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un seul est le mot juste.

Tragi-comédie en vers

La Belle Egyptienne

Monsieur de Sallebray· créée en 1641, imprimée en 1640· 5 actes· 1 853 vers· 12 personnages

Représenté pour la première fois en 1641 à l'Hôtel de Bourgogne.

Personnages

  • DON JEAN DE CARCAME, dit ANDRES, amoureux de Précieuse
  • PRÉCIEUSE, belle Égyptienne
  • LA VIEILLE, tante prétendue de Précieuse
  • LE POÈTE, amoureus de Précieuse
  • LE CAPITAINE DES ÉGYPTIENS
  • LA TROUPE DES ÉGYPTIENS
  • FERDINAND, sénéchal de Tolède
  • ISABELLE, femme du Sénéchal
  • HIPOLITE, amoureux d'Andrès
  • LE PRÉVÔT
  • LES ARCHERS
  • UN VALET

ACTE I

SCÈNE PREMIÈRE. Précieuse, Le Vieille sortant de leur tente.

LA VIEILLE

Déjà dans ce penser un démon te l'inspire, Mais il faut qu'on m'embrasse avant que de le dire.

Penser : nom masculin au XVIIème pour « pensée ».

LA VIEILLE

Là, le jour du ballet (jour des plus fortunés) Où tu menais danser des Mores enchaînés...

More : Maure, Homme noir, ou femme noire, nés dans une région d'Afrique nommée Mauritanie. [F]

LA VIEILLE

Justement.

SCÈNE II. Le Ppoète, La Vieille, Précieuse.

SCÈNE III. Précieuse, Le Poète.

LE POÈTE

Non : Il est trop peu de gens qui méritent ce nom, Avec ardeur pourtant j'aime la poésie, Et j'en puis sans secours, passer ma fantaisie. Si j'ai besoin d'une ode, ou de quelque sonnet, Une heure en fait l'office au lit, au cabinet, Mais pour faire des vers je ne suis pas poète, Dieu me garde de l'être, ou que je le souhaite.

Cabinet : Le lieu le plus retiré dans le plus bel appartement des Palais, des grandes maisons. Signifie aussi une pièce d'appartement, où l'on étudie, où l'on se séquestre du reste du monde, et où l'on serre ce qu'on a de plus précieux. [F]

LE POÈTE

C'est sans doute un venin de ces âmes vulgaires Qui n'ont aucune part à nos sacrés mystères, D'un tas de jeunes gens qui n'ont pas mérité De sentir ce rayon de la divinité, De ces petits esprits qui se donnent la gêne Pour trouver dans leur tête un mot qui rime à chaîne, Qui n'ont su pénétrer dans ces saintes forêts, Où le Dieu du savoir découvre ses secrets, Et que les doctes soeurs ont jugé trop indignes D'honorer comme nous de leurs faveurs insignes, Ignorants, babillards, censeurs, ambitieux, Enragés de nous voir si bien avec les Dieux : Oui, ce sont ces messieurs, qui d'une humeur profane Approuvent dans leur coeur ce que leur voix condamne : Car enfin ce bel Art, l'amour des beaux esprits, Dont les honnêtes gens se sentent tous épris, Cette chaste beauté qu'on nomme poésie, Ne vient point, comme on croit, de notre frénésie, Elle est fille du Ciel, son aimable entretien Fait révérer partout quiconque en use bien. Les rois avec plaisir goûtent sa compagnie, Sa douceur est charmante, et sa grâce infinie, C'est le Trône animé des plus nobles vertus, Le beau champ où l'on voit les vices abattus, Le guide qui conduit les Héros à la gloire, La triomphante voix qui chante leur victoire, Le marbre où sont gravés leurs noms dignes des Cieux, Le temple de l'honneur, le langage des Dieux, La Reine des destins, la source de la vie, Le trésor des beaux faix, et le fléau de l'envie : Voilà de ce Soleil quelques simples crayons, Vous tracerai-je encore quelqu'un de ses rayons ? C'est une pièce rare, où cent beautés paressent, Qu'il ne faut exposer qu'à ceux qui s'y connaissent, Non pas à la façon de quelques importuns, Qui, les offrant à tous, rendent ces bien communs.

Doctes soeurs : les muses.

Babillard : Qui parle continuellement ; et qui ne dit que des choses de néant. Si dit aussi d'un indiscret qui ne saurait tenir sa langue. [F]

SCENE IV. La Vieille, Précieuse.

LA VIEILLE

Précieuse.

PRÉCIEUSE

C'est fait.

PRÉCIEUSE

Nous bravons sans cela les beautés les plus rares.

En se retirant, elle laisse choir sans dessein le papier que le poète lui a donné.

SCÈNE V.

DON JEAN DE CARCAME, seul

Hé bien, es-tu content puissant Maître des Dieux, Connaissant le sujet qui m'amène en ces lieux ? Ai-je enfin satisfait à ta juste colère ? Et puis-je désormais espérer de te plaire ? Je le confesse amour, j'ai bravé ton pouvoir, Tes effets jusqu'ici n'avaient pu m'émouvoir, J'ai devant tes sujets ta gloire méprisée, J'ai fait de ton carquois un objet de risée, J'ai renversé ton trône, abattu tes autels, Je t'ai même tiré du rang des immortels, Et ne t'avais placé que dans la fantaisie De ceux qui sont atteints d'un peu de frénésie : Mais puisque je pêchais par une aveugle erreur, Tu devais modérer l'excès de ta fureur, Et pour rendre pareil le châtiment au crime. N'ajouter point la honte à ce joug qui m'opprime. S'il me fallait servir ces illustres beautés, Ou la naissance est jointe aux rares qualités, Bien loin d'en murmurer je bénirais mes chaînes, Et ferais mon bonheur des tourments et des gênes, Car enfin il est vrai qu'il n'est rien de plus doux Que de se voir l'objet de leurs aimables coups, Que notre âme est heureuse alors qu'elle en soupire ! Et que cet esclavage est plus beau qu'un empire ! Mais qu'une Égyptienne ait rangé sous sa loi Ce coeur ambitieux, ce coeur digne d'un Roi, Ô mortelle infamie ! Ô honte irréparable ! Par là tu prouves mieux ton pouvoir redoutable Que si tu dépliais tes plus puissants ressors, Et tu parais plus fort par ces fables efforts, Il est, il est d'un Dieu, de prendre d'une offense Par un moyen si bas, une haute vengeance. Si bas, ha crime encore plus noir que le premier ! Peux-tu m'avoir ouï, Ciel, sans me foudroyer ? Profane qu'ai-je dit ? Pardonne-moi bel Ange, Tu ne brilles pas moins pour être dans la fange, La terre a ses trésors, la nuit a son Soleil, L'éclat du diamant est par tout sans pareil, La rose est toujours rose au milieu des épines, Enfin, tout sert de lustre à tes beautés divines.

Il tire une bourse de sa poche.

Précieux instrument des nobles passions, Brillant fourrier d'amour de toutes nations, Favorable enchanteur dont la force des charmes Peut des plus chastes mains faire tomber des armes, Âme de l'Univers qui fais tout, qui peux tout, Par qui de toute chose on peut venir à bout, Métal incorruptible, et qui peux tout corrompre, Puisqu'il n'est rien si fort que tu ne puisse rompre, Qu'un Dieu même implora ton pouvoir souverain, Et n'entra que par toi dedans la tour d'airain, Tu peux bien faire moins, seconde ma licence, Et fais-moi triompher d'une jeune innocence. La voici, Dieux ! Je tremble à son divin aspect, Et je sens ce désir qui se change en respect.

Fange : Boue de campagne qu'on trouve dans les terres grasses, et lieux humides, et marécageux : bourbe. [F]

SCÈNE VI. La Vieille, Précieuse, Don Jean de Carcame.

LA VIEILLE, voyant Précieuse qui cherche quelque chose

Qu'est-ce donc ?

PRÉCIEUSE

Ce n'est rien.

LA VIEILLE

Rien !

PRÉCIEUSE

Non rien.

DON JEAN, à part

Ha que cet astre brille !

PRÉCIEUSE, ayant aperçu son papier

Le voilà.

LA VIEILLE

C'est lui-même.

PRÉCIEUSE

Oui.

PRÉCIEUSE

Qui ?

LA VIEILLE

Ce Seigneur.

LA VIEILLE

Bon cela.

DON JEAN

Oui.

PRÉCIEUSE

Quoi ?

LA VIEILLE

Faites.

DON JEAN, lui présentant la bourse

En m'attendant garde toujours ceci.

PRÉCIEUSE

Non pas.

LA VIEILLE

Elle se moque.

SCÈNE VII. La Vieille, Précieuse.

ACTE II

SCÈNE PREMIÈRE.

SCENE II. Le Capitaine et la Troupe d'Égyptiens, Don Jean, Le Vieille, Précieuse.

LA VIEILLE

Le voilà.

LE CAPITAINE

C'est assez.

DON JEAN, bas

Le glorieux motif !

LE CAPITAINE

Nous cherchons les combats dont la bourse est le prix, Où la gloire consiste à n'être point surpris, Où la subtilité l'emporte sur la force. Là, l'espoir du butin nous est bien quelque amorce, Le gain donne un plaisir, mais il s'en faut beaucoup Qu'il égale celui d'avoir fait un beau coup, Éprouve cette joie, et quoi que tu hasardes, Songe qu'il faut duper qui se tient sur ses gardes, Endormir de discours ceux que nous réveillons, Et paraître en repos lorsque nous travaillons, Comme il faut plus d'esprit, notre âme est plus ravie Quand un heureux effet succède à son envie. Être prompt, avisé, hardi, subtil, adroit, Tirer sans qu'on le sente une bague du doigt, Dénouer un collier, fouiller dans une poche, Prendre quoi que ce soit à qui que l'on approche, Affiner le plus fin, et le moins empêché, Escamoter partout, dans le Temple, au marché, Relever ce qui tombe, et serrer ce qui traîne, Tout nous duit, tout nous plaît, tout est bon, quoi qu'on prenne Des gants, une chemise, un mouchoir, un chapeau, Une poule, un coq d'Inde, un mouton, une peau, Tandis qu'un frère chasse, entretenir le maître, Lui déguiser son bien jusqu'à le méconnaître, Faire la guerre à l'oeil, que rien ne soit perdu, Bref, le livrer jamais ce que l'on a vendu, C'est à quoi notre esprit applique son étude, Secondé de nos mains et de leur promptitude.

Duire : Dresser, accoutumer à quelque chose. Signifie aussi, être propre à quelqu'un, l'accommoder, lui convenir. [F]

LE CAPITAINE

Puissant Dieu des matois, et des subtilités, Mercure inspire lui tes bonnes qualités, Afin qu'aux yeux de tous il vole en assurance, Et trompe des Argus l'exacte vigilance. Suivez-moi Compagnons, tous en ordre rangés, Ces ducats au retour vous seront partagés.

Argus : personnage de la mythologie gréco-romaine, c'était un géant qui avait cent yeux dont cinquante ouverts pendant que cinquante étaient fermé et dormaient.

SCÈNE III. Andres, Précieuse.

ANDRES

Enfin j'ai le bonheur où mon amour aspire, Mon sort est dans tes mains, je vis sous ton empire, Me voilà ton sujet, et j'ai reçu tes lois, C'est trop pour égaler la fortune des Rois. Ce n'est point le pouvoir que ce titre leur donne Qui m'attache avec joie auprès de ta personne, Ce n'est point un espoir de leurs vaines grandeurs Qui contente mes sens et nourrit mes ardeurs, Ce n'est point ce hasard contre qui l'on déclame, Qui fait voir dans tes fers et mon corps et mon âme, C'est ce charme adorable, invisible et puissant Que forment tes attraits, et ton coeur innocent, C'est cet esprit divin dont ce beau corps s'anime, Qui s'est acquis partout une si haute estime, C'est ce je ne sais quoi qui brille dans tes yeux Capable d'enchanter et les Rois et les Dieux. Ainsi puisque l'Amour et ta seule puissance Me rangent aujourd'hui sous ton obéissance, Espère que ces noms et d'esclave et d'amant Ne me feront traiter que favorablement, Me le jure tu pas par la céleste flamme Que ces deux Astres bruns lancent jusqu'en mon âme ? Par la réflexion de ce feu glorieux Que l'un et l'autre joue emprunte de tes yeux, Par ce vivant corail qui fait tant de miracles, Et qui rend tous les jours mille divins oracles. Me le jure tu pas par ce berceau d'Amour, Où, comme dans tes yeux, ce Dieu fait son séjour ? Par ces monts animés dont le beau privilège Peut enflammer les coeurs à l'aspect de leur neige, Et par ce noble tout, ouvrage précieux Que formèrent l'Amour, la Nature et les Dieux : Mais à te voir si triste en mon bonheur insigne, Il semble que déjà tu m'en juges indigne.

ANDRES

Il a aperçu dans son sein le papier du poète.

D'où te vient ce papier ? Que son destin est doux !

PRÉCIEUSE

Si c'est une douceur que de faire un jaloux, Ce poulet en ce lieu vous donne de l'ombrage, Avouez.

Poulet : signifie aussi un petit billet amoureux qu'on envoie aux Dames galantes, ainsi nommé, parce qu'en le pliant on y faisait deux pointes qui representaient les ailes d'un poulet. [F]

ANDRES

Nullement.

PRÉCIEUSE

Tout de bon ?

ANDRES, à part, ayant lu

Mon coeur ne crains plus rien.

PRÉCIEUSE

De qui ?

ACTE III

SCÈNE PREMIÈRE. Le Poète, Les Égyptiens.

L'ÉGYPTIEN, à son camarade

Sans doute nos mâtins font quelque bon repas, Ils cessent d'aboyer, suis-moi, doublons le pas.

Mâtin : Gros chien servant ordinairement à garder une cour, à suivre les chevaux, etc. Terme d'injure populaire. Mâtin, mâtine, celui, celle qu'on assimile à un mâtin, à un chien.

LE POÈTE

Je me meurs.

LE POÈTE

Moi-même.

SCÈNE II. Andres, La Vieille, Précieuse, Les Égyptiens, Le Poète.

LA VIEILLE, à Andres

Mon fils, où courez-vous ?

SCÈNE III. Le Poète, Le Vieille, Andres, Les Égyptiens.

LA VIEILLE, aux Égyptiens

Entrez-là, c'en est fait, son sang est arrêté. Ô discours salutaire en cette extrémité.

Les Égyptiens portent le poète dans une tente.

SCÈNE IV. La Vieille, Andres, Précieuse.

ANDRES, à Précieuse

Quoi déjà de retour ?

LA VIEILLE

Elle fuit les Égyptiens.

Vite, ma fille apporte.

SCÈNE V. Précieuse, Andres.

SCÈNE VI. La Vieille, Andres, Précieuse.

SCÈNE VII. Précieuse, Andres.

PRÉCIEUSE

Les lauriers d'Apollon sont changés en cyprès.

Cyprès : symbole de la mort.

ANDRES

Assis entre les Dieux, et parmi l'ambroisie, Qui pourrait à présent troubler ma fantaisie ?

Ambroisie : Viande exquise dont les Anciens feignaient que leurs Dieux se nourrissaient. [F]

SCÈNE VIII.

ANDRES, seul

Loin de ces beaux charmeurs qui corrompent les sens, Donnons un libre cours à nos désirs pressants, Amour, foi, complaisance, incomparable idée, Dont par enchantement mon âme est possédée, Retirez-vous comme eux, et me laissez ici Examiner à part l'objet de mon souci, Votre ligue est trop forte, et cette conférence Demande une sévère et juste indifférence, Mon coeur à votre aspect n'agit point librement, Bref vous êtes suspects à notre jugement. Ce rival odieux plus conforme à sa guise, Connaît, voit, parle, écrit, vient de nuit, se déguise, Et je ne croirais pas qu'un favorable aveu Au mépris de ma flamme entretienne son feu ; Ha, que ta trahison visiblement éclate ! Inconstante beauté, lâche coeur, âme ingrate, Dont l'adresse perfide a caché sous des fleurs Le dangereux aspic qui cause mes douleurs. Ne suis-je descendu du plus haut rang de gloire Dans ce honteux état qui ternit ma mémoire ? Ne t'avais-je promis d'élever ton bonheur Au faîte des plaisirs, des biens et de l'honneur ? Enfin n'ai-je engagé mes plus belles années À suivre avec toi d'infâmes destinées, Que pour voir préférer à mon chaste dessein Celui d'un suborneur qui règne dans ton sein ? Achève d'ériger ton indigne trophée, Sur le reste mourant de ma flamme étouffée, Comble-le de faveurs en me comblant d'ennuis, Tout m'est indifférent en l'état où je suis, Ton lâche mouvement vient d'arrêter ma course, Et je vais remonter à mon illustre source. Mais pourrai-je accomplir le projet que je fais ? Non, j'aime trop mes fers pour en sortir jamais : Impuissants ennemis du Dieu qui me maîtrise, Savez-vous quelle chaîne arrête ma franchise ? Savez-vous le pouvoir de ces noirs assassins , Qui me percent le coeur, et rompent vos desseins ? Si les trais et les feux vous marquent leur puissance, Que ne me rangez-vous sous leur obéissance, Et si de ces brillants vous ignorez le prix, Pourquoi me conseiller un injuste mépris ? Devez-vous pas avoir beaucoup de retenue À dire votre avis d'une chose inconnue ? Conseillers indiscrets, ou laissez-moi périr, Ou par d'autres moyens venez me secourir. Quoi donc je fais régner mon amour déréglée ? Quelle ombre, ou quel grand jour à mon âme aveuglée ? On s'offre à me tirer d'une infâme prison, Et ce zèle obligeant me paraît trahison, À quel point m'a réduit ma fière destinée ? Dans cet aveuglement mon âme est obstinée, À me faire du mal je suis ingénieux, Et qui me veut aider me semble injurieux, De qui dois-je espérer un effet secourable, Puisque ma volonté ne m'est pas favorable ? Mais pour mieux profiter de ce raisonnement, Tirons de ce rival un éclaircissement, Arrachons son aveu par force ou par adresse, Et perdons puis après le traître et la traîtresse.

SCÈNE IX. Andres, Le Poète couché dans la tente.

ANDRES, ayant relevé un côté de la tente

Camarade, dors-tu ?

LE POÈTE

Hélas !

LE POÈTE

Plût au Ciel.

LE POÈTE

Rien moins.

LE POÈTE

Si peu.

LE POÈTE

Va, je reconnaîtrai tant de soins obligeants.

La tente se referme.

ACTE IV

SCÈNE PREMIÈRE. Andres, Précieuse.

SCÈNE II. Andres, Précieuse, Hipolite.

ANDRES, ayant aperçu Hipolite

Ha ! Le fâcheux objet.

SCÈNE III. Andres, Hipolite.

SCENE IV. Andres, Précieuse.

SCÈNE V. Hipolite, Le Prévôt, Ses Archers.

SCÈNE VI.

SCÈNE VII. Andres, Précieuse, La Vieille, Le Capitaine et la troupe d'Égyptiens.

SCÈNE VIII. Le Prévôt, Ses Archers, Hipolite, Le Capitaine et la troupe d'Égyptiens, Andres, Précieuse, La Vieille.

ANDRES

Moi !

HIPOLITE, voyant l'Égyptien qui revient avec la malle

Apporte ici, mets là, vous verrez si j'ai tort D'accuser ce voleur.

HIPOLITE

Ton larcin.

UN ARCHER lui donnant un soufflet

Tu discoures encore.

ANDRES, le tuant de son épée, qu'il lui tire de son côté

Un soufflet, effronté, Ton sang me vengera de ta témérité.

LE PREVÔT

Empêchez.

ACTE V

SCÈNE PREMIÈRE. Ferdinand, Isabelle.

FERDINAND

Madame, il est certain qu'un foudre rougissant Devrait exterminer cet hydre renaissant, Encore que tels voleurs, quoi qu'il nous puissent prendre, Par un droit ancien soient quittes pour le rendre : Mais le meurtre jamais ne se doit pardonner, Et l'homicide ouï je le vais condamner.

Hydre de Lerne : serpent monstrueux né de Typhon et d'Echidna, séjournait dans les eaux du lac de L'Herne en Argolide. Il avait sept tête, et chacune repoussait à mesure qu'on la coupait, à moins qu'on ne brûlât immédiatement la plaie. Hercule en livrera la terre, c'est un de ses douze travaux. [B].

SCÈNE II. Précieuse, La Vieille, Isabelle, Ferdinand.

SCÈNE III. Isabelle, Précieuse, La Vieille.

LA VIEILLE, à part

Voilà son même nom.

PRÉCIEUSE

Madame.

ISABELLE

Ô Dieux !

SCÈNE IV. Ferdinand, Isabelle, Précieuse, La Vieille, Un Valet muet.

SCÈNE V. Ferdinand, Isabelle, Andres, Précieuse, La Vieille.

PRÉCIEUSE

Mon espoir.

PRÉCIEUSE

Ma vie.

SCÈNE DERNIÈRE. Ferdinand, Isabelle, Andres, Précieuse, La Vieille, Le Prévôt, Le Capitaine, et la troupe d'Égyptiens.

1 853 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica