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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Tragédie en vers· Tragédie en Cinq Actes

Adélaïde du Guesclin

Voltaire· créée en 1734, imprimée en 1766· 5 actes· 1 543 vers· 8 personnages

Représentée, pour la première fois, le 18 janvier 1734 au Théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain par la Comédie française, reprise le 9 septembre 1765.

Personnages

  • LE DUC DE VENDÔME
  • LE DUC DE NEMOURS
  • LE SIEUR DE COUCY
  • ADÉLAÏDE DU GUESCLIN
  • TAÏSE D'ANGLURE
  • DANGESTE, confident du duc de Nemours
  • Un Officier
  • Un Garde
PRÉFACE DE L'EDITEUR

L'AUTEUR m'ayant laissé le maître de cette Tragédie, j'ai cru ne pouvoir mieux faire que d'imprimer la Lettre qu'il écrivait à cette occasion à un de ses amis....

Quand vous m'apprîtes, Monsieur, qu'on jouait à Paris une Adélaïde du Guesclin avec quelque succès, j'étais très loin d'imaginer que ce fût la mienne ; et il importe fort peu au Public que ce soit la chienne ou celle d'un autre. Vous savez ce que j'entends par le Public ; ce n'est pas l'Univers, comme nous autres barbouilleurs de papier, l'avons dit quelquefois.

Le Public, en fait de Livres, est composé de quarante ou cinquante personnes, si le Livre est sérieux ; de quatre ou cinq cents, lorsqu'il est plaisant ; et d'environ onze ou douze cents, s'il s'agit d'une Pièce de Théâtre. Il y a toujours dans Paris plus de cinq cents mille âmes qui n'entendent jamais parler de tout cela.

Il y avait plus de trente ans que j'avais hasardé devant ce Public une Adélaïde du Guesclin, escortée d'un Duc de Vendôme, et d'un Duc de Nemours qui n'existèrent jamais dans l'Histoire. Le fonds de la pièce était tiré des Annales de Bretagne, et je l'avais ajustée comme j'avais pu au Théâtre sous des noms supposés. Elle fut sifflée dès le premier Acte.

Les sifflets redoublèrent au second, quand on vit arriver le Duc de Nemours blessé et le bras en écharpe. Ce fut bien pis, quand on entendit au cinquième le signal que le Duc de Vendôme avait ordonné ; et lorsqu'à la fin le Duc de Vendôme disait, est-ce content Couci ? Plusieurs bons Plaisants crièrent Coussi, Coussi.

Vous jugez bien que je ne m'obstinai pas contre cette belle réception. Je donnai quelques années après la même Tragédie sous le titre du Duc de Foix, mais je l'affaiblis beaucoup par respect pour le ridicule. Cette pièce devenue plus mauvaise, réussit assez, et j'oubliai entièrement celle qui valait mieux.

Il restait une copie de cette Adélaïde entre les mains d'un des acteurs de Paris. Il ressuscite, sans m'en rien dire, cette défunte Tragédie, et elle a été accueillie avec beaucoup d'applaudissements. Les endroits qui avaient été le plus sifflés, ont été ceux qui ont excité le plus de battements de mains.

Vous me demanderez auquel des deux jugements je me tiens : je vous répondrai ce que dit un avocat Vénitien aux Sérénissimes Sénateurs devant lesquels il plaidait ; Il mese passato, disait-il, le vôtre excellenze hanno judicato cosi, et questo mese nella medesima causa hanno judìcato tutto l' contrario et sempre ben. Vos Excellences, le mois passé, jugèrent de cette façon, et ce mois-ci dans la même cause ils ont jugé tout le contraire, et toujours à merveille.

M. Oghieres, riche Banquier à Paris, ayant été chargé de faire composer une marche pour un des Régiments de Charles XII, s'adressa au Musicien Mouret ; la marche fut exécutée chez le Banquier en présence de son amis tous grands connaisseurs. La musique fut trouvée détestable. Mouret remporta sa marche et l'inséra dans un Opéra qu'il fit jouer Le Banquier et ses amis allèrent à l'Opéra, la marche fut très applaudie. Eh ! voilà ce que nous voulions, disaient-ils à Mouret ; que ne nous donniez-vous une pièce de ce goût-là ? Messieurs, c'est la même.

On ne tarit point sur ces exemples : qui ne sait que la même chose est arrivée aux idées innées, à l'émétique, et à l'inoculation, tour à tour sifflés et bien reçus. Les opinions ont ainsi flotté dans les affaires sérieuses comme dans les Beaux-Arts et dans les Sciences :

Quod petiit spernit, repetit quod nuper omisit.

La vérité et le bon goût n'ont remis leur sceau que dans la main du temps. Cette réflexion doit retenir les Auteurs des Journaux dans les bornes d'une grande circonspection. Ceux qui rendent compte des Ouvrages, doivent rarement s'empresser de les juger. Ils ne savent pas si le Public à la longue jugera comme eux ; et puisqu'il n'a un sentiment décidé et irrévocable qu'au bout de quelques années, que penser de ceux qui jugent de tout fui une lecture précipitée ?

AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR

On osera rappeler ici ce que l'Auteur n'a pu dire ; c'est que le Temple du Goût, qui avait paru quelque temps avant Adélaïde, fut cause du peu de succès de cette tragédie.

Bien juger et bien composer, c'en était trop à la fois ; on ne le pardonna point à l'auteur. Aujourd'hui le Public plus instruit et plus équitable, a senti que cette pièce joignait aux beautés dont elle est remplie, l'avantage d'avoir exposé sur la scène un des plus sublimes cinquièmes actes qui aient encore paru, d'avoir fait entendre pour la première fois des noms chers aux Français, d'avoir peint en vers très beaux et très harmonieux, les sentiments du Patriotisme Monarchique, sentiments si puissants sur une Nation connue et distinguée dans tous les temps par sa fidélité et son amour pour ses Rois.

ACTE I

SCÈNE PREMIÈRE. Le sire de Coucy, Adélaïde.

COUCY

Il ne l'est pas pour moi. Je voudrais, il est vrai, lui porter mon hommage ; Tous mes voeux sont pour lui ; mais l'amitié m'engage. Mon bras est à Vendôme, et ne peut aujourd'hui Ni servir, ni traiter, ni changer, qu'avec lui. Le malheur de nos temps, nos discordes sinistres, Charles qui s'abandonne à d'indignes ministres, Dans ce cruel parti tout l'a précipité Je ne peux à mon choix fléchir sa volonté. J'ai souvent, de son coeur aigrissant les blessures, Révolté sa fierté par des vérités dures : Vous seule, à votre roi le pourriez rappeler, Madame, et c'est de quoi je cherche à vous parler. J'aspirai jusqu'à vous, avant qu'aux murs de Lille Vendôme trop heureux vous donnât cet asile ; Je crus que vous pouviez, approuvant mon dessein Accepter sans mépris mon hommage et ma main ; Que je pouvais unir, sans une aveugle audace, Les lauriers des Guesclin aux lauriers de ma race : La gloire le voulait, et peut-être l'amour, Plus puissant et plus doux, l'ordonnait à son tour ; Mais à de plus beaux noeuds je vous vois destinée. La guerre dans Cambrai vous avait amenée Parmi les flots d'un peuple à soi-même livré, Sans raison, sans justice, et de sang enivré. Un ramas de mutins, troupe indigne de vivre, Vous méconnut assez pour oser vous poursuivre ; Vendôme vint, parut, et son heureux secours Punit leur insolence, et sauva vos beaux jours. Quel Français, quel mortel, eût pu moins entreprendre ? Et qui n'aurait brigué l'honneur de vous défendre ? La guerre en d'autres lieux égarait ma valeur ; Vendôme vous sauva, Vendôme eut ce bonheur : La gloire en est à lui, qu'il en ait le salaire ; Il a par trop de droits mérité de vous plaire ; Il est prince, il est jeune, il est votre vengeur : Ses bienfaits et son nom, tout parle en sa faveur. La justice et l'amour vous pressent de vous rendre : Je n'ai rien fait pour vous, je n'ai rien à prétendre ; Je me tais... Mais sachez que, pour vous mériter, À tout autre qu'à lui j'irais vous disputer ; Je céderais à peine aux enfants des rois même : Mais Vendôme est mon chef, il vous adore, il m'aime ; Coucy, ni vertueux, ni superbe à demi, Aurait bravé le prince, et cède à son ami. Je fais plus ; de mes sens maîtrisant la faiblesse, J'ose de mon rival appuyer la tendresse, Vous montrer votre gloire, et ce que vous devez Au héros qui vous sert et par qui vous vivez. Je verrai d'un oeil sec et d'un coeur sans envie Cet hymen qui pouvait empoisonner ma vie. Je réunis pour vous mon service et mes voeux ; Ce bras qui fut à lui combattra pour tous deux ; Voilà mes sentiments. Si je me sacrifie, L'amitié me l'ordonne, et surtout la patrie. Songez que si l'hymen vous range sous sa loi, Si ce prince est à vous, il est à votre roi.

ADÉLAÏDE

Vos conseils généreux me pressent d'accepter Ce rang, dont un grand prince a daigné me flatter. Je n'oublierai jamais combien son choix m'honore ; J'en vois toute la gloire ; et quand je songe encore Qu'avant qu'il fût épris de cet ardent amour, Il daigna me sauver et l'honneur et le jour, Tout ennemi qu'il est de son roi légitime, Tout vengeur des Anglais, tout protecteur du crime, Accablée à ses yeux du poids de ses bienfaits, Je crains de l'affliger, seigneur, et je me tais. Mais, malgré son service et ma reconnaissance, Il faut par des refus répondre à sa constance : Sa passion m'afflige ; il est dur à mon coeur, Pour prix de tant de soins, de causer son malheur. À ce prince, à moi-même, épargnez cet outrage : Seigneur, vous pouvez tout sur ce jeune courage. Souvent on vous a vu, par vos conseils prudents, Modérer de son coeur les transports turbulents. Daignez débarrasser ma vie et ma fortune De ces noeuds trop brillants, dont l'éclat m'importune. De plus fières beautés, de plus dignes appas, Brigueront sa tendresse, où je ne prétends pas. D'ailleurs, quel appareil, quel temps, pour l'hyménée ! Des armes de mon roi Lille est environnée ; J'entends de tous cotés les clameurs des soldats, Et les sons de la guerre, et les cris du trépas. La terreur me consume ; et votre prince ignore Si Nemours... si son frère, hélas ! respire encore ! Ce frère qu'il aima... ce vertueux Nemours... On disait que la Parque avait tranché ses jours ; Que la France en aurait une douleur mortelle ! Seigneur, au sang des rois il fut toujours fidèle. S'il est vrai que sa mort... Excusez mes ennuis, Mon amour pour mes rois, et le trouble où je suis.

SCÈNE II. Adélaïde, Taïse.

ADÉLAÏDE

Le secret de Nemours dépendait-il de moi ? Nos feux, toujours brûlant dans l'ombre du silence, Trompaient de tous les yeux la triste vigilance. Séparés l'un de l'autre, et sans cesse présents, Nos coeurs de nos soupirs étaient seuls confidents ; Et Vendôme, surtout, ignorant ce mystère, Ne sait pas si mes yeux ont jamais vu son frère. Dans les murs de Paris... Mais, ô soins superflus ! Je te parle de lui, quand peut-être il n'est plus. Ô murs ou j'ai vécu de Vendôme ignorée ! Ô temps où, de Nemours en secret adorée, Nous touchions l'un et l'autre au fortuné moment Qui m'allait aux autels unir à mon amant ! La guerre a tout détruit. Fidèle au roi son maître, Mon amant me quitta, pour m'oublier peut-être ; Il partit, et mon coeur qui le suivait toujours, À vingt peuples armés redemanda Nemours. Je portai dans Cambrai ma douleur inutile ; Je voulus rendre au roi cette superbe ville ; Nemours à ce dessein devait servir d'appui ; L'amour me conduisait, je faisais tout pour lui. C'est lui qui, d'une fille animant le courage, D'un peuple factieux me fit braver la rage. Il exposa mes jours, pour lui seul réservés, Jours tristes, jours affreux, qu'un autre a conservés ! Ah ! qui m'éclaircira d'un destin que j'ignore ? Français, qu'avez-vous fait du héros que j'adore ? Ses lettres autrefois, chers gages de sa foi, Trouvaient mille chemins pour venir jusqu'à moi. Son silence me tue ; hélas ! il sait peut-être Cet amour qu'à mes yeux son frère a fait paraître. Tout ce que j'entrevois conspire à m'alarmer ; Et mon amant est mort, ou cesse de m'aimer ! Et pour comble de maux, je dois tout à son frère !

SCÈNE III. Le Duc de Vendôme, Adélaïde, Taïse.

ADÉLAÏDE

Lui ?

ADÉLAÏDE

Je dois...

SCÈNE IV. Vendôme, Adélaïde, Taïse, Coucy.

SCÈNE V. Adélaïde, Taïse.

ACTE II

SCÈNE I. Vendôme, Coucy.

SCÈNE II. Vendôme, Le Duc de Nemours, Coucy, Soldats, Suite.

NEMOURS, le regardant

M'as-tu pu méconnaître ?

VENDÔME, l'embrassant

Ah, Nemours ! ah, mon frère !

VENDÔME

Je le bénis.

SCÈNE III. Vendôme, Nemours, Adélaïde, Coucy.

NEMOURS, entre les bras de son écuyer

Adélaïde... ô ciel !... c'en est fait, je me meurs.

NEMOURS, à Vendôme

Laisse-moi.

SCÈNE IV. Adélaïde, Taïse.

SCÈNE V. Vendôme, Adélaïde, Taïse.

SCÈNE VI.

SCÈNE VII. Vendôme, Coucy.

VENDÔME

Je le veux.

COUCY

Ces titres glorieux Furent toujours pour moi l'honneur le plus insigne ; Et vous allez juger si mon âme en est digne. Sachez qu'Adélaïde avait touché mon coeur Avant que, de sa vie heureux libérateur, Vous eussiez par vos soins, par cet amour sincère, Surtout par vos bienfaits, tant de droits de lui plaire. Moi, plus soldat que tendre, et dédaignant toujours Ce grand art de séduire inventé dans les cours, Ce langage flatteur, et souvent si perfide, Peu fait pour mon esprit peut-être trop rigide, Je lui parlai d'hymen ; et ce noeud respecté, Resserré par l'estime et par l'égalité, Pouvait lui préparer des destins plus propices Qu'un rang plus élevé mais sur des précipices. Hier avec la nuit je vins dans vos remparts ; Tout votre coeur parut à mes premiers regards. De cet ardent amour la nouvelle semée, Par vos emportements me fut trop confirmée. Je vis de vos chagrins les funestes accès ; J'en approuvai la cause, et j'en blâmai l'excès. Aujourd'hui j'ai revu cet objet de vos larmes ; D'un oeil indifférent j'ai regardé ses charmes. Libre et juste auprès d'elle, à vous seul attaché, J'ai fait valoir les feux dont vous êtes touché ; J'ai de tous vos bienfaits rappelé la mémoire, L'éclat de votre rang, celui de votre gloire, Sans cacher vos défauts vantant votre vertu, Et pour vous contre moi j'ai fait ce que j'ai dû. Je m'immole à vous seul, et je me rends justice ; Et, si ce n'est assez d'un si grand sacrifice, S'il est quelque rival qui vous ose outrager, Tout mon sang est à vous, et je cours vous venger.

ACTE III

SCÈNE I. Nemours, Dangeste.

SCÈNE II. Adélaïde, Nemours.

SCÈNE III. Vendôme, Nemours, Adélaïde.

SCÈNE IV. Vendôme, Nemours, Adélaïde, Coucy, Dangeste, Un Officier, Soldats.

SCÈNE V. Nemours, Coucy.

ACTE IV

SCÈNE I. Nemours, Adélaïde, Dangeste.

SCÈNE II. Adélaïde, Nemours, Vendôme, Gardes.

VENDÔME

C'est assez.

ADÉLAÏDE

Je ne puis.

SCÈNE III. Vendôme, Adélaïde.

SCÈNE IV. Vendôme, Adélaïde, Coucy.

SCÈNE V. Vendôme, Coucy.

VENDÔME

Parle.

ACTE V

SCÈNE I. Vendôme, Un Officier, Gardes.

SCÈNE II.

VENDÔME, seul

Le sang, l'indigne sang qu'a demandé ma rage, Sera du moins pour moi le signal du carnage. Un bras vulgaire et sûr va punir mon rival ; Je vais être servi ; j'attends l'heureux signal. Nemours, tu vas périr, mon bonheur se prépare... Un frère assassiné ! Quel bonheur ! Ah, barbare ! S'il est doux d'accabler ses cruels ennemis, Si ton coeur est content, d'où vient que tu frémis ? Allons... Mais quelle voix gémissante et sévère Crie au fond de mon coeur : Arrête, il est ton frère ! Ah ! prince infortuné ! dans ta haine affermi, Songe à des droits plus saints ; Nemours fut ton ami ! Ô jours de notre enfance ! Ô tendresses passées ! Il fut le confident de toutes mes pensées. Avec quelle innocence et quels épanchements Nos coeurs se sont appris leurs premiers sentiments ! Que de fois, partageant mes naissantes alarmes, D'une main fraternelle essuya-t-il mes larmes ! Et c'est moi qui l'immole ! Et cette même main D'un frère que j'aimai déchirerait le sein ! Ô passion funeste ! Ô douleur qui m'égare ! Non, je n'étais point né pour devenir barbare. Je sens combien le crime est un fardeau cruel... Mais, que dis-je ? Nemours est le seul criminel. Je reconnais mon sang, mais c'est à sa furie ; Il m'enlève l'objet dont dépendait ma vie ; Il aime Adélaïde... Ah ! trop jaloux transport ! Il l'aime ; est-ce un forfait qui mérite la mort ? Hélas ! malgré le temps, et la guerre, et l'absence, Leur tranquille union croissait dans le silence ; Ils nourrissaient en paix leur innocente ardeur, Avant qu'un fol amour empoisonnât mon coeur. Mais lui-même il m'attaque, il brave ma colère, Il me trompe, il me hait ; n'importe, il est mon frère ! Il ne périra point. Nature, je me rends ; Je ne veux point marcher sur les pas des tyrans. Je n'ai point entendu le signal homicide, L'organe des forfaits, la voix du parricide ; Il en est encor temps.

SCÈNE III. Vendôme, L'Officier des gardes.

SCÈNE IV. Vendôme, Adélaïde.

ADÉLAÏDE, soutenue par Taïse, et presque évanouie

Il est mort !

SCENE V. Vendôme, Adélaïde, Coucy.

SCÈNE VI. Vendôme, Adélaïde, Nenours, Coucy.

ADÉLAÏDE

Nemours !

ADÉLAÏDE

Ah, ciel !

NEMOURS, s'avançant du fond du théâtre

J'ose encor te revoir, te plaindre, et t'embrasser.

1 543 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica