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Comédie en vers

Les Folies Amoureuses

Jean-François Regnard· créée en 1696· 4 actes· 1 528 vers· 5 personnages

Représentée pour la première fois le mercredi 19 décembre 1996 au Théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain par le troupe de la Comédie française, et avait été joué précédemment au Châteu de Berny.

Personnages

  • MONSIEUR DANCOUR
  • MADEMOISELLE BEAUVAL
  • MADEMOISELLE DESBROSSES
  • MOMUS
  • MONSIEUR DUBOCAGE
INTRODUCTION

Cette comédie a été représentée, pour la première fois, le mardi 15 janvier 1704.

Il est très possible qu'un ancien canevas italien, intitulé, « La Finta pazza », « La Folle supposée », ait fourni à Regnard l'idée de cette comédie. Quoi qu'il en soit, on ne peut que lui savoir gré d'avoir adapté à notre théâtre un canevas informe, et d'avoir su faire une comédie très agréable, d'un sujet qui n'avait eu ancun succès sur le théâtre de l'Opéra, ni sur celui de la Comédie italienne.

Le premier opéra qui fut représenté en France était intitulé la « Festa teatrale della Finta pazza ». Il fut exécuté en 1645, sur le théâtre du Petit-Bourbon : le cardinal Mazarin avait fait venir exprès des musiciens d'Italie. Cependant le succès de cet opéra ne fut que médiocre, malgré tous les soins que l'on se donna pour la réussite d'une entreprise que favorisait ce ministre.

Les comédiens italiens, lors de leur rétablissement (en 1716) firent l'ouverture de leur théâtre par La « Finta pazza », pièce italienne, qui est la même que celle qui avait été mise précédemment sur le théâtre de l'Opéra, et qui était du nombre des anciens canevas qu'ils apportaient d'Italie. Voici ce que dit à ce sujet un auteur du temps : « Le théâtre de l'hôtel de Bourgogne étant prêt, les comédiens italiens en prirent possession le lundi 1er juin 1716, et représentèrent la Folle supposée. Cette pièce ressemble en partie aux Folies Amoureuses de Regnard, et à l'Amour médecin de Molière. Il y eut grand monde à cette première représentation ; mais il me parut que les trois quarts y étaient venus autant pour voir la salle que le spectacle, et ils eurent plus lieu d'être contents que ceux qui n'y étaient venus que pour voir la pièce » (dans la "Seconde lette historique sur le nouvelle comédie italienne" par M. de Charoi). II en résulte que cette pièce eut encore moins de succès sur ce théâtre, qu'elle n'en avait eu sur celui de l'Opéra.

Regnard a été plus heureux. Ce sujet, soit qu'il en fût l'inventeur, soit qu'il l'eût emprunté des Italiens, a eu beaucoup de succès entre ses mains. Sa pièce a été représentée quatorze fois dans sa nouveauté, a été souvent reprise , et est restée au théâtre.

Un vieux tuteur, amoureux et jaloux, qui tient sa pupille captive, est la dupe des stratagèmes que l'amour suggère à cette jeune prisonnière, qui parvient, malgré la vigilance de son argus, à sortir d'esclavage. Tel est le canevas usé de cette pièce, mais que Regnard a su rajeunir par l'art avec lequel il l'a traité.

Albert, personnage dur, quinteux, et bizarre, n'est point, comme l'ont dit quelques critiques (voir Histoire du Théâtre français, tome XIV. page 332.), un vieillard imbécile ; c'est un jaloux rusé, qui ne néglige aucune précaution pour s'assurer d'un objet dont il sait qu'il n'a pu gagner le coeur ; c'est un homme méfiant à qui tout le monde est suspect, et qui ne conaît pas de gardien plus sûr de sa maîtresse que lui-même.

S'il est la dupe de la feinte folie d'Agathe, on ne peut l'attribuer à l'imbécillité. La jeune personne joue ce personnage avec tant d'art, qu'Éraste lui-même s'y laisse tromper, et n'est au fait de la fourberie que lorsque sa maîtresse l'en a instruit par une lettre.

S'il croit aussi légèrement aux secrets merveilleux de Crispin, il faut avouer que la circonstance rend sa crédulité excusable. Pressé de chercher des secours au mal qui tourmente sa maîtresse, Albert saisit avec empressement tout ce qui se présente. II n'est pas rare, dans de pareilles circonstances, de donner tête baissée dans les rêveries d'un charlatan. On a vu précédemment combien Albert avait fait peu de cas, et de la science, et du personnage.

Le rôle de Crispin n'est pas non plus celui d'un arlequin balourd ; il ressemble plutôt aux arlequins intrigants et rusés que Dominique a mis sur la scène : il n'est point inutile aux projets d'Agathe, ou plutôt il aide à les consommer. Ce rôle d'ailleurs est saillant, plein de gaieté ; on ne peut que lui reprocher de ressembler un peu trop aux autres valets que Regnard a mis sur la scène.

Le rôle d'Agathe, qui a paru le meilleur de la pièce, est sans contredit le principal, et celui que l'auteur a le plus soigné ; cependant c'est celui qui nous semble le plus défectueux. On doit s'accoutumer difficilement à la hardiesse d'une jeune fllle de quinze ans, qui, sous prétexte de feindre l'extravagance, se permet les propos les plus durs et les plus injurieux contre son tuteur, les discours les plus libres et les moins mesurés à l'égard de son amant. Ce tuteur, il est vrai, est un homme haïssable ; mais si sa pupille ne ressent point pour lui d'amour, elle lui doit an moins quelque reconnaissance d'avoir élevé son enfance, quelque respect relativement à son âge. Une jeune personne qui se dépouille aussi facilement de ces sentiments perd beaucoup de l'intérêt qu'elle devrait naturellement inspirer.

L'auteur a senti ce défaut, et pour le diminuer, il a donné à Albert tous les défauts possibles : il n'en a pas fait un bonhomme simple et crédule, que sa simplicité aurait rendu quelque peu intéressant ; il n'a pas voulu qu'il fût possible de plaindre son jaloux : de cette manière il justifie, autant qu'il le peut, la conduite d'Agathe. Plus il rend pesant le joug de la servitude sous laquelle elle gémit, plus il autorise les ressorts qu'elle fait jouer pour s'en affranchir. Cependant, malgré tout son art, on sera toujours mal disposé pour une jeune fille capable d'une entreprise aussi hardie.

Dominique, fils du fameux Arlequin de l'ancienne troupe, a trouvé ce sujet théâtral, et l'a mis sur la scène italienne le 19 janvier 1723, sous le titre de la Folle raisonnable. Sa pièce a beaucoup de conformité avec « Les Folies Amoureuses ».

Mme Argante se laisse éblouir par les richesses de M. Bassemine, et lui promet sa fllle Silvia, déjà promise à Léandre. Pour rompre ce projet, Silvia feint de devenir folle : elle dit qu'Apollon l'attend sur le Parnasse, qu'elle y doit souper avec lui ; ensuite elle se travestit en homme, et, sous l'habit d'un garçon, elle insulte Bassemine, et veut lui faire mettre l'épée à la main. Elle change bientôt de travestissement : on la voit paraître en pèlerine, et, sous prétexte d'aller en pèlerinage, elle fait ses adieux à la compagnie. Bassemine, que toutes ces extravagances intriguent et rebutent, retire sa parole et s'en va. Léandre alors se présente, il demande la main de Silvia, et l'obtient.

Tel est l'extrait de cette comédie peu connue, et qui n'est, comme on le voit, qu'une copie maladroite des « Folies Amoureuses ». Si les deux poètes ont puisé dans la même source, il faut convenir que c'est avec un succès bien différent.

On rapporte, dans les « Anecdotes dramatiques », qu'a une reprise des « Folies Amoureuses », Melle Le Couvreur voulut jouer dans cette pièce le rôle d'Agathe ; mais comme elle ne savait pas jouer de la guitare, un nommé Chabrun, fameux maêtre de guitare, était dans le trou du souflleur, et accompagnait l'air italien, pendant que Melle Le Couvreur touchait à vide. Malgré ces précautions, on ne put faire illusion au public, et cela donna un petit ridicule a Melle Le Couvreur. »

Dans "Oeuvres de Jean François REGNARD suivies des oeuvres choisies de N. DESTOUCHES" à Paris Chez Auguste Desrez, Editeur, rue Saint Georges, 11. 1837.

PROLOGUE

SCÈNE I.

SCENE II. Monsieur Dancour, Mademoiselle Beauval.

Mademoiselle BEAUVAL

Qu'est-ce à dire ?

Monsieur DANCOUR

De grâce...

Monsieur DANCOUR

Mademoiselle ! ...

Monsieur DANCOUR

Quoi !...

Mademoiselle BEAUVAL

Je ne jouerai point, Monsieur.

Monsieur DANCOUR

Mais on dira...

Monsieur DANCOUR

La bonne cervelle !

Monsieur DANCOUR

Si...

Monsieur DANCOUR

Et c'est...

Monsieur DANCOUR

Il y paraît.

SCÈNE III. Monsieur Dancour, Mademoiselle Beauval, Mademoiselle Desbrosses.

Mademoiselle BEAUVAL

Hélas !

Monsieur DANCOUR

Sans doute.

Mademoiselle DESBROSSES

Qui vous dit le contraire ?

Mademoiselle BEAUVAL

C'est fort bien dit.

Mademoiselle BEAUVAL

Il ne tiendra pas sa colère.

SCÈNE IV. Monsieur Dancour, Mademoiselle Beauval, Mademoiselle Desbrosses, Monsieur Dubocage.

SCÈNE V. Momus, Monsieur Dancour, Mademoiselle Beauval, Mademoiselle Desbrosses, MonsieurDubocage.

Mademoiselle BEAUVAL

Quelle diable de fantaisie !

Monsieur DUBOCAGE

Voilà le fait.

Mademoiselle BEAUVAL

Commençons donc.

SCÈNE VI.

ACTE I

SCÈNE I. Agathe, Lisette.

AGATHE

Paix, tais-toi, parle bas ; tu sauras mon dessein. Éraste est de retour.

L'édition originale, celles de 1714, de 1728 et de 1731 portent "destin". On a substitué depuis à ce mot celui de "dessein", qu'on lit dans toutes les éditions modernes. (G.A. Crapelet, 1823)

LISETTE

Éraste ?

AGATHE

D'Italie.

SCÈNE II. Albert, Agathe, Lisette.

LISETTE, bas

Je tremble.

LISETTE

Oui.

ALBERT, à Lisette

Que dis-tu ?

LISETTE

Pas le mot.

LISETTE

Vous.

ALBERT

Moi ?

ALBERT

Ah ! Malheureuse engeance ! Apanage du diable ! C'est toi qui m'as joué ce tour abominable : Tu voulais me tuer avec ce trait maudit ?

Apanage : se dit aussi figurément en morale des choses qui ont de la suite et de la dépendance l'une de l'autre.[F]

AGATHE, le retenant

Eh ! Monsieur, doucement.

LISETTE, feignant de pleurer

Juste ciel ! Quel arrêt ! Monsieur...

SCÈNE III. Albert, Lisette.

SCÈNE IV.

SCÈNE V. Albert, Crispin.

ALBERT

Bonjour.

CRISPIN

J'aurais peine à le dire. J'ai fait tant de métiers, d'après le naturel, Que je puis m'appeler un homme universel. J'ai couru l'univers ; le monde est ma patrie : Faute de revenu, je vis de l'industrie, Comme bien d'autres font ; selon l'occasion, Quelquefois honnête homme, et quelquefois fripon. J'ai servi volontaire un an dans la marine ; Et me sentant le coeur enclin à la rapine, Après avoir été dix-huit mois flibustier, Un mien parent me fit apprenti maltôtier. J'ai porté le mousquet en Flandre, en Allemagne ; Et j'étais miquelet dans les guerres d'Espagne.

Flibustier : terme de marine. C'est un nom qu'on donne aux corsaires ou aventuriers qui courent les mers des antilles et de l'Amérique.

Mousquet : arme à feu qu'on porte sur l'épaule, qui sert à la guerre, qui prend feu avec une mèche. (Dict. Furetière)

Miquelet : Nom donné aux anciens bandits qui se réfugiaient dans les Pyrénées, principalement sur les frontières de l'Aragon et de la Catalogne ; ils faisaient la guerre sans aveu de personne et servaient le parti qui leur plaisait. [L]

CRISPIN, à part

Je ne sais que lui dire.

CRISPIN

Vous me connaissez mal ; j'ai d'autres soins en tête. Tandis que le hasard dans ce séjour m'arrête, Ayant pour bien des maux des secrets merveilleux, Je m'amuse à chercher des simples dans ces lieux. Des simples ?

Simples : c'est un nom général qu'on donne à toutes les herbes et plantes, parce qu'elles ont chacune leur vertu particulière pour servir d'un remède simple. (Dict. Furetière)

ALBERT

Oui.

SCÈNE VI.

CRISPIN, seul

Cet homme a bien de l'air d'un ours. Par ma foi, ce début commence à m'interdire. Le vieillard me paraît un peu sujet à l'ire : Pour en venir à bout, il faudra batailler : Tant mieux ; c'est où je brille, et j'aime à ferrailler.

Ire : l'un des sept pécher capitaux, mouvement de l'âme qui le porte ànuire à son prochain, à se venger de lui, quand il a fait quelque chose qui offense ou qui ne plaît pas. (Dict. Furetière) synonyme de colère.

SCÈNE VII. Éraste, Crispin.

SCÈNE VIII.

ACTE II

SCÈNE I.

SCÈNE II. Agathe, Lisette, Albert.

SCENE III. Éraste, Albert, Agathe, Lisette, Crispin.

Éraste entre comme un homme qui se promène. Il aperçoit Albert, et le salue.

LISETTE, bas, à Agathe

C'est Éraste.

AGATHE, bas

Paix donc, je le vois mieux que toi.

Éraste continue à saluer.

LISETTE

Monsieur...

ALBERT

Que de cérémonie !

Agathe rentre.

SCÈNE IV. Albert, Lisette, éraste, Crispin.

ALBERT, à Lisette

Allons, vite, rentrons.

ALBERT, lui mettant la main sur la bouche, et la faisant rentrer

Ah ! Je t'arracherai ta langue de vipère.

SCÈNE V. Albert, Éraste, Crispin.

SCÈNE VI. Lisette, Éraste, Albert, Crispin.

LISETTE

Agathe...

ÉRASTE

Ah ciel !

SCÈNE VII. Agathe, Albert, Éraste, Lisette, Crispin.

LISETTE

Qui le sait mieux que moi ? Ne vous l'ai-je pas dit ?

Agathe chante un petit prélude.

LISETTE, à part

Nous entendrons bientôt de beaux charivaris.

Charivari : bruit confus que font des gens du peuple pour fair einjure à quelqu'un. (...) Se dit aussi ironiquement d'une mauvaise musique. (Dict. Furetière)

ÉRASTE, ouvrant son papier, à part

Une lettre, Crispin.

LISETTE, à Crispin

Entends-tu ?

AGATHE

D'accord.

CRISPIN

Une fugue, en musique, est un morceau bien fort, Et qui coûte beaucoup.

Bas, à Agathe.

Nous n'avons pas un double.

Double : petite monnaie de cuivre valant deux deniers. Il sert à exagérer la pauvreté. [F]

SCÈNE VIII. Albert, Lisette, éraste, Crispin.

SCENE IX. Lisette, éraste, Crispin.

SCÈNE X. Éraste, Crispin.

ÉRASTE, ouvrant la lettre

Il est entré. Lisons...

"Vous serez surpris du parti que je prends ; mais l'esclavage où je me trouve devenant plus dur chaque jour, j'ai cru qu'il m'était permis de tout entreprendre. Vous, de votre côté, essayez tout pour me délivrer de la tyrannie d'un homme que je hais autant que je vous aime. "

Que dis-tu, je te prie, De tout ce que tu vois, et de cette folie ?

CRISPIN

La justice.

CRISPIN

Oui-dà.

SCÈNE XI. Albert, Éraste, Crispin.

ÉRASTE

Oui.

ALBERT, à Crispin

Ah ! Monsieur !

SCÈNE XII. Éraste, Crispin.

ÉRASTE, montrant sa lettre

L'amour y pourvoira.

SCÈNE XIII.

ACTE III

SCÈNE I.

SCÈNE II. Albert, Éraste.

SCÈNE III. Lisette, Éraste, Albert.

SCÈNE IV. Agathe en vieille, Lisette, Éraste, Crispin.

AGATHE

Ho ! Vous me regardez ! Vous êtes ébaubis De me trouver si fraîche avec des cheveux gris. Je me porte encor mieux que tous tant que vous êtes. Je fais quatre repas, et je lis sans lunettes. Je sirote mon vin, quel qu'il soit, vieux, nouveau ; Je fais rubis sur l'ongle, et n'y mets jamais d'eau. Je vide gentiment mes deux bouteilles.

Faire rubis sur l'ongle : on dit proverbialement éfaire rubis sur l'ongle" lorsqu'en débauche on vide si bien un verre, qu'il n'en reste qu'une goutte qu'on verse sur l'ongle, et qui est si petite, qu'elle ne s'écoule point, quoi qu'on renverse le pouce. (Dict. Furetière)

LISETTE

Peste !

AGATHE

Oui, tout grouillants, Et tous garçons encor ; je n'en avais point d'autres, Et n'en voyais aucun tourné comme les nôtres. Mais ce sont des fripons, et qui finiront mal : Les malheureux voudraient me voir à l'hôpital. Croiriez-vous que, depuis la mort de feu leur père, Ils m'ont, jusqu'à présent, chicané mon douaire ? Un douaire gagné si légitimement !

Chicaner : Faire des chicanes qui allongent les procès, qui offusquent la vérité. (Dict. Furetière) [sens moderne : faire des disputes inutiles.]

Douaise : biens qu'un mari assigne à sa femme en se mariant, pour en jouir par usufruit pendant sa viduité, et en laisser la propriété à ses enfant. (Dict. Furtière)

ALBERT, bas, à Éraste

Je veux flatter son mal.

ALBERT, bas

D'accord.

SCÈNE V. Lisette, Éraste, Albert.

LISETTE, bas, à Éraste, lui remettant la bourse

Voilà de quoi, Monsieur, avancer votre affaire.

ALBERT, à Lisette qui sort

Prends bien garde à l'argent.

SCÈNE VI. Albert, Éraste.

SCÈNE VII. Albert, Éraste, Crispin.

CRISPIN

Un savant philosophe a dit élégamment : « Dans tout ce que tu fais hâte-toi lentement. » J'ai depuis peu de temps pourtant bien fait des choses, Pour savoir si le mal dont nous cherchons les causes Réside dans la basse ou haute région : Hippocrate dit oui, mais Galien dit non ; Et, pour mettre d'accord ces deux messieurs ensemble, Je n'ai pas, pour venir, trop tardé, ce me semble.

Hippocrate : le père de la médecine, né en l'an 460 avant JC, dans l'île de Cos. (...) Les principaux [traités] sont les traités de la Nature de l'Homme, où se trouve la théorie célèbre des quatre humeurs (sang, flegme, bile, atrabile) (...) (Dict. Universel d'Hist. et de Géo ; Bouillet)

Galien (Claude) : célèbre médecin grec, né à Pergame en 131 de JC, mort en 200, était fils de Nicon, habile architecte. (...) Galien est après Hippocrate le premier médecin de l'antiquité. (Dict. Universel d'Hist. et de Geo ; Bouillet)

SCÈNE VIII. Éraste, Crispin.

SCÈNE IX. Lisette, Éraste, Albert, Crispin.

SCÈNE X. Albert, Éraste, Agathe, Lisette, Crispin.

CRISPIN, à Albert

Je ne la quitte pas, Et suis prêt à la suivre au milieu des combats.

Albert surprend Éraste parlant bas à Agathe.

CRISPIN

Tant mieux. Sans plus attendre, Vous verrez un effet qui pourra vous surprendre.

Il fait quelques cercles avec sa baguette sur les deux amants, en disant, Microc, salam, hypocrata.

CRISPIN, se mettant au-devant d'Éraste, à Albert

Ah ! Monsieur, évitez sa rage furibonde. Sauvez-vous, sauvez-vous.

LISETTE, poussant Albert

Allez vite ; allez donc.

SCENE XI. Éraste, Agathe, Lisette, Crispin.

SCÈNE XII.

1 528 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica