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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Comédie en vers

La Célimène

Jean de Rotrou· créée en 1633, imprimée en 1636· 5 actes· 1 884 vers· 9 personnages

Représentée pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne, en 1633.

Personnages

  • CÉLIMÈNE
  • FLORANTE, nièce d'Orante
  • ORANTE, tante de Florante
  • FILANDRE, serviteur de Florante
  • FÉLICIE, soeur de Célimène
  • ALIDOR, serviteur de Célimène
  • LYSIS, serviteur de Félicie
  • FLORIDAN
  • LE LAQUAIS
Monsieur,

À MONSIEVR LE COMTE NANÇAY, GRAND-MAISTRE de la Garde robe du Roy, etc.

Quoique je n'aie l'honneur de vous connaître que par votre réputation, et que la juste défiance que j'ai de mon esprit, m'ait fait jusques ici redouter l'abord du vôtre, si généralement estimé de tout le monde ; je ne puis toutefois refuser à ma Célimène, la permission de se présenter à vous, et de vous baiser les mains, en reconnaissance de la faveur que vous lui avez faite de la louer de quelque beauté. un de mes amis à qui vous avez pris la peine de parler d'elle, l'a comblée de tant de gloire, par le rapport qu'il m'en a fait, qu elle ne peut sans ingratitude, être sans ressentiment ; outre que cet honneur lui venant de vous, lui vient d'une personne dont la renommée a fait un portrait, qui demande des adorations pour l'original. En effet, il est bien certain que la France, cette fameuse nourrice d'une si belle, et si généreuse Noblesse, a porté des hommes qui semblaient être nés pour la commune honte de tous les autres Royaumes, et pour la gloire du nôtre : mais par quelques efforts que la nature s'y soit signalée, il faut avouer d'une générale confession, qu'elle n'avait point encor mis en une jeunesse comme la vôtre avec de si rares qualités du corps, un esprit merveilleux, un jugement admirable, et un courage grand, au point où ces conditions sont en vous si votre modestie me permettait de vous peindre vous-même, à vous-même sur votre réputation, je serais mauvais Peintre, si je ne faisais le plus bel ouvrage qu'on ait encor entrepris ; mais je cesse, MONSIEUR, de parler de vous, par la crainte que j'ai de vous déplaire ; je laisse un si bel emploi à toutes les bouches de la Cour, et me contente de vous témoigner l'incomparable estime que je fais de votre mérite, par un mauvais présent : mais le plus cher que je vous puis faire, puisqu'en effet soit par une inclination aveugle, soit par quelque sorte de raison, j'ai toujours tenu Célimène pour la moins mauvaise de mes oeuvres, si vous la voyez avec ces grandes lumières dont on vante votre esprit, il est certain qu'elle vous déplaira, et que vous trouveriez des taches sur le plus beau visage de France mais traités la favorablement : Voyez-la, et ne la considérez pas. Enfin, MONSIEUR, laissez-lui l'avantage que les fausses beautés tirent d'un faux jour c'est de cette forte qu'elle vous pourra plaire, et que les devoirs de la fille pourront obtenir au père la permission de se dire,

MONSIEUR,

Votre très humble, et très obéissant serviteur,

DE ROTROU,

À MONSIEUR DE ROTROU, sur sa Célimène,

ÉLÉGIE.

ROTROU, ta Célimène a des vers si charmants, Qu'on ne les saurait voir sans des ravissements, Et sans dire tout haut qu'on ne peut sans manie Refuser les honneurs qu'on doit à ton génie. Mais d'où me peut venir cette témérité, De louer par mes vers un sujet si vanté ? Suis-je pas ridicule, et plus que vain, de croire, Qu'il se puisse ajouter quelque chose à ta gloire ? Elle t'est trop acquise, et tu te dois vanter, Que le plus médisant ne te la peut ôter. Ne blâme point pourtant un si mauvais ouvrage, Une mouche sert bien à parer un visage, L'éclat de tes beaux vers près des miens fera voir Que le blanc paraît mieux, auprès d'un peu de noir ; Les plus vives couleurs se relèvent par l'ombre, Et le jour brille plus après une nuit sombre. Estime-les ami, daigne en dire du bien, Puisque ce sont des fruits de ton doux entretien ; Depuis sept ans entiers ROTROU, que je te hante, Ma Muse veut paraître, et fait la suffisante, Et croit assurément que le plus hébété, Ne peut être ignorant après t'avoir hanté. Mais pour hanter les grands on n'en est pas plus riche : Ce Dieu qui te chérit envers tout autre est chiche S'il donne à quelques uns, il leur fait des présents Qui servent seulement à leur troubler les sens. Mais je vois qu'à toi seul Phoebus fait des caresses, D'une main libérale il t'offre ses richesses, Et ne réservant rien, il et donne le fruit, Des plus rares trésors que l'Hélicon produit ; Cela fait (cher Ami) ; que le monde te prise, Qu'on adore tes vers, qu'un chacun te courtise, Et qu'ils ont sur mes sens acquis un tel pouvoir, Que je ne saurais être un moment sans te voir. Je ne hante que ceux de qui te me proposes, Par un docte entretien d'apprendre quelque chose ; Mais pour les ignorants, je les sais dédaigner, Je fais gloire d'apprendre, et non pas d'enseigner ; Si comme toi j'étais au bout de la carrière, J'aurais pitié de ceux que je verrais derrière : Et pouvant approcher de ta capacité, Je les assisterais par générosité ; C'est ainsi, cher ROTROU, que ton secours j'implore, Instruits moi, je te prie, aux choses que j'ignore ; Montre moi la façon de polir un écrit, Et de faire à chacun admirer mon esprit. De tenir tout le monde enchaîné par l'oreille : D'une chose commune, en faire une merveille : De rendre comme toi les hommes asservis, Et de ravir les sens, comme tu les ravis. Mais quand tu tâcherais à relever ma veine, Tu n'y ferais que perdre, et ton temps, et ta peine, Et tout ne servirait qu'à faire seulement Connaître plus à clair mon peu de jugement. Mais tous n'ont pas le droit de monter sur Parnasse : Pense-t-on que les Dieux fassent à tous la grâce, De les rendre savants en cet art merveilleux ? Il est bénin aux uns, aux autres périlleux. Moi je suis de ceux-là que la docte Déesse, Autant comme elle peut, traite avecque rudesse : Et si pas un de ceux qui respirent le jour, Pour les hommes d'esprit n'eut jamais plus d'amour ; Je hais les ignorants, dont l'aveugle manie Les porte à mépriser l'art divin d'Uranie. J'approuve fort l'honneur qu'aux bons Poètes l'on rend, Et je ne pense point passer pour ignorant. Puisque j'ai bien l'esprit de savoir reconnaître, Ceux qui sont estimés, et ceux qui doivent l'être ; Tous les esprits communs me sont indifférents. Quand je vois la vertu loger parmi les grands, Lors je leur fais la Cour, je prise leurs caresses, J'estime leur esprit, et non pas leurs richesses ; Si l'on me voit partout adorer comme un Dieu, Ce fameux Cardinal, ce docte RICHELIEU, Crois que je ne fais point la Cour à sa fortune. Ses rares qualités, sa vertu non commune, Et son esprit divin, ont pour moi des appas, Que sa grandeur, sa pourpre, et sa faveur n'ont pas. C'est par là seulement, ROTROU, que je veux croire, Que je dois mériter quelque espèce de gloire, Qu'on ne doit point du tout mépriser mon humeur, Puis qu'on m voit chérir un si docte rimeur ; Et je te veux jurer quoique tu saches dire, Que je crois mieux valoir depuis que je t'admire. Je pense être savant pour savoir t'estimer, Et que la vertu git seulement à t'aimer, À priser ton mérite, et que c'est trop pour être Au delà du commun, de te pouvoir connaître. Si les Dieux de la terre étaient faits comme moi, On te ferait la Cour plus qu'on ne fait au Roi. Pour moi je reconnais l'excès, de ma misère, Je blâme le destin de m'être si sévère, De n'avoir tellement mis l'esprit de travers, Qu'il ne puisse enfanter le moindre de tes vers. Que me sert malheureux, de prendre tant de peine. Pour tâcher d'imiter et ton style, et ta veine ? Si je suis mauvais singe, et si je ne puis pas Te suivre que de loin, ni marcher sur tes pas, C'est de mon peu d'esprit une preuve assez ample, De n'être pas savant auprès d'un tel exemple. Pour moi si j'étais Roi je voudrais faire un voeu, De ne donner jamais l'Ordre du cordon bleu, Qu'à ceux que le mérite et la valeur appelle À posséder le prix d'une gloire immortelle. Pour me plaire il faudrait que leur éclat vint d'eux, Sans tirer leur splendeur des faits de leurs aïeux. Si quelqu'un d'eux s'est vu signalé dans l'histoire, Les siens héritent-ils pour cela de sa gloire ? Quelqu'un d'eux quoi qu'il soit sans adresse et sans coeur, Croira devoir passer pour homme de valeur ; Un insolent pensera par un orgueil extrême, Meriter que l'honneur en revienne à lui-même : Et fera quoi qu'il ait le courage abattu, Passer cette valeur pour sa propre vertu. Tout de même le mal nous est héréditaire, Le fils porte souvent l'iniquité du Père, Et s'il est vertueux, il n'a rien mérité, Parce que son aïeul ne l'aura pas été. C'est un très grand défaut de ce siècle où nous sommes, On n'y fait plus d'état du mérite des hommes, Et de tous les mortels les plus défectueux, Quand ils sont opulents sont assez vertueux. On les estimera, si leur effronterie Leur fait mal à propos dire une raillerie : Où l'esprit le mieux fait passera pour un sot, On se rira de lui s'il dit quelque bon mot, S'il n'est respectueux, s'il ne baisse la vue, Si devant un brutal il n'a la tête nue ; S'il ne rend des devoirs bien plus abjects encor, Bref comme les Hébreux s'il n'adore un veau d'or ; Un qui peut-être aura moins que lui de naissance ; Dont le père aura mis les mains dans sa finance, Et qui n'aurait de soi de quoi se signaler, Si son père se fut empêché de voler. Je confesse pour moi que j'ai trop de courage, Pour jouer aisément ce lâche personnage, Je ne saurais souffrir qu'un me donne la loi, Qui sans cette faveur serait moindre que moi : Mais quoi, dans le tracas de la Cour où nous sommes ; Tous se rendent sujets au caprice des hommes. Il faut être d'accord avec ce qui leur plaît, Publier un sujet plus laid, ou beau qu'il n'est ; Vanter le plus souvent une extrême sottise. Et blâmer un discours encor qu'il soit de mise. Si celui qui l'a dit n'est pas au gré de tous, Ou si pour le louer on fait quelque jaloux, Dont la condition est plus considérable, Dis moi, n'est-ce pas être en ce point misérable, D'avoir l'esprit servile, et gêné tellement, Qu'on ne puisse parler selon son sentiment ? Après cela vantez, les biens de la fortune, Son aveugle faveur me fâche, et m'importune : Toute aimable quelle est, j'aimerais mieux mourir. Que de faire jamais un pas pour l'acquérir. Elle est toujours tardive, et le plus souvent vaine : Nous languissons après une attente incertaine, Car la mort nous surprend, et nous nous tourmentons, Pour ce qui ne nous vient que lorsque nous partons. C'est lorsque sa rigueur nous est bien plus sensible : Plusieurs travailleront autant qu'il est possible, Qui n'attraperont rien ; aux autres seulement, Les biens, et les honneurs arrivent en dormant ; Je vois que c'est partout que règne l'injustice, La Fortune et Phoebus, sont sujets au caprice : L'une fait à plusieurs souvent perdre les pas, Élevant aux honneurs ceux qui n'y pensent pas. Et de même je vois qu'Apollon et Minerve Donnent à qui leur plaît la faconde et la verve, Déniant leurs faveurs à mille esprits divers, Qui se lassent en vain à vouloir faire un vers. Phoebus est trop exact, et l'on voit la fortune Être à ses courtisans encore plus commune. Nous voyons à milliers les hommes prospérer, Et quelques-uns d'entre eux n'ont rien à désirer, Mais un esprit parfait est extrêmement rare, Apollon est cent fois de ses biens plus avare, Qu'en est cette inconstante, et l'on voit aujourd'hui Que plusieurs sont contents, plus d'elle que de lui. Au moins ai-je eu l'honneur dès mon apprentissage, D'avoir eu de ses mains un très bel avantage : Pouvait-elle me mettre en un plus digne lieu, Qu'en me faisant connaître à ce grand RICHELlEU ? Pouvait-elle se rendre à mes voeux plus propice, Que de m'avoir jugé digne de son service ? Si donc j'ay reçu d'elle un si bon traitement, Que ne dois-je espérer d'un tel commencement ? J'ai du sujet assez, d'être satisfait d'elle, D'élever à son nom une gloire immortelle/ Mais non pas à Phoebus : tous les jours dans Paris, Je hante ses mignons, je vois ses favoris : Et pour les imiter nuit et jour je travaille, Et si je ne puis rien imaginer qui vaille, Tant plus j'y prends de peine, et tant plus je connais, Que toutes les neuf soeurs sont ingrates pour moi ; Et si je suis si vain, que je n'ai connaissance Ni de mon peu d'esprit, ni de mon ignorance, Que quand je lis tes vers, ROTROU, qui sont si doux, Que je ne puis céler que je n'en sois jaloux. Quand je les ois pourtant tonner sur un théâtre, Je suis ravi d'en voir tout le peuple idolâtre, Je prise seulement de tous les spectateurs, Ceux qui de tes beaux vers sont les admirateurs ; Même tes envieux savent que je m'irrite, Quand j'entends froidement parler de ton mérite : Et l'estime qu'en font tes amis plus parfaits, Est encore au dessous de celle que j'en faits. Un ouvrage poli, de quelque main qu'il vienne, Ne me peut contenter s'il ne sort de la tienne. Ce que mille autres font, me semble impertinent, Le discours plat et rude, et le vers malsonnant. C'est pourquoi, cher ami, contente mon envie, Travaille incessamment, le peuple t'y convie, Puisqu'en si peu de temps tu fais tant de beaux vers, Tu répondras un jour des moments que tu perds : Les employant ailleurs, ce sont, tu le dois croire, Autant de purs larcins que tu fais à ta gloire : Cessant de travailler, c'est un illustre enfant, Que tu mettrais au jour que tu vas étouffant. Ravi toujours nos sens du doux fruits de tes veilles, Et ne te lasse point de faire des merveilles. Tu feras plus pour toi, car cette charité T'ouvrira le chemin à l'immortalité.

ACTE I

SCÈNE PREMIÈRE. FLORANTE, ORANTE, sa tante.

ORANTE

Filandre.

FLORANTE, bas

Ô le perfide !

FLORANTE, à part

On m'a pris mes papiers.

SCÈNE II. Filandre, Orante.

ORANTE, l'abordant

Qui te rend si pensif ?

FILANDRE

Et quoi ?

SCÈNE III. Filandre, Florante, Orante.

FILANDRE, allant à Célimène

Tu profiterais peu de n'y consentir pas.

FLORANTE

Cachons-nous pour l'ouïr.

Elle se cache derrière les arbres ainsi qu'Orante.

SCÈNE IV. Célimène, Filandre.

SCÈNE V. Orante, Florante, Filandre.

FLORANTE

Adieu.

ACTE II

SCÈNE PREMIÈRE. Célimène, Félicie.

FÉLICIE

Que ses attraits sont doux !

Alidor entre avec Lysis.

FÉLICIE, à Alidor

Je travaillais pour vous, mais j'ai perdu ma peine.

Félicie et Célimène sortent.

SCÈNE II. Alidor, Lysis.

SCÈNE III. Félicie, Célimène, Alidor, endormi.

CÉLIMÈNE

Adieu.

CÉLIMÈNE

Comment ?

FÉLICIE

Quoi ?

CÉLIMÈNE

Qu'y mets-tu ?

SCÈNE IV. Orante, Florante, sous le nom de Floridan, Célimène, Félicie, Alidor, endormi.

FLORIDAN

Acceptez ma conduite.

Il sort avec Célimène et Félicie.

SCÈNE V.

ACTE III

SCÈNE PREMIÈRE. Célimène, suivie d'Alidor, qui l'entend sans se montrer à elle.

SCÈNE II.

SCÈNE III. Célimène, Filandre.

CÉLIMÈNE

Non.

CÉLIMÈNE

Plus que vous.

FILANDRE

Je le crois.

FILANDRE, en s'en allant, dit à Floridan

On attend votre vue avec impatience.

FLORIDAN, à part

Et tu la fuis, barbare, âme sans conscience !

Filandre se cache pour les entendre.

SCÈNE IV. Florante, sous le nom de Floridan, Célimène.

CÉLIMÈNE

Achevez.

FLORIDAN

Vous seule.

CÉLIMÈNE

Contre qui ?

CÉLIMÈNE

J'en reçois davantage.

Ils sortent.

SCÈNE V.

SCÈNE VI. Filandre, Félicie, cherchant sa soeur.

FÉLICIE

Ma soeur.

FILANDRE

D'amour.

SCÈNE VII. Lysis, Félicie.

LYSIS, la surprenant

Où songeait mon souci ?

ACTE IV

SCÈNE PREMIÈRE. Félicie, Florante, sous le nom de Floridan, Lysis et Alidor, cachés.

LYSIS, caché, à Alidor

Dieux ! Qu'est-ce que j'entends ?

SCÈNE II. Lysis, Alidor, Florante, sous le nom de Floridan.

SCÈNE III. Florante, sous le nom de Floridan, Filandre.

FILANDRE

Comment ?

FLORIDAN

Comment ?

FLORIDAN

Adieu.

SCÈNE IV. Célimène, Félicie.

FÉLICIE

Non pas fort.

CÉLIMÈNE

Plus que moi.

CÉLIMÈNE

Vous m'obligez ; adieu.

Félicie sort.

SCÈNE V.

SCÈNE VI. Célimène, Florante, sous le nom de Floridan.

FLORIDAN, le baisant

Faveur digne d'un dieu !

CÉLIMÈNE

Adieu.

Elle sort.

SCÈNE VII. Florante, sous le nom de Floridan, Un Laquais.

ACTE V

SCÈNE PREMIÈRE.

SCÈNE II. Florante, Lysis.

SCÈNE III. Alidor, Florante.

SCÈNE IV.

SCÈNE V. Les Voleurs, Célimène.

SCÈNE VI. Célimène, Les voleurs, Alidor, accourant.

ALIDOR, les poursuivant

Vous ne pourrez, voleurs, éviter ma poursuite.

Il sort.

SCÈNE VII. Célimène, Alidor.

SCÈNE VIII. Floridant, Filandre, Célimène, Alidor.

FLORIDAN, venant à elle, ainsi que Filandre

Il m'obligerait fort s'il s'en pouvait passer.

FLORIDAN, se découvrant

Jugez-le par mon sein.

FLORIDAN, à Alidor

Que demandez-vous plus ?

SCÈNE IX.

SCÈNE X. Lysis, Félicie.

FÉLICIE

Ô dieux !

SCÈNE XI. Lysis, Félicie, Célimène, Alidor, Filandre, Florante.

1 884 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica