout son amour en haine, Et m'a par ces mépris mis en tel désespoir Que je n'ose espérer seulement de la voir, Pour la désabuser de sa créance veine, Me sentant innocent jugez qu'elle est ma peine.

SCÈNE III. Julie, Léandre, Florimonde, Lidamant.

SCÈNE IV. Léandre, Julie.

SCÈNE V. Florimonde, Nérine dans leur Chambre.

SCÈNE VI.

SCÈNE VII. Julie, Léandre, Orazie.

JULIE, à la porte avec Léandre

Elle est seule au logis l'occasion est belle.

ORASIE

Parlez.

LÉANDRE

Puis que par mes raisons vous me voulez confondre Au moins permettez moi de vous pouvoir répondre, En me donnant loisir je m'expliquerai mieux. Je donne un autre exemple, un homme naît sans yeux. Il entend faire cas de cet astre qui dore L'Univers de ses rais, que précède l'Aurore, Quand il peut raisonner, il discourt à part soi, Quel est cet oeil brillant qu'il connaît par la foi, Il oit de sa beauté des louanges si grandes Qu'il l'admire en son coeur et lui fait des offrandes. Posons qu'en une nuit pleine d'obscurité Il ait l'heur de jouir du bien de la clarté, Que le premier objet qui paraît à sa vue, Soit une belle étoile en l'ayant aperçue, Il croit assurément que ce brillant éclat Est celui dont chacun lui faisait tant d'état. Mais lorsque le Soleil vient en sortant de l'onde De ses rayons dorés illuminer le Monde, Chassant à son abord les ombres de la nuit, Il voit comme aussitôt cette étoile s'enfuit Ce qui dès là l'oblige à n'en plus faire conte, Une étoile qui cède, et qui s'en fuit de honte, Aussitôt que paraît un astre plus puissant, Peut-elle faire tort à ce soleil naissant ? Je suis en cet état, j'étais privé de vue, Avant que d'avoir vu ce bel oeil qui me tue, Et comme je cherchais si je pourrais un jour Connaître quel était ce véritable amour, Je vis paraître Iris, et je dis en moi-même, Voici ce que je cherche, et ce qu'il faut que j'aime. J'adore sur le champ la beauté que je vis, Je ne vis qu'une étoile, et si j'en fus ravi, D'autre admiration mon âme fut saisie Quand parut à mes yeux l'adorable Orazie, Qui d'un brillant éclat à cet Astre pareil Chassa loin cette étoile au lever du Soleil.

ACTE II

SCÈNE PREMIÈRE. Orazie, Florimonde, Julie, dans la chambre d'Orasie.

FLORIMONDE

Oyez doncques Madame, Je vous veux découvrir tout ce que j'ai dans l'âme Vous êtes généreuse, et je puis que je crois Vous fier un secret.

Fier : Confier ; donner, ou laisse quelque chose à un autre sur la bonne opinion qu'on a de sa fidélité ; se reposer sur sa bonne foi.

FLORIMONDE, la retenant

Non demeurez ici.

FLORIMONDE

J'aime, et du trait d'amour mon coeur est si touché À ce mot je rougis, mais quoi je l'ai lâché.

Trait : Se dit figurément et poétiquement des regards, et des blessures qu'ils font dans les coeurs, quand ils y inspirent de l'amour. [F]

FLORIMONDE

Mon frère a fait venir depuis cinq ou six jours Chez lui ce cher objet de mes chastes amours. Mais il me fit sur l'heure une expresse défense, De paraître chez lui du tout en sa présence, Disant qu'il importait pour certaine raison Qu'il sut qu'il se tenait tout seul dans sa maison. Avec cette défense il m'augmenta l'envie, De le voir fusse même aux dépens de ma vie. Après que je l'eus vu, je lui voulus parler, Ayant su son dessein, et qu'il devait aller Se divertir sur l'heure en une promenade, J'y fus, et le trouvant près d'une palissade Je rendis de tout point confuse sa raison, Alors qu'il s'entendit appeler par son nom, Bref de son entretien je fus si satisfaite, Que cela de tout point acheva ma défaite. Je l'y vois tous les jours, mais il est en souci, De connaître mon nom et mon logis aussi. N'ayant pu jusqu'ici refréner cette envie. En dépit que j'en eusse, il m'a tantôt suivie Et me suis finement dérobée à ses yeux, Au point qu'il contentait son désir curieux, Mais comme à tous moments il est avec mon frère J'ai peur qu'il ne découvre à la fin ce mystère, Aidez moi chère amie en cette extrémité, J'ai bien dans mon esprit un moyen inventé, Qui de ma défiance est l'assuré remède Mais quoi je ne le puis mettre à fin sans votre aide, Ils ne peuvent manquer de se voir aujourd'hui, Mais il faut que je parle auparavant à lui, Pour y parvenir donc, j'ai trouvé la finesse De le faire conduire en ce lieu par adresse, Où je lui parlerai si vous le trouvez bon, Nous pouvons aisément et sans aucun soupçon Nous voir en assurance, et discourir ensemble.

Palissade : est aussi un terme de Jardinier, qui signifie un ornement des allées des jardins, où l'on plante des arbres qui portent des branches dès le bas, qu'on étend encore, qu'ils paraissent comme une muraille couverte de feuilles. [F]

FLORIMONDE

Vous êtes bien peureuse, Il faudrait en effet être bien malheureuse, Si l'on nous surprenait dès le premier larcin,

Larcin : Plaisirs dérobés, pris en cachette, ou des baisers surpris à la personne aimée. [F]

SCÈNE II. Nérine, Florimonde, Orasie, Julie.

FLORIMONDE

Adieu.

SCÈNE III. Nérine, Lidamant, Florimonde.

LIDAMANT

Oui, l'excès de ma gloire étonne mes esprits, Car je ne croyais pas que mon heur fut si proche.

Heur : rencontre avantageuse. (...) [F] [antonyme de malheur]

SCÈNE IV. Julie, Florimonde, Lidamant.

, bas à Florimonde

Monsieur vient, le voici.

JULIE, le mettant dans une chambre

Entrez, et vous cachez promptement en ce lieu.

LIDAMANT, se cachant

Ah Dieux ? Je suis perdu.

SCÈNE V. Orasie, Florimonde, Julie, Nérine.

SCÈNE VI. Tomire, Orasie, Julie, Nérine, Florimonde.

SCÈNE VII. Orasie, Julie.

JULIE, ouvre et dit bas

C'est Léandre, Madame, ah Dieux tout est perdu,

Il entre.

SCÈNE VIII. Léandre, Orasie, Julie.

TOMIRE, derrière le théâtre

Ouvrez-moi tôt Julie.

LÉANDRE

Que deviendrai-je ? ô Dieux ! Puis que cette autre porte est fermée il vaut mieux Que je me cache ici.

Comme il veut entrer dans la Chambre où est Lidamant Orasie le retient.

LÉANDRE

Pourquoi ?

ORASIE, l'empêchant d'entrer

N'entrez pas.

SCÈNE IX. Tomire, Orasie, Léandre, Julie.

Ils s'entresaluent, et Léandre sort.

SCÈNE X.

SCÈNE XI. Julie, Lidamant.

LIDAMANT

Le puis-je.

JULIE

Oui.

SCÈNE XII.

SCÈNE XIII.

SCÈNE XIV. Léandre, Orasie.

ORASIE, surprise bas

Justes Dieux.

ORASIE, bas

Hélas.

LÉANDRE

Si lâche.

ORASIE, bas

Ah misérable.

SCÈNE XV. Julie, Léandre, Orasie.

JULIE, dit sans prendre garde à Léandre

Je l'ai mis en lieu sûr.

Il s'en va.

ACTE III

SCÈNE PREMIÈRE. Fabrice, Lidamant, dans leur chambre.

LIDAMANT

Oui je le veux Fabrice, Écoute, et de mon sort admire le caprice, La Dame que tu sais m'a tantôt fait savoir Par un certain billet que je l'allasse voir, Une fille à l'instant m'a mené droit chez elle, J'entre dans un logis dont l'apparence est belle, Les meubles précieux, mais ce qui plus l'ornait, C'était cette beauté de qui l'oeil me charmait. Elle m'a fait d'abord quelque plainte légère, Comme je m'excusais elle a su que son père Arrivait au logis et tremblante de peur M'a fait incontinent retirer en lieu sûr, Ils parlaient assez haut mais je n'ai pu comprendre Leurs discours que j'oyais, sans les pouvoir entendre, La porte était fermée, et leurs confuses voix Venaient bien jusqu'à moi dans la chambre où j'étais, Un homme ouvre la porte et moi je me tins ferme, Et sans passer plus outre une fille la ferme. Sans avoir discerné la forme ni les traits Ni de l'un ni de l'autre, un peu de temps après, Une fille confuse et troublée est venue Qui m'a pris par la main, et m'a mis en la rue. Témoignant avoir peur que Léandre le sut Non seulement de moi mais qu'il s'en aperçut De sorte que confus d'avoir vu ce mystère Je ne puis me résoudre à ce que je dois faire, Et me faut être enfin de moi-même ennemi, Offenser ma maîtresse, ou trahir mon ami, Si de ce cher ami cette Dame est maîtresse, Je la dois accuser comme lâche et traîtresse, Mais si ce ne l'est pas j'emploierais sans raison, Contre elle une si lâche et noire trahison Contre elle qui m'adore. Elle a raison peut-être De ne le vouloir pas encor faire connaître Peut-être qu'un sujet que j'ignore, peut bien, Empêcher que surtout, Léandre en sache rien. Dans la confusion qui naît de ce mystère, Je ne sais, si je dois ou parler ou me taire, Puis que de tous côtés je me vois malheureux Le meilleur est je crois de les quitter tous deux, Mon ami n'aura point de sujet de se plaindre, Ni ma maîtresse aussi, ni moi plus rien à craindre. Apprête tout mon fait, donne ordre à mon départ, Car je m'en veux aller dans une heure au plus tard Quand je devrais cent fois courir à ma ruine, Et mourir en quittant cette beauté Divine.

SCÈNE II. Nérine, Florimonde, dans leur Chambre.

SCÈNE III. Lidamant, Fabrice, Florimonde, dans la chambre de Lidamant.

FABRICE

La voici

Florimonde entre.

C'est elle.

FABRICE

Il n'en faut point douter, je vous donne parole Qu'elle a quelque démon qui lui sert de valet. Serait elle point soeur de notre esprit follet ?

L'Esprit follet, Comédie du même auteur, représentée en 1638 à l'Hôtel de Bourgogne.

SCÈNE IV. Léandre, Lidamant, Fabrice et Florimonde cachée.

LIDAMANT

Fabrice sors d'ici.

Fabrice s'en va.

LIDAMANT

Oubliez.

LÉANDRE

Je ne puis.

SCÈNE V. Fabrice, Léandre, Lidamant, Orasie.

SCÈNE VI. Orasie, Léandre, Florimonde cachée.

LÉANDRE

Pourquoi ?

ORASIE

Que ferai-je grands Dieux ? bien je vous le dirai.

Florimonde avec sa coiffe et son masque passe au travers de la Chambre derrière eux et gagne la porte, descend et dit tout bas :

Non ferez, si je puis, je vous en garderai.

ORASIE

Quoi vous avez l'audace De faire l'ignorant.

Il veut courir après, Orasie le retient.

ORASIE

Et moi j'arracherai les yeux à cette infâme.

Ils s'en vont l'un par un côté et l'autre par l'autre.

ACTE IV

SCÈNE PREMIÈRE. Florimonde, Nérine, dans leur Chambre.

FLORIMONDE

Voyez.

SCÈNE II. Florimonde, Léandre, Nérine.

SCÈNE III. Florimonde, Orasie, Julie, Nérine.

SCÈNE IV. Lidamant dans sa Chambre, et Fabrice avec un papier.

LIDAMANT

Toi ?

SCÈNE V. Nérine, Fabrice, Lidamant.

LIDAMANT

Achevez.

SCÈNE VI. Léandre, Lidamant, Fabrice.

LIDAMANT, à Fabrice

Toi, va-t-en au logis.

SCÈNE VII. Lisis, Tomire dans la rue.

LISIS

Il n'en faut point douter. Oui Monsieur je le crois, Il n'est pas encor nuit, mais Madame Orazie N'est pas de celles là dont la coquetterie Les porte jour et nuit à vouloir cajoler.

Cajoler : Signifie aussi, caresser quelqu'un, afin d'attraper de lui quelque chose à force de flatterie. [F]

ACTE V

SCÈNE PREMIÈRE. Léandre, Lidamant, Fabrice caché.

LÉANDRE, de nuit

L'Histoire me surprend.

LIDAMANT

Passez outre.

LÉANDRE, l'épée à la main

Passez, ou je...

FABRICE

Je viens.

LIDAMANT

Oui.

LIDAMANT

Arriva.

LÉANDRE

Était.

JULIE, à la fenêtre

Est-ce vous ?

LIDAMANT, à Léandre

On m'appelle.

LÉANDRE

La Dame.

JULIE, à la porte

Lidamant.

LIDAMANT

Me voilà.

LÉANDRE

Qui tantôt.

LIDAMANT, en entrant

Nous nous verrons après.

SCÈNE II. Léandre, Fabrice.

Comme Lidamant entre Léandre veut entrer après lui, et Julie lui ferme la porte au nez.

FABRICE

Mourir ? Que dites vous ? Donnez vous en bien garde.

On entend frapper de grands coups à la porte de devant.

SCÈNE III. Tomire, Julie, Léandre, Lidamant, Florimonde, Fabrice.

TOMIRE, derrière le théâtre

Ouvrez Julie, ouvrez.

JULIE, derrière le théâtre

Grands Dieux je désespère, C'est Monsieur.

LÉANDRE

Je me trompe, ou c'est la voix du père.

On entend des bruits d'épée derrière le théâtre.

FABRICE

Quel bruit.

TOMIRE, derrière le théâtre

Penses tu donc éviter mon courroux.

Lidamant sort avec Florimonde entre ses bras dans l'obscurité.

Ne vous étonnez point, Madame, assurez vous.

LIDAMANT

Oui.

LIDAMANT

Léandre.

LÉANDRE

Me voici.

SCÈNE IV. Léandre, Florimonde, qui croit être Orasie.

LÉANDRE, en l'obscurité dans la rue

À la fin Orasie.

FLORIMONDE, bas

Ah Dieux je suis perdue.

FLORIMONDE, bas

Que dois-je devenir ?

FLORIMONDE, bas

Que sera-ce de moi ?

SCÈNE V. Tomire, Lisis, Fabrice, Lidamant.

Tomire, et Lisis l'épée à la main.

LIDAMANT, l'épée à la main

Nul ne passe, arrêtez.

LISIS, prend Fabrice

Voici quelqu'un des siens.

SCÈNE VI. Léandre, Florimonde, un valet, Orasie et Nérine, au logis de Léandre, dans l'obscurité.

Léandre vient chez lui avec Florimonde qu'il tient par la main, pensant tenir Orasie, ouvre avec la clef la porte, et Orasie et Nérine, écoutent dans la Chambre de Florimonde, en obscurité.

LÉANDRE

De la chandelle hola.

Un valet derrière le théâtre.

Bien Monsieur tout à l'heure.

ORASIE, dans la Chambre de Florimonde bas à Nérine

Écoutons ce que c'est, j'entends du bruit ici.

FLORIMONDE, bas

Justes Dieux sauvez moi.

ORASIE, à Nérine

Nérine écoute un peu de quelle hardiesse Il soutient son amour, et comme il le confesse.

Elle entre en l'obscurité par la porte qui répond dans la chambre de Léandre.

UN VALET, derrière le théâtre

Je la cherche Monsieur, je m'en vais de ce pas.

LÉANDRE

Répondez, n'ayant rien à dire, il se faut taire. Florimonde s'échappe de ses mains et dit bas. Courage tout va bien, je suis hors de ses mains.

Léandre pensant reprendre Florimonde prend Orasie par le bras, qui se trouve au près de lui dans la même Chambre.

UN VALET, apporte de la chandelle

Monsieur, je vous l'apporte.

LÉANDRE

Sors promptement d'ici. Je vais fermer la porte.

Le valet sort et Léandre va fermer la porte.

LÉANDRE, frappe à la porte de sa soeur

Nous le saurons bientôt, Florimonde ouvrez moi.

FLORIMONDE, ouvre, entre, et dit bas

Il faut dissimuler,

LIDAMANT, derrière le théâtre

Ouvrez.

SCÈNE VII. Lidamant, Léandre, Orasie, Florimonde.

LÉANDRE, lui montrant Orasie

Est-ce cette beauté ?

FLORIMONDE, en fuyant

Sauvez moi Lidamant.

SCÈNE VIII. Tomire, Léandre, Fabrice, Lidamant, Orasie, Florimonde, Nérine, Lisis.

TOMIRE, l'épée à la main

Je veux avoir ta vie Traître.

ORASIE, à Léandre

Enfin je suis à vous.

1 799 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica