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Opéra en vers· Tragédie

Cadmus et Hermione

Philippe Quinault· créée en 1673· 6 actes· 907 vers· 11 personnages

Représenté pour la première fois le 1 février 1673 devant sa majesté à Jeu de Paume de Bel-Air.

Personnages

  • PALÈS
  • MÉLISSE
  • Troupe de NYMPHES
  • Troupe de PASTEURS
  • LE DIEU PAN
  • ARCAS, Compagnon de Pan
  • SUIVANTS DE PAN, qui dansent
  • SUIVANTS DE PAN, qui jouent de la flûte
  • L'ENVIE
  • QUATRE VENTS SOUTERRAINS
  • QUATRE VENTS DE L'AIR
L'ACADÉMIE ROYALE DE MUSQIUE AU ROI GRAND ROI, dont la valeur étonne l'Univers, J'ai préparé pour vous mes plus charmants concerts ; Mais je viens vainement vous en offrir les charmes, Vous ne tournez les yeux que du côté des armes ; Vous suivez une voix plus aimable pour Vous Que les faibles appas des mes chants les plus doux, Vous courez où la Gloire aujourd'hui vous appelle, Et dès qu'elle a parlé, vous n'écoutez plus qu'Elle. Vous destinez ici mes chansons, et mes jeux, Aux divertissement de vos peuples heureux ; Et lorsque vous allez jusqu'au bout de la Terre, Combler vos ennemis des malheurs de la Guerre, Vous laissez zen cherchant la peine, et les combats, Les plaisirs de la Paix au coeur de vos États. Mais croyez-vous, Grand Roi, que la France inquiète Puisse trouver sans Vous quelque douceur parfaite. Et que rien de charmant attire ses regards, Quand son bonheur s'expose aux plus heureux hasards ? Non, l'on de craint que trop votre ardeur héroïque, Jusques à Vos sujets l'effroi s'en communique, Ceux que Vous attaquez ont moins à se troubler, Nous avons plus à perdre, et devons plus trembler. L'Empire où Vous régnez sans chercher à s'accroître ; Trouve assez de grandeur à Vous avoir pour maître, Votre règne suffit à sa félicité, Souffrez qu'il en jouisse avec tranquillité. Soyez content de voir au seul bruit de vos armes Tant d'États agités de mortelles alarmes, Vos plus fiers ennemis abattus pour jamais, Et l'Univers tremblant Vous demander la Paix. Qu'un peuple dont l'orgueil attira la tempête Par son abaissement l'écarte de sa tête, Et quand il n'est plus rien qui puisse résister, Que la foudre en Vos mains dédaigne d'éclater. D'un regard adouci calmez la Terre et l'Onde, Ne Vous contentez pas d'être l'Effroi du Monde, Et songez que le ciel Vous donne à nos désirs, Pour être des Humains l'Amour et les Plaisirs.

LE SERPENT PYTHON

PROLOGUE. Palès, Melisse, Troupe de Nymphes, Troupe de Pasteurs.

Le sujet de ce prologue est pris du premier livre et de la huitième fable des Métamorphoses d'Ovide, où Ovide décrit la naissance et la mort du monstrueux serpent Python, que le Soleil fit naître par sa chaleur du limon bourbeux qui était resté sur la Terre après le déluge, et qui devint un monstre si terrible qu'Apollon lui-même fut obligé de le détruire.

Le sens allégorique de ce sujet est si clair qu'il est inutile de l'expliquer. Il suffit de dire que LE ROI s'est mis au dessus des louanges ordinaires, et que pour former quelque idée de la grandeur et de l'éclat et de la Gloire, il a fallu s'élever jusques à la Divinité même de la lumière qui est le corps de sa devise.

Le théâtre s'ouvre et représente une campagne où l'on découvre des hameaux des deux côtés et un marais dans le fonds : le ciel fait voir une aurore éclatante, qui est suivie du lever du soleil, dont le globe brilant s'élève sur l'horizon, dans le temps que les instruments achèvent de jouer l'ouverture.

Palès, déesse des pasteurs, Mélisse divinité des forêts et des montagnes, sortent des deux côtés du théâtre, et appellent les troupes champêtres qui sont accoutumée de les suivre.

LE CHOEUR continue à chanter

Admirons, admirons l'Astre qui nous éclaire, Chantons la gloire de son cours ; Que tout le Monde revère Le Dieu qui fait nos beaux jours.

Pan, Dieu des Bergers paraît accompagné de joueurs d'instruments champêtres, et de danseurs rustiques, qui viennent prendre part à la réjouissance des nymphes et des pasteurs, et tous ensemble commencent à former une manière de fête à l'honneur du Dieu qui donne le jour.

PAN

Que chacun se ressente De la douceur charmante, Que le Soleil répand sur ces heureux climats. Il n'est rien qui n'enchante Dans ces lieux pleins d'appas, Tout y rit, tout y chante, Hé pourquoi ne rirons-nous pas ?

Les danseurs rustiques qui ont suivi le Dieu Pan, commencent une fête qui est interrompue par des bruits souterrains, et par une espèce de Nuit qui obscurcit le théâtre entièrement, et tout_à_coup ; ce qui de frayeur qui sont une manière de concert affreux, avec les bruits souterrains.

CHOEURS

Quel désordre soudain ! quel bruit affreux redoutable ! Que épouvantable fracas ! Quels gouffres s'ouvrent sous nos pas ! Le jour palît, le Ciel se trouble ; La Terre va vomir tout l'Enfer en courroux : Fuyons, fuyons, sauvons-nous, sauvons-nous.

Dans cette obscurité soudaine, l'Envie sort de son antre qui s'ouvre au milieu du théâtre : elle évoque le monstrueux Serpent Python, qui paraît dans son marais bourbeux, jettant des feux par la gueule et par les yeux, qui sont la seule lumière qui éclaire le théâtre : elle appelle les Vents les plus impétueux pour seconder sa fureur, elle en fait sortir quatre de ceux qui sont renfermez dans les cavernes souterraines, et elle en fait descendre quatre autres de ceux qui forment les orages, qui tous après avoir volé et s'être croisés dans l'air, viennent se ranger autour d'elle, pour l'aider à troubler les beaux jours que le Soleil donne au monde.

L'ENVIE

C'est trop voir le Soleil briller dans sa Carrière, Les Rayons qu'il lance en tous lieux, Ont trop blessé mes yeux ; Venez, noirs ennemis de sa vive lumière, Joignons nos transports furieux. Que chacun me seconde : Paraissez, Monstre affreux. Sortez ? Vents souterrains, des antres les plus creux, Volez, Tyrans des airs, troublez la Terre et l'Onde, Répandons la terreur ; Qu'avec nous le Ciel gronde : Que l'Enfer nous réponde ; Remplissons la Terre d'horreur : Que la Nature se confonde : Jetons dans tous les coeurs du monde La jalouse fureur Qui déchire mon coeur.

L'Envie distribue des Serpents aux Vents, qui forment autour d'elle de manières de tourbillons.

L'envie continue à chanter.

Et vous Monstre, armez-vous pour nuire À cet astre puissant qui vous a su produire : Il répand trop de biens, il reçoit trop de voeux. Agitez vos marais bourbeux : Excitez contre lui mille vapeurs mortelles : Déployez, étendez vos ailes, Que tous les Vents impétueux S'efforcent d'éteindre ses feux.

Ces vents forment de nouveaux tourbillons, tandis que le serpent Python l'élève en l'air, par un rond qu'il fait en volant.

L'Envie continue.

Osons tous obscurcir ses clartés les plus belles, Osons nous opposer à son cours trop heureux : Quels traits ont crevé le Nuage ? Quel Torrent enflammé s'ouvre un brillant passage ! Tu triomphes, Soleil ? Tout cède à ton pouvoir ? Que d'honneurs tu vas recevoir ! Ah quelle rage ! Ah quelle rage ! Quel désespoir ! Quel désespoir !

Des traits enflammés percent l'épaisseur des nuages, et fondent sur le Serpent Python, qui après s'être débattu quelque temps en l'Air, tombe enfin tout embrasé dans son marais bourbeux ; une pluie de feu se répand sur toute la scène, et contraint l'Envie de s'abîmer avec les quatre Vents souterrains, tandis que les Vents de l'Air s'envolent, et dans le même instant les Nuages se dissipent et le théâtre devient entièrement éclairé. L'Assemblée champêtre que la frayeur avait chassée revient, pour célébrer la Victoire du Soleil, et pour lui préparer des trophées, et des sacrifices.

LE CHOEUR

Profitons des beaux jours.

Tandis que les Nymphes et les Dieux champêtres dansent avec les bergers et les bergères, Palès, Melisse et Pan, mêlent leurs voix avec les instruments rustiques.

PALÈS, MÉLISSE et PAN ensemble

Heureux qui peut plaire ! Heureux les amants ! Leurs jours sont charmants : L'Amour sait leur faire Mille doux moments. Que sert la jeunesse Aux coeurs sans tendresse ? Qui n'a point d'amour N'a pas un beau jour.

Second couplet

En vain l'Hiver passe, En vain dans les champs Tout charme nos sens, Une âme de glace N'a point de Printemps. Il faut se défaire d'un coeur trop sévère, Qui n'a point d'Amour N'a pas un beau jour.

Archas un des Dieux des forêts chante, et tous les instruments et toutes les voix lui répondent, tandis que l'Asseemblée champêtre danse, et se joue avec des branches de chêne, dont elle forme plusieurs figures agréables.

ACTE I

SCÈNE I. Cadmus, deux princes Tiriens, un page.

Le théâtre change et représente un jardin.

SCÈNE II. Cadmus, Arbas, les deux Princes, le Page.

ARBAS

Allons.

SCÈNE III. Hermione, Charite, Aglante, La Nourrice d'Hermione, un page.

SCÈNE IV. Hermione, Charite, Aglante, Le Nourrice, Cadmus, deux princes tyriens, neuf Africains dansants, deux autres africains dansants, deux autres africains chantants, Arbas, le Géant, Quatre autres Géants, trois pages.

Un des Africains plante un grand palmier au milieu du Théâtre : cet arbre est orné de plusieurs festons et guirlandes : les quatre géants se mêlent avec les Africains, et forment ensemble une danse mêlée de chansons.

TOUS TROIS ENSEMBLE

On n'a rien de charmant Aisément, Et sans alarmes : Mais tout plaît, en aimant, Il n'est point de tourment Qui n'ai des charmes ; Suivons, suivons l'Amour, laissons-nous enflammer, Ah ! Ah ! Ah ! Qu'il est doux d'aimer !

Après l'entrée, Hermione se lève de la place où elle était assise près du géant, qui la suit et l'arrête dans le temps qu'elle se veut retirer.

SCÈNE V. Cadmus, deux princes tiriens, un page.

LES DEUX PRINCES TYRIENS, ensemble

Voyez à quels dangers vous allez vous offrir.

SCÈNE VI. Junon, Pallas, cadmus, les deux princes.

PALLAS

Je vole à ton secours.

Junon et Pallas sont enlevées sur leurs chars.

ACTE II

SCÈNE I. Arbas, Charite.

Le théâtre change, et représente un Palais.

SCÈNE II. La nourrice, Arbas, Charite.

SCÈNE III. La Nourrice, Charite.

SCÈNE IV. Cadmus, Hermione.

HERMIONE et CADMUS, ensemble

Croyez en mon amour,

CADMUS

Espérons.

HERMIONE

Demeurez ?

HERMIONE et CADMUS, ensemble

Adieu.

SCÈNE V.

SCÈNE VI. L'Amour, Hermione.

L'AMOUR, sur un nuage

Calme tes déplaisirs, dissipe tes alarmes, L'Amour vient essuyer tes larmes, Il n'abandonne pas ceux qui suivent ses lois. Souviens-toi que tout m'est possible : Que rien à mon abord ne demeure insensible ? Que pour la divertir tout s'anime à ma voix ?

Des statues d'or sont animées par l'Amour et sautent de leur piédestaux pour danser. L'Amour descend et vient chanter au milieu des statues animées.

Cessez de vous plaindre De souffrir en aimant ; Amants, vous devez ne rien craindre, Si vous souffrez, votre prix est charmant. Après des rigueurs inhumaines On aime sans peines, On rit des jaloux ; Un bien plein de charmes Qui coûte des larmes, En devient plus doux.

Second couplet.

Tout doit rendre hommage À l'Empire amoureux ; Il faut tôt ou tard qu'on s'engage, Sans rien aimer on ne peut être heureux. Après des rigueurs inhumaines, etc...

L'amour reprend sa place sur le nuage qui l'a apporté, les statues se remettent sur leurs piédestaux, tandis que dix petits amours d'or, qui tiennent des corbeilles pleines de fleurs, sont à leur tour animés par l'Amour, et viennent par son ordre jeter des fleurs en volant autour d'Hermione.

Amours, venez semer mille fleurs sous ses pas.

L'AMOUR, s'envole au milieu des dix Amours

Je vais le secourir.

ACTE III

SCÈNE I. Les deux Princes Tyriens, Arbas, deux Afriquains.

Le théâtre change et représente un désert et une grotte.

DEUXIÈME PRINCE TYRIEN

As-tu peur du dragon de Mars ?

DEUXIÈME PRINCE TYRIEN

Qui voudrait s'attaquer à toi ?

LES PRINCES, ensemble

Allons nous préparer.

SCÈNE II. Arbas, Deux Africains.

LES DEUX AFRICAINS

Ô Dieux ! Ô Dieux !

Dans le temps que les deux Africains veulent puiser de l'eau, le Dragon s'élance sur eux, et les entraîne.

SCÈNE III. Cadmus, Arbas.

SCÈNE IV.

SCÈNE V. Les deux princes tiriens, Arbas.

DEUXIÈME PRINCE TYRIEN

De quel péril es-tu pressé ?

LES PRINCES, ensemble

Nous aurons soin de te défendre.

PREMIER PRINCE TYRIEN

As-tu suivi Cadmus ?

DEUXIÈME PRINCE TYRIEN

As-tu part à sa gloire ?

LES PRINCES, ensemble

Conte-nous ce combat.

SCÈNE VI. Cadmus, les deux princes tyriens, Arbas, le Grand Sacrificateur, dix sacrificateurs chantants, un timbalier, huit sacrificateur dansants.

Quatre des sacrificateurs dansants, dressent un autel, et les quatre autres portent un trophée d'armes qui couvre le Grand sacrificateur en marchant, jusques au milieu du théâtre

LE CHOEUR DES SACRIFICATEURS

Ô mars ! Reçois nos voeux.

LE CHOEUR DES SACRIFICATEURS

Ô Mars ! Reçois nos voeux.

LE CHOEUR DES SACRIFICATEURS

Ô Mars ! Reçois nos voeux.

Les sacrificateurs chantants demeurent prosternés, les sacrificateurs dansants font cependant une entrée au son des timbales et au bruit des Armes, après quoi les sacrificateurs chantants se relèvent et chantent.

SCÈNE VII.

Mars paraît sur son char, et interrompt les sacrificateurs.

LE CHOEUR

Ô Mars ! ô Mars ! ô Mars !

Quatre Furies descendent qui brisent l'Autel, et s'envolent ensuite, tenant chacune un tison du sacrifice à la main. Le char de Mars tourne dans un même temps, et l'emporte au fonds du théâtre, où l'on le perd de vue, et tous les sacrificateurs et les assistants se retirent, criant, ô Mars !

ACTE IV

SCÈNE I. Cadmus, Arbas.

Le théâtre change, et représente le Champ de Mars.

SCÈNE II. L'Amour, Cadmus.

L'AMOUR et CADMUS, ensemble

Il faut faire voir en ce jour Ce que peut un grand coeur secondé par l'Amour.

L'Amour s'envole, et Cadmus sème les dents du Dragon, dont la terre produit des soldats armés qui se préparent d'abord à tourner leurs armes contre Cadmus, mais il jette au milieu d'eux une manière de grenade, que l'Amour lui a apporté, qui se brise en plusieurs éclats, et qui inspire aux combattants une fureur qui les oblige à combattre les uns contre les autres, et à s'entregorger eux-mêmes. Huit soldats armés nés de la Terre. Les cinq derniers qui demeurent vivants, viennent apporter leurs armes aux pieds de Cadmus.

SCÈNE III. Cadmus, les combattants nés de la Terre.

SCÈNE IV. Le Géant, Cadmus.

SCÈNE V. Le géant, trois autres géants, Pallas, Cadmus.

PALLAS, assise sur un hibou volant

Cadmus fermez les yeux. Perfides arrêtez.

Pallas découvre son bouclier et le présente aux yeux des quatre géants, qui demeurent immobiles et deviennent dans un instant quatre statues de pierre.

SCÈNE VI. Cadmus, Hermione, Suite d'Hermione et de Cadmus.

HERMIONE

Cadmus !

CADMUS

Dieux ! Je ne vois plus Hermione ! Quel nuage épais l'environne !

Un nuage s'élève de la Terre qui enveloppe Hermione.

SCÈNE VII. Junon, Camdus, Hermione, Suite.

HERMIONE, enlevée sur l'arc en ciel

Ô Ciel !

ACTE V

SCÈNE I.

Le théâtre change, et représente le Palais que Pallas a préparé pour les noces de Cadmus et d'Hermione.

SCÈNE II. Pallas, Cadmus.

SCÈNE III.

Les Cieux s'ouvrent, et tous les dieux paraissent et s'avancent pour accompagner Hermione qui descend dans un trône à côté de l'Hyménée, qui donne la place à Cadmus, et se met au milieu des deux époux.

La suite de Cadmus et celle d'Hermione viennent prendre part à la réjouissance des Dieux, et Jupiter commence à inviter les Cieux et la Terre à contribuer au bonheur de ces deux amants.

L'HYMEN

Venez, Dieu des festins, aimables Jeux, venez ; Comblez de vos douceurs ces époux fortunés Tandis que tout le ciel prépare Les dons qu'il leur a destinés, La terre y doit mêler ce qu'elle a de plus rare. Venez, Dieu des festins, aimables jeux, venez ; Comblez de vos douceurs ces époux fortunés.

Comus, Dieu des festins, s'avance accompagné de ses suivantes ordinaires, six hamadryades sortent de la terre, avec des corbeilles pleines de fruits. Comus commence à danser seul, ses suivants dansent ensuite, et après que les Hamadryades ont été présenter leurs fruits aux deux époux, elle viennent danser avec les suivants de Comus : cependant Arbas et la nourrice ne peuvent retenir les transports de leur joie et viennent mêler leurs chants avec les danse.

CHARITE

Amants, aimez vos chaînes, Vos soins et vos soupirs ; L'Amour suivant vos peines, Mesure vos plaisirs. Il cause des alarmes, Il vend bien cher ses charmes ; Mais pour un si grand bien Tous les maux ne sont rien. Sans une aimable flamme La vie est sans appas ; Qui peut toucher une âme Qu'Amour ne touche pas ? Il cause des alarmes, Il vend bien cher ses charmes ; Mais pour un si grand bien Tous les maux ne sont rien.

Tous les Dieux du Ciel et de la Terre recommencent à chanter : les hamadriades et les suivants de Bacchus continuent à danser ; et ce mélange de chants et de danses forme une réjouissance générale, qui achève la fête des noces de Cadmus et Hermione.

907 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0