Opéra comique en vers et en prose
La Veuve Indécise
Représenté pour la première fois sur le théâtre de l'Opéra Comique, le 24 Septembre 1759.
Personnages
- ALISON, Veuve
- SUSON, sa Cousine
- MATHURIN, amoureux d'Alison
- COLIN, amoureux d'Alison
ACTE UNIQUE
SCÈNE PREMIÈRE.
ALISON
ARIETTE.
D'un triste veuvage Je voudrais sortir : On peut, à mon âge, Recevoir l'hommage Qu'offre le plaisir. Colin en partage Prétend m'obtenir ; Mathurin fait rage, Et veut mettre ombrage À son désir D'un dur esclavage L'Amour dédommage. Qui des deux choisir ? Mais je présage Que le repentir Pourrait venir.Allons à ce sujet consulter ma cousine, et profitons de ses conseils.
Elle sort.
SCÈNE II. Mathurin, Colin.
MATHURIN
Oui, te dis je ; son penchant pour moi la détermine.
COLIN
Oh ! Je suis sûr que c'est moi qu'elle va couronner.
DUO.
MATHURIN
N'y prétends pas. De ma richesse Elle fait cas N'y prétends pas. De ma richesse Elle fait cas. Tiens, crois-moi, cesse Ces vains débats ; N'y prétends pas.COLIN
N'y prétends pas ; Car ma tendresse Vaut tes ducats. N'y prétends pas ; Car ma tendresse Vaut tes ducats. Je veux sans cesse Suivre ses pas ; N'y prétends pas.Ducat : Monnaie d'or et d'argent qui est battue dans les terres d'un duc, et qui vaut environ un écu en argent, et deux étant d'or. [F]
MATHURIN
Mais quel droit as-tu pour y prétendre ?
COLIN
Eh ! Quel droit as-tu, toi, de me la contester ?
MATHURIN
Moi ? J'étais l'ami du défunt ; elle m'aimait aussi dès ce temps-là : ainsi j'ai pour moi l'ancienneté.
COLIN
Oh ! Moi, c'est depuis son veuvage qu'elle m'aime ; ainsi j'ai pour moi la nouveauté.
MATHURIN
Arrange-toi comme tu voudras, mais je n'en démordrai pas.
COLIN
Ni moi non plus.
MATHURIN
Eh ! Mais ! Tu veux donc te faire frotter ?
COLIN
Par qui ?
MATHURIN
Par moi.
DUO.
SCÈNE III. Alison, Suson, Mathurin, Colin.
SUSON, accourant
Pourquoi donc tout ce bruit ?
ALISON
Pourquoi donc tout ce vacarme ?
MATHURIN
C'est lui qui veut me disputer ton coeur.
COLIN
C'est lui qui prétend l'emporter sur moi.
ALISON
Mais vraiment cela me fait honneur.
MATHURIN
C'est votre faute aussi.
ALISON
Pourquoi donc ?
COLIN
Sans doute, depuis six mois que vous nous bercez d'espérance.
SUSON
Ils ont raison ; pourquoi ne pas se déterminer ?
ALISON
Cela t'est bien aisé à dire ; mais je considère bien des choses.
SUSON
Quoi ?
ALISON
Ce n'est pas un marché d'un jour ; j'ai le bonheur d'être veuve : si j'étais sûre de l'être une seconde fois, je n'y regarderais pas de si près.
SUSON
Tu plaisantes, mais il faut une fin.
MATHURIN
Sans doute il faut une fin.
COLIN
Eh ! Faut-il tant barguigner ? Dites-nous vos sentiments une bonne fois.
Barguigner : se dit figurément en choses spirituelles des irrésolutions d'esprit, quand un homme a du mal à se résoudre, à donner quelque parole, à conclure une affaire, à se défaire de quelque engagement. [F]
SUSON
Lequel des deux....MATHURIN et COLIN
Aimes tu mieux ?ALISON
Je vais choisir.ALISON
Mais !COLIN
Quoi !ALISON
Mais !MATHURIN
Quoi !SUSON
Décide-toi.ALISON
Oh ! Non, ma foi.MATHURIN et COLIN
Décide-toi.ALISON
Oh ! non, ma foi.MATHURIN
Il n'y a qu'un mot qui serve. Voyons.
COLIN
Que de façons ! Parlez.
ALISON
Oh ! Plus vous me pressez, moins je pourrai me décider. Donnez-moi du moins le temps de réfléchir.
À Mathurin.
ARIETTE.
Votre caractère Est vif et sincère Votre amour constant Mérite assurément Que l'on vous préfère À tout autre Amant.MATHURIN
Quel aveu charmant !ALISON, à Colin
Ta flamme m'est chère ; Chut ! C'est un mystère : Ton amour constant Mérite assurément, Que l'on te préfère À tout autre amant.MATHURIN
Ô Dieux ! Quel tourment !ALISON
Que pour me plaire Chacun persévère : Peut être un bon moment Finira le mystère. Un coeur qui diffère Agit prudemment.MATHURIN
Ingrate ! Sur un tel caprice je vais réfléchir à mon tour.
Il sort.
SCENE IV. Suson, Alison, Colin.
SUSON
Quoi ! Toujours balancer !
COLIN
Jarni, pourquoi faut-il que je sois amoureux ?
ALISON
Suson, conseille moi.
COLIN
Que voulez-vous qu'elle vous dise ? C'est votre coeur qui doit vous conseiller.
SUSON
C'est bien dit. Que ne prends-tu Colin !
ALISON
J'aurais bien aimé Mathurin, mais, non ; il me semble que tu as raison : Colin est mieux mon fait. Va je te prends.
COLIN
Que je suis satisfait ! Oh ! Tatigoi, vous ne vous repentirez pas de la préférence que vous me donnez.
ARIETTE.
Oui, c'est un parti sage : Alison sait choisir ; Car je puis en ménage Remplir tout son désir. Je suis homme à l'épreuve, Un vrai mari de veuve. Demandez au Canton Si je suis bon luron, Si je suis franc garçon ; On ne vous dira pas, non : Car je puis en ménage Remplir tout son désir. Déjà mon coeur nage Dans le plaisir Je suis homme à l'épreuve, Un vrai mari de veuve. Demandez au canton Si je suis bon luron, Si je suis franc garçon ; On ne vous dira pas, non ; Et tous à l'unisson Vous diront : Colin est bon, Bon, bon, bon, bon.ALISON
Suson, ai-je bien fait ?
SUSON
Oui, j'approuve ton choix ?
ALISON
Mathurin va faire le diable. Il est riche et puissant dans le village. Il peut nous nuire, et je crains...
COLIN
Ne craignez rien. Je vais l'observer.
Il sort.
SCÈNE V. Suson, Alison.
ALISON, rêvant
Oui, oui, je serais mieux...
SUSON
À quoi rêves tu ?
ALISON
C'est que...
SUSON
Eh ! Bien ?
ALISON
C'est que... Tiens, il faut te le dire, Colin ne m'aura pas.
SUSON
Bon ! Autre caprice ! Et tu viens de le lui promettre.
ALISON
C'est vrai ; mais j'ai eu tort.
SUSON
Que peux-tu lui reprocher. Il est jeune, il t'aime....
ALISON
Mais il n'a rien.
SUSON
ARIETTE.
Dans le Mariage À quoi sert le bien ? L'Epoux qui n'a rien Est beaucoup plus sage, Est bien moins volage. L'époux qui n'a rien Jamais ne partage. Un tendre langage, C'est de tout ménage Le plus doux lien. Toujours empressé. Jamais courroucé, Le mari demande ; La femme commande, Et voit les plaisirs Prévenir ses désirs.ALISON
Tu as beau dire, je crois pourtant que Mathurin ferait mieux mon affaire.
SUSON
Quel esprit indécis !
ALISON
Dis-lui que je veux lui parler.
SUSON
J'y cours de ce pas.
Elle sort.
SCÈNE VI.
ALISON seule
ARIETTE.
Il est convenable Qu'une femme raisonnable, Quand il s'agit d'un choix, Regarde à deux fois. Colin est aimable, Je m'en aperçois ; Mais Mathurin est agréable Hélas ! Pour chacun ! Mon coeur est sensible. Des deux que n'est-il possible De n'en faire qu'un ? Colin gémira ; Mais enfin n'importe : Mathurin l'emporte, Il m'épousera.SCENE VII. Mathurin, Alison.
MATHURIN
Suson vient de me dire que vous vouliez me parler.
ALISON
Oui, cela est vrai.
MATHURIN
Et est-il vrai encore ce qu'elle m'a dit ?
ALISON
Quoi ?
MATHURIN
Que vous aviez, enfin, rendu justice à mon amour.
ALISON
Oui, cela est vrai.
MATHURIN
Ah ! Si tu savais à quel point ma flamme...
ALISON
Elle est entre nous mutuelle.
MATHURIN
ARIETTE.
Chère Alison, Mon coeur gémissait. Palpitait Dans le doute : Mais le plaisir devient bien plus flatteur Par les peines qu'il coûte. Ah ! Combien ce soir, Je vais en avoir À te posséder toute ! Je t'embrasserai, Te dorloterai ; Je te conterai, Je t'endormirai, Je te bercerai, Te réveillerai, Puis je te dirai, Tout ce qui te flatte : Ton oeil guilleret, Dont le feu me plaît, Autant m'en dira : Tout pour moi sera.Récitatif obligé.
Je vais tout disposer pour notre Mariage.ALISON
Ne tarde pas.ALISON
Volontiers.SCÈNE VIII. Suson, Alison.
SUSON
Eh ! Bien, cousine, es-tu contente ?
ALISON
Oui.
SUSON
Ton choix est donc fait ?
ALISON
Oui.
SUSON
Quel effort ! Et c'est sans retour ?
ALISON
Oui, oui, ne crains rien.
SUSON
Au bout du compte, tu as fort bien fait.
ARIETTE.
Eh ! pourquoi tant attendre, S'il faut passer par là ? Le soin de se défendre Ne sert pas de cela. C'est un meuble nécessaire Que d'avoir un époux. Au hasard pourvoyons-nous, Le choix n'avance guère. Volages et jaloux, Ils se ressemblent tous. Il nous faut au village Un mari jeune et dodu. À cela près, femme sage Prend le premier venu.Cousine, allons de la gaieté, pense à ton hymen.
ALISON
Je n'y pense que trop.
SUSON
Comment !
ALISON
Je ne sais... mais...
SUSON
Tu ne voudrais pas te dédire, peut-être ?
ALISON
Pourquoi non ?
SUSON
Mais, tu deviens donc folle ?
ALISON
Il y va de ma liberté.
SUSON
Tout comme il vous plaira. Je ne vous conçois plus.
ALISON
Qu'est-ce que cela te fait ? Tu peux t'engager, si tu veux.
SUSON
Mais enfin, pour qui penches-tu ?
ALISON
Je suis encore indécise. Mathurin m'aime, il est vrai. Il est riche, j'en conviens ; mais il est si délicat... Un mari comme celui-là ne durerait pas six mois.
SUSON
C'est donc pourquoi il faut s'en tenir à Colin.
ALISON
Mais je te l'ai dit, il n'a pas de bien.
SUSON
Si ces deux-là ne te conviennent pas, cherches en un troisième.
ALISON
Ne pense pas rire, chacun d'eux n'a que la moitié des qualités que je voudrais trouver dans un mari, et c'est ce qui cause mon embarras.
SUSON
Il faut te décider. J'attends que tu aies fait ton choix pour faire le mien, et je m'en ennuie à la fin.
ALISON
En ce cas, choisis toi-même qui tu voudras ; car je ne veux plus ni de l'un ni de l'autre.
Elle sort.
SCÈNE IX.
SCÈNE X. Suson, Mathurin, Colin.
MATHURIN, à Colin
Je te fais compliment.
COLIN, à Mathurin
Oh ! Je te félicite.
SUSON, à part
C'est bon ; chacun de son côté s'imagine avoir réussi.
MATHURIN
On se rend à tes voeux.
COLIN
Point du tout ; c'est à ton mérite.
MATHURIN, à part
Il pense l'épouser.
COLIN
Il croit l'emporter sur moi. Parbleu ! Je veux m'en divertir.
MATHURIN
Je ne puis m'empêcher de rire.
SUSON
Oui, oui, le chose est fort plaisante.
DUO.
MATHURIN
On la lui garde, Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ce minois là. L'épousera Tiens, tiens, regarde Vois-tu cela ? On t'en ratissera.Minois : Terme burlesque, qui signifie la mine, le visage de quelqu'un. [F]
COLIN
C'est lui qui l'aura. Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ce bijou-là L'emportera. Tiens, tiens, regarde Vois-tu cela ? On t'en ratissera.MATHURIN
Tiens, vois-tu : si Alison ne prononce pas en ma faveur, je perds cent écus.
COLIN
J'y consens.
SUSON
Hé bien ! Ils sont perdus.
MATHURIN
Pourquoi donc ?
SUSON
C'est qu'à vous deux ma cousine renonce.
DUO.
MATHURIN
Ah ! La diablesse ! Pauvre Colin ! Notre tendresse A même sort, Et la tigresse Nous met d'accord. Elle a tort.COLIN
Ah ! La tigresse ! Pauvre Mathurin ! Notre tendresse A même sort, Et la tigresse Nous met d'accord. Très tort.MATHURIN
Morgué, v'là qu'est fini, je n'y pense plus.
SUSON
Eh ! Bien, tiens, si tu veux.....
MATHURIN
Si je veux... Oh ! Si tu veux toi-même : je ne demande pas mieux ; accepte ma main.
SUSON
Ma cousine fait une sottise ; je me garderai bien de l'imiter.
COLIN
Vous avez raison.
À part.
Bon ! Mon rival me laisse le champ libre ; quand je serai tout seul, il faudra bien qu'Alison me choisisse.
Haut.
Mais la voici.
SCÈNE XI. Ssuson, Alison, Colin, Mathurin.
SUSON
Alison, viens donc vite.
ALISON
Pourquoi faut-il doubler le pas ?
SUSON
Mathurin.
ALISON
Mathurin.
COLIN
Épouse ta cousine.
ALISON
Bon ! Quel conte !
MATHURIN
Eh ! Non, non, ce n'est point un conte.
ALISON
Plaît-il ?
SUSON
C'est en honneur.
ALISON
Ô Dieux !
ARIETTE.
Quelle insolence ! Quelle impudence ! Ah ! Peut-on voir Un trait plus noir. Tous trois d'intelligence Tramer mon désespoir ! Au mois d'avance Il fallait savoir Que votre inconstance Romprait l'alliance Qu'on me faisait prévoir.SUSON
Dame, arrange-toi donc. Tu le veux, puis tu ne le veux plus. Après cela tu le regrettes ; on n'a jamais vu d'esprit comme le tien.
ALISON
Taisez-vous.
SUSON
La chose n'est pas faite ; si tu veux, je te céderai mes droits.
MATHURIN, à Suson
Mais qu'est-ce que vous faites donc, vous, à votre tour ?
COLIN
Pourquoi donc cela ? Vous êtes si bien ensemble ; et pargué, tenez vous y.
SUSON, bas à Mathurin
Ne crains rien ; c'est pour l'amener où nous voulons.
Haut à Alison.
Eh bien ! Le coeur t'en dit-il ?
COLIN
Fi donc, encore une fois.
SUSON
Moi, je prendrai Colin.
ALISON
Oui-dà.
ARIETTE.
Non pas, ma mie, Gardez vos noeuds ; Celui qui vous lie Flatte trop vos voeux : Je suis ravie Qu'un tel amoureux Enfin justifie L'excès de vos feux. Mais moi, je veux N'aimer de ma vie ; J'en jouirai mieux. Je suis ravie Qu'un tel amoureux Enfin justifie L'excès de vos feux.COLIN
Vous avez raison ; aussi bien quand vous le voudriez, je ne le voudrais plus.
ALISON
Toi ?
COLIN
Non, et je vais de ce pas trouver Claudine.
ALISON
Tu l'aimes donc ?
COLIN
Oh ! Que cela ne vous inquiète pas.
ALISON
Perfide.
COLIN
À la bonne heure ; mais j'ai pris mon parti.
ALISON
Écoute moi donc.
COLIN
Non.
ALISON
Colin ?
COLIN
Adieu.
ALISON
Viens donc, j'ai quelque chose à te dire.
COLIN
Qu'est-ce que c'est ?
ALISON, lui tendant le main
Touche-là, je te donne la préférence.
COLIN
Je crois bien, parce que je suis tout seul.
ALISON
Non, c'est parce que je t'aime.
COLIN
Est-il bien vrai ?
ALISON
Oui.
COLIN
Puis-je compter sur toi ?
ALISON
J'en fais serment.
MATHURIN, à Colin
Si tu lui donnes encore le temps de la réflexion, elle pourrait bine se dédire. Jarni ! Prends-là au mot.
Jarni : ou Jarnidieu. Sorte de jurement. Les paysans de la comédie disent jarnigoi, jarnigué, jarniguienne, jerniguienne. Corruption de je renie Dieu. [L]
COLIN
Tu as raison.
À Alison.
Eh bien ! C'est fait ; allons vite chez le notaire.
MATHURIN
Ne faisons qu'une seule noce pour nous quatre, et vive le joie.
VAUDEVILLE.
Ce Vaudeville est de M. NAU.
ENSEMBLE
Air : La raison propose.
Une fille à dix-huit ans A de la prudence, Sur le choix de ses amants Quand elle balance. Lorsqu'elle est sur le retour, Et qu'on lui parle d'amour, C'est une sottise Que d'être indécise. Pour l'hymen faut-il quitter Un amant sincère. Ce n'est pas sans hésiter Sur ce qu'on va faire. Mais si chez notre vainqueur Nous voyons quelque froideur, C'est une sottise Que d'être indécise. Si quelque riche barbon Près de nous soupire, Ne répondons oui ni non À ce qu'il désire. Mais si, par un bon contrat Il nous assure un état, C'est une sottise Que d'être indécise. Lorsqu'une Belle, en aimant, Cherche le mystère ; Qu'elle veut secrètement Voguer à Cythère, Entre nos petits collets Et tous ces fringants plumets, C'est une sottise Que d'être indécise.Barbon : vieillard qui est revenu de tous les plaisirs de la jeunesse, qui les condamne et qui les empêche autant qu'il peut. [F]
Petit collet : Le petit collet, la profession ecclésiastique. En mauvaise part, celui qui affectait de porter un petit collet et de se donner des manières dévotes. [L]
Plumet : Un jeune militaire. [L]
COLIN, à Alison
Balancez à m'épouser, J'y consens, ma chère, Si moudre, bluter, sasser Vous pouvez tout faire ; Mais puisque votre moulin Ne peut aller sans Colin, C'est une sottise Que d'être indécise.AU PARTERRE.
Voici le moment, Messieurs, D'une épreuve rude. Pour l'auteur et les acteurs Quelle incertitude ! Par un geste de la main Décidez notre destin. Frappez la reprise De la Veuve Indécise.Sasser : Passer le sas, par le tamis. Sasser de la farine, sasser du plâtre. [F]
Bluter : Séparer la farine d'avec le son en la passant par un bluteau. [F]
314 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0